I - LA FRANCE

Louis XV (Jean Marais), Voltaire (Jacques de Féraudy) et la marquise de Pompadour (Micheline Presle) dans « Si Versailles m’était conté » de Sacha Guitry (1953).

5. LOUIS XV (1715 à 1774)

Né en 1710, fils de Louis de Bourgogne et de Marie-Adélaïde de Savoie, petit-petit-fils de Louis XIV. Reine : Marie Leszczynska de Pologne (1703-1768). Ministre : Etienne François duc de Choiseul (1719-1785). Guerre de Succession d’Autriche (1740-1748), victoire de Fontenoy. Guerre de Sept Ans contre l’Angleterre, guerre perdue aboutissant à la perte du Canada – cf. Amérique du Nord (3) – et des Indes (1756-1763). Surnommé le « Bien-Aimé » dans sa jeunesse, c’est un roi faible, écartelé entre l’alcôve et le confessionnal.
La MARQUISE DE POMPADOUR (Jeanne Antoinette Poisson, dame Le Normant d’Etoiles, 1721-1764), favorite et confidente du roi dès 1745. Après son éviction en tant que concubine, elle devient l’amie du roi et s’installe dans les grands appartement à Versailles, d’où elle dirige officieusement les affaires d’Etat de la France. Elle pousse la France à l’alliance avec l’ancien ennemi, l’Autriche, et à la guerre contre l’Angleterre pour le Canada ; elle meurt de tuberculose à Versailles. La COMTESSE DU BARRY (Jeanne Bécu, 1743-1793) vit du commerce de ses charmes. Louis XV songe à l’épouser après le décès de la reine, mais l’aristocratie et l’Eglise s’y opposent. Favorite du roi dès 1768, exilée par Louis XVI, elle finira guillotinée sous la Terreur la même année que son ennemie, Marie-Antoinette.
1908L’Honneur du corsaire (Reconstitution de la cour de Louis XV) (FR) de Victorin Jasset 
Société Française des Films Eclair, 210 m. – av. Charles Krauss.
1908Noël sous Louis XV [épisode de Noël à travers les âges] (FR)
Société générale des cinématographes Eclipse, 225 m.
1909Un amour de la Dubarry (FR) d’Albert Capellani 
Pathé Frères SAPF, 390 m. – av. Stacia Napierkowska (Mme Dubarry), Henry Krauss (marquis de Sélizac), Auguste Valmy (Louis XV).
1910La Miniature (FR) de Michel Carré 
SCAGL-Pathé Frères no. 3289, 205 m. – av. Harry Baur, Paul Morgan, Laura Lukas. – Intrigue amoureuse à Cythère.
1910Il barone Lagarde (Le Baron Lagarde) (IT) d’Eduardo Bencivenga 
Aquila, Torino, 297 m. – Un aristocrate est un chef de bandits.
1910Enrico V di Lusignac – Patria e onore (IT)
Unitas, Torino, 233 m.
1910Il sogno di Colombina (Le Rêve de Colombine – Scène sous le règne de Louis XV) (IT)
Cines, Roma, 233 m. – av. Amleto Novelli.
1911Le Fantôme du château (FR)
Pathé Frères no. 4049, 145 m.
1911Latude ou 35 ans de captivité (FR) de Gérard Bourgeois 
Pathé Frères-SAPF. – av. Rolla Norman (marquise de Pompadour), René Alexandre, Cécile Guyon, Jean Worms, Andrée Pascal.
Le sort de Jean-Henry Masers de Latude, le prisonnier de la Bastille qui attenta à la vie de la Pompadour.
1911Il cero della vita (IT) d’Arrigo Frusta 
Ambrosio, Torino, 141 m. – av. Giulietta De Riso, Annetta Ripamonti, Antonio Grisanti, Giuseppe De Riso.
1912L’Heure du berger (FR)
SCAGL-Pathé Frères, 240 m. – Amourette dans les bergeries du Petit Trianon.
1912Un Amour de la Du Barry / Madame Du Barry (FR) de Camille de Morlhon ;
Série d’Art Pathé Frères no. 5047, 390 m. – av. Stacia Napierkowska (Mme du Barry), Henry Krauss (marquis de Sélizac), Auguste Volny (Louis XV).
La Du Barry donne rendez-vous chez elle au marquis de Sélizac. Durant l’absence du marquis, sa femme se fait assassiner. Accusé, il est condamné. Lorsque la Du Barry obtient sa grâce, il est trop tard. La future Antinéa de « L’Atlantide » de Jacques Feyder (1920), la danseuse d’origine polonaise Stacia Napierkowska, encore svelte et séduisante, joue la favorite du « Bien-Aimé ».
1912Un mariage sous Louis XV. Comédie héroïque / Le Mariage du favori (FR) de Camille de Morlhon 
Série d’Art Pathé Frères no. 5158, 310 m. – av. Georges Tréville (comte de Taverny), Castillan (comte de Villeneuve), Andrée Marly (Odette de Taverny).
Le chevalier de Villeneuve s’éprend d’Odette de Taverny qui, travestie en homme, lui a sauvé la vie lors d’une chasse offerte par le roi (d’après la comédie d’Alexandre Dumas, 1841).
1912® Addotato dal Re ! (IT) de Romolo Bacchini. – av. Maria Righelli (Mme du Barry), Gennaro Righelli (Louis XV). – Le page de Mme Dubarry la suit dans la mort, cf. Révolution (7.1).
1914® The Seats of the Mighty (US) de T. Hayes Hunter. – av. Thomas Jefferson (Louis XV), Marjorie Bonner (Mme Du Barry), Grace Leigh (marquise de Pompadour), cf. Amérique du Nord (3).
1914Du Barry / La Dubarry (Madame du Barry) (US/IT) d’Eduardo Bencivenga, George Kleine (supervis.) 
Photodrama-Ambrosio, Milano, 6 bob. – av. Leslie Carter (Mme du Barry), Richard Thornton (Louis XV), Hamilton A. Revelle (M. de Cossé-Brissac), Campbell Golan (Jean du Barry), Louis Payne (le nonce), Armand Pouget (Denys), Miss Robinson (Marie-Antoinette).
D’après la pièce « Du Barry » de l’Américain David Belasco (1901), un plagiat d’une autre pièce, française celle-là, « La Du Barry » de Jean Richepin (1899). Le film reprend les mêmes acteurs qui avaient, treize ans auparavant, interprété le drame au théâtre Belasco : Leslie Carter et Hamilton Revelle. Tourné en Italie aux studios Kleine à Grugliasco et près de Turin. Resté inédit dans la Péninsule.
1917Du Barry / Madame Du Barry (US) de J. Gordon Edwards 
William Fox-Fox Film Corp., 7 bob. – av. Theda Bara (Mme du Barry), Charles Clary (Louis XV), Willard Louis (Guillaume du Barry), Fred Church (Cossé-Brissac), Herschel Mayall (Jean du Barry), Geneviève Blinn (duchesse de Grammont), Hector Sarno (Lebel), Dorothy Drake (Henriette), Rosita Marstini (Mère Savord).
Devenue favorite du roi par l’entremise de Jean du Barry, Mme du Barry s’éprend follement du jeune comte Cossé-Brissac, un officier de la garde royale. Jean du Barry tente de s’interposer à cette liaison périlleuse pour ses intérêts et se fait chasser de la cour. A la mort du roi, le couple vit des jours heureux, mais à la Révolution, ils finissent tous deux sur la guillotine.
Theda Bara, la première « vamp » de l’écran, dans un de ses nombreux rôles de femme fatale, sous la direction du grand-père de Blake Edwards, et portant des costumes extravagants de George Hopkins. Tournage à Fort Lee, New Jersey, d’après « Les Mémoires d’un médecin (Cagliostro) » d’Alexandre Dumas. Film perdu.
Emil Jannings et Pola Negri (« Madame Dubarry » d’Ernst Lubtisch, 1919).
Martine Carole et André Luguet (« Madame Du Barry » de Christian-Jaque, 1954).
1919**Madame Dubarry (DE) d’Ernst Lubitsch 
Projektions-AG Union, Berlin (PAGU), 2280 m./85 min. – av. Pola Negri (Jeanne Vaubernier, devenue Mme du Barry), Emil Jannings (Louis XV), Reinhold Schünzel (Etienne François duc de Choiseul), Harry Liedtke (Armand de Foix), Fred Immler (duc de Richelieu), Karl Platen (Guillaume du Barry), Eduard von Winterstein (Jean du Barry), Karl Platen (Guillaume du Barry), Paul Biensfeldt (Lebel), Magnus Stifter (Don Diego), Elsa Berna (comtesse de Grammont), Fred Immler (duc de Richelieu).
Jeanne, une petite livreuse de chapeaux liée à Armand, un étudiant, se fait courtiser par l’ambassadeur d’Espagne Don Diego. Jaloux, Armand tue son puissant rival et est jeté en prison. Criblé de dettes, le comte Du Barry prend Jeanne sous son aile et l’introduit à Versailles où le roi, séduit par ses œillades effrontées, son sourire un peu canaille, en fait sa maîtresse. Il ne sait rien lui refuser. La population de Paris, que le ministre Choiseul a excitée contre la jolie parvenue, est repoussée à coups de sabre. Après la mort pitoyable de Louis XV (défiguré par la petite vérole), le peuple qui crie famine détruit la Bastille et la Du Barry est traînée devant un tribunal révolutionnaire qui condamne la catin à mort. Armand, qui a survécu jadis grâce à l’intervention de Jeanne auprès du roi, est devenu un Jacobin. Il paie sa tentative de la libérer de sa vie, elle est guillotinée devant une foule en liesse.
Au lendemain de la guerre, dans un pays traversé par les soubresauts de la révolution bolchévique (l’insurrection spartakiste a été écrasée en janvier 1919, huit mois avant la sortie du film), cette superproduction historique financée par une filiale de la très réactionnaire Ufa fait d’Emil Jannings et Pola Negri les premières stars internationales du cinéma allemand. Mêlant avec maestria intimité du Kammerspiel et tableaux spectaculaires, lointainement influencés par les mises en scène scéniques de Max Reinhardt à Berlin, Lubitsch transcende le mélo par l’ironie et démasque les faiblesses humaines des oppresseurs comme des oppressés – pour les excuser aussitôt. Il tourne le dos aux fresques italiennes, trop marquées par la solennité de l’opéra. C’est l’Histoire par le petit bout de la lorgnette, la frivolité nonchalante, la vie des grands de ce monde vue par le trou de la serrure qui retient son attention, quitte à caramboler allégrement les événements historiques (le règne de Louis XVI passe à la trappe !). La peinture des aristocrates à la cour comme celle des révolutionnaires est sans indulgence : la concupiscence des emperruqués vaut bien l’écume aux lèvres de la plèbe. Le film reflète déjà la méfiance instinctive du cinéaste envers les grands chamboulements sociétaux, sa nostalgie épicurienne d’une époque sans phraséologie (« Ninotchka »), sa passion pour le beau sexe, sa haine des puritains et intégristes idéologiques. C’est l’individu, non la masse, qui fait l’Histoire. Ridicules ou non, tous ses personnages ont de l’épaisseur psychologique, et si le style lubitschien est glacial, ce qu’il montre à travers une narration virtuose suscite la compassion.
Dans une Allemagne ruinée, l’opulence ostentative de la mise en scène aurait pu choquer, susciter le rejet ; or, sensibles aux touches humaines, trop humaines de ses protagonistes, les spectateurs lui réservent au contraire un accueil triomphal, avec notamment plusieurs mois d’exclusivité à Berlin. « Madame Dubarry » marque aussi la percée du film allemand aux États-Unis (distribué sous le titre de « Passion »), où, par mesure de prudence, il est présenté comme une « production européenne », le sujet étant français, la star polonaise (Pola Negri). Le dernier plan où le bourreau jette la tête de la Du Barry dans la foule est censuré aux USA, mais pour Lubitsch, ce film lui ouvre les portes d’Hollywood. La Révolution française vue par Berlin déclenche en revanche un véritable tollé anti-allemand lors de la sortie parisienne, le public étant irrité par les nombreux films étrangers utilisant avec d’insupportables libertés l’histoire de France comme canevas. Tourné aux ateliers Union et sur les terrains Ufa à Berlin-Tempelhof, ainsi qu’au parc du château de Sanssouci à Potsdam (pour les scènes à Versailles).
1920® Die Tänzerin Barberina (DE) de Carl Boese. – av. Giorgo Di Giorgetti (Louis XV). – cf. Allemagne : Frédéric le Grand (8).
1921/22Die Geliebte des Königs [La Maîtresse du Roi] (DE) de Friedrich Zelnik 
Zelnik-Mara-Film GmbH, Berlin, 5 actes/2070 m. – av. Lya Mara (Suzette), Frida Richard (Mme de la Myrthe), Kurt Vespermann (Jeannot), Karl Huszar (Parvenu Bourleau), Erich Kaiser-Titz (Louis XV), Johannes Riemann (le comte Roger de Valenciennes), Albert Patry.
Pour la séduire, le Bien-Aimé a attiré Suzette, une fille d’aristocrates ruinés, à la cour, mais son protecteur, le comte de Valenciennes, veille.
1922® Marie Antoinette, das Leben einer Königin (Les Lys rouges) (DE) de Rudolf Meinert. – av. Ludwig Hartau (Louis XV), cf. Mandrin.
1922Die Tochter des Brigadiers (Mademoiselle de Belle-Isle) (AT) de Friedrich Porges 
F. Porges/Kino Film-Sun Film, Wien. 2160 m./6 actes. – av. Nora Gregor (Gabrielle de Belle-Isle), Max Devrient (Raoul d’Auvray, son fiancé), Grit Haid (Jeanne de Pléneuf, marquise de Prie), Hermann Romberg (Louis du Plessis, duc de Richelieu), Willy Schmidt, Werner Schott.
D’après la pièce « Mademoiselle de Belle-Isle » d’Alexandre Dumas (1839) et l’opéra de Paolo Maggi (1880). Versailles en 1726 : le duc de Richelieu a gagé avec des amis de jeux qu’il passerait la nuit avec Gabrielle de Belle-Isle, arrivée de province pour implorer son aide afin de libérer son père et ses frères enfermés à la Bastille depuis sept ans. La marquise de Prie, ancienne maîtresse du duc, se substitue de nuit à Gabrielle, tandis que cette dernière peut visiter ses proches qui sont ensuite libérés, et rassurer son fiancé.
1920-23® Fridericus Rex (DE) d’Arsen von Cserépy. – av. Leopold von Lederbur (Louis XV), Trude Hesterberg (marquise de Pompadour). – cf. Allemagne : Frédéric le Grand (8).
1923Vindicta / La Revenante (FR) de Louis Feuillade 
Films Gaumont, 6250 m. – av. Fernand Hermann (Bajart), Andrée Lionel (Blanche de Saint-Estelle), Biscot (le rétameur Césarin), Ginette Maddie (Blanche Césarin), Lucien Dalsace (marquis de Saint-Estelle), Hermann (intendant Bayard), Lise Jaux (Toinon), Michael Floresco (Moralès), Bernard Derigal (docteur Langlois), Charpentier (Rabouin).
En Provence et à Port-aux-Prince vers 1750, Moralès, un abominable imposteur, surprend le secret de Mlle de Saint-Estelle (un enfant naturel recueilli jadis par un brave rétameur) dont il espère capter la fortune après avoir fait disparaître sa mère. « Grand drame historique en cinq périodes » de 1200 mètres chacun tourné aux studios Gaumont à Nice et en extérieurs sur la Côte d’Azur. Un échec commercial. Episodes : 1. « La terre qui tremble » – 2. « L’intrus » – 3. « L’emmurée » – 4. « Le mariage de Blanche Césarin » – 5. « Soir nuptial ».
1923Δ Backbone (US) d’Edward Sloman ; Distinctive Pictures. – av. Edith Roberts, Alfred Lunt, Hugh Huntley (Louis XV), George MacQuarrie (le Grand Connétable de France).
1924Auf Befehl der Pompadour (Par ordre de la Pompadour) (DE) de Friedrich Zelnik 
Phoebus-Film AG Berlin, 2528 m. – av. Lya Mara (marquise de Pompadour / Lucienne Fernay), Georges Vaultier (Louis XV), Alfons Fryland (André de Rohan), Hans Albers (duc de Riverolles), Hermann Boettcher (M. Poisson père), Robert Leffler (M. de Tournehem), Karl Geppert (Charles d’Etioles), Paul Biensfeldt (Binet). – Avec un récit-cadre moderne.
1924On ne badine pas avec l’amour (FR) de Gaston Ravel, Louis Nalpas (dir. artistique) 
Production des Films de France. – av. Lysiane Bernhardt (Camille), Marquisette Bosky (Rosette), Jaque Christiany (Perdican de la Touraine), Paul Hubert (le baron), Véra Flory (Bridaine), Vetty (Blasius), Bérangère (Dame Pluche), Suzanne Talba (sœur Louise).
Transposition des marivaudages de la comédie d’Alfred de Musset du XIXe siècle romantique au XVIIIe galant, sous Louis XV, avec la petite-fille de Sarah Bernhardt, Lysiane.
1926*Mauprat (FR) de Jean Epstein 
Les Films Jean Epstein, 2000 m./91 min. – av. Sandra Milowanoff (Edmée de La Roche Mauprat), Maurice Schutz (Hubert et Tristan de Mauprat), Nino Costantini (Bernard de Mauprat), Renée Ferté (lieut. gén. Adhémar de La Marche), Line Doré (Mlle Leblanc), Alex Allin (Marcasse), Halma (Jean Le Torve de Mauprat), Bondireff (l’abbé Aubert), Luis Buñuel (un gendarme).
Dans le Berry vers 1750. Issus d’une famille de gentilhommes, Tristan de Mauprat et ses six frères dévoyés doivent leur fortune à l’audace des brigandages qu’ils organisent depuis un donjon en ruines, leur quartier général. Le plus jeune, Bernard de Mauprat tombe amoureux de sa cousine Edmée, fille du patriarche Hubert, que le clan dégénéré tente d’éliminer. Le couple profite de l’assaut des troupes d’Adhémar de La Marche qui incendient le repaire pour s’échapper.
D’après le roman (1837) et le drame (1853) de George Sand qu’Epstein, en souvenir de ses lectures d’adolescent, oubliant passagèrement ses recherches formelles et thématiques, traduit avec une désuétude pleine de charme. Tournage en extérieurs dans la vallée de la Creuse (Fresselines, Saint-Gaultier, Argenton, Rocher du Moine, Château Brun). L’assistant d’Epstein s’appelle Luis Buñuel. Cf. aussi téléfilm de 1972.
1927Madame Pompadour (GB) de Herbert Wilcox 
British National Pictures (John Maxwell), 7245 ft./70 min. – av. Dorothy Gish (marquise de Pompadour), Antonio Moreno (René Laval), Henri Bosc (Louis XV), Gibb McLaughlin (comte Maurepas), Nelson Keys (duc de Courcelette), Marsa Beauplan (Mme Poisson), Marie Ault (Belotte).
L’amour secret de la Pompadour pour René Laval, un peintre et son garde du corps, jusqu’à ce que Louis XV, tiraillé par la jalousie, s’en mèle. Un scénario d’Ewald André Dupont et Frances Marion pour la vedette américaine Dorothy Gish (la sœur de Lillian Gish) qui s’est établie en Grande-Bretagne, tourné aux British National Studios à Elstree, Hertfordshire.
1928Madame Du Barry (US) de Roy William Neill
Herbert T. Kalmus/Colorcraft Pictures Corp.-Technicolor Motion Picture Corp.-MGM, 1596 ft./2 bob./20 min. - av. Priscilla Dean (Mme Du Barry), Mahlon Hamilton (Louis XV), George Davis, Denis Auburn. Gordon Elliott, David Mir, Charles Thurston.
La vie de la Du Barry, court métrage muet en Technicolor bichrome, filmé aux studios Art-Tec à Hollywood (série "Great Events").
1930Du Barry, Woman of Passion (US) de Sam Taylor 
Joseph M. Schenck-Art Cinema Corp.-United Artists, 88 min. – av. Norma Talmadge (Mme du Barry), William Farnum (Louis XV), Conrad Nagel (duc de Brissac), Ullrich Haupt (Jean du Barry), Hobart Bosworth (Cosse de Brissac), Alison Skipworth (La Courdan), Edgar Norton (Renal).
Un échec public, un sujet filmé platement, mal joué et jugé ridicule (d’après la pièce de David Belasco, datant de 1901). Le premier rôle parlant et aussi le dernier de Norma Talmadge, desservie par un fort accent de Brooklyn.
1931Die Marquise von Pompadour (DE) de Willi Wolff 
Ellen Richter Filmprod.,-Deutsche Lichtspiel-Syndikat 103 min. – av. Anny Ahlers (marquise de Pompadour), Ida Wüst (Mme de l’Estrade), Kurt Gerron (Louis XV), Walter Jankuhn (Gaston de Méville), Hans Rameau (le Dauphin, futur Louis XVI), Ernö Verebes (Marcel de Clermont), Irene Ambrus (Madeleine Biron), Fritz Odemar (ministre Maurepas), Wilhelm Bendow (Mélange).
Drame musical (d’après les mélodies de Robert Stolz) tourné aux ateliers Efa à Berlin et en extérieurs à Versailles.
1931Un caprice de la Pompadour [version française du précédent] (DE/FR) de Willi Wolff et Joe Hamman 
Richter Filmprod., 93 min. – av. Marcelle Denya (marquise de Pompadour), Jean Rousselière (Marcel de Clermont), Gaston Dupray (Mélange), André Marnay (ministre Maurepas), René Marjolle (Louis XV), André Baugé (Gaston de Méville), Jacques Christiany (le Dauphin), Madyne Coquelet (Mme de l’Estrade).
1932La Folle Nuit (FR) de Robert Bibal et Léon Poirier (supervision et dir. de prod.) 
Films Léon Poirier, 84 min. – Marguerite Deval (Mme Maclovie), Suzanne Bianchetti (Clotilde), Colette Broïdo (Sylvérie), Guy Parzy (Antoine), Max Georges Lafon (M. de Fleurange).
Marivaudage sous Louis XV : un jeune homme se travestit en demoiselle d’honneur pour approcher une duchesse (d’apr. Felix Gandéra et Mouézy-Eon).
1932Hier et aujourd’hui (FR) de Léon Mathot 
Gaumont-Franco Film Aubert, 30 min. – av. Raymonde Bonnet (la marquise), Simone Rouvière (la soubrette), Louis Arnoult (le cousin), Claude Dauphin (Lafleur, le valet), Gatel (le marquis).
Marivaudage musical situé en Touraine, sous Louis XV (et au XXe siècle). A peine le vieux marquis s’est-il éclipsé en voyage que la jeune marquise se voit assiégée par son cousin amoureux ; quant au valet chargé de surveiller sa maîtresse, il est bien trop occupé à courir le guilledou avec la soubrette pour intervenir.
1933® Casanova (FR) de René Barberis. – av. Marcelle Denya (marquise de Pompadour). – cf. Italie : Venise (5.3).
Dolores Del Rio joue la favorite du roi en 1934 (« Madame Du Barry » de William Dieterle).
1934*Madame Du Barry (US) de William Dieterle 
Warner Bros., 77 min. – av. Dolores Del Rio (Mme du Barry), Reginald Owen (Louis XV), Osgood Perkins (duc de Richelieu), Verree Teasdale (duchesse de Grammont), Victor Jory, Anita Louise (Marie-Antoinette), Maynard Holmes (le Dauphin, futur Louis XVI), Henry O’Neill (Etienne François duc de Choiseul), Nella Walker (Mme de Noailles).
Historiquement absurde, mais plaisant et à goûter au deuxième degré (scénario du dramaturge socialiste Edward Chodorov). La vie de la courtisane présentée comme une valse de pantins, une mauvaise farce dans un ton proche de Mel Brooks : le générique se déroule sur un air de Mozart et l’héroïne fait son entrée, littéralement, par le bout du pied – de petits orteils frémissant de sensualité, seule partie de son anatomie dénudée qui surgit entre les rideaux d’un lit à baldaquin (les divers baise-pieds qui suivent renvoient à un fétichisme déjà bien présent dans la « Du Barry » de Lubitsch en 1919). Sa présentation à Versailles, elle le fait carrément en robe de nuit blanche. La maîtresse royale est une « glamour girl » intrigante et capricieuse, son Louis XV (pour lequel elle ne cache pas son dédain) un tyran rustaud et titubant.
Tandis que le peuple souffre de la faim, le couple cynique se promène en été en traîneau sur un parquet couvert de sucre fin, puisé dans les réserves de la capitale. Dieterle, d’origine prolétaire, dépeint la faune de Versailles avec une hargne inhabituelle, et lorsque la Du Barry est chassée de la cour par Louis XVI, la favorite déchue tire la langue aux nouveaux monarques et conclut : « Qu’est-ce que je me suis bien amusée ! » Elle symbolise ici en quelque sorte la revanche du peuple, l’ancienne employée de magasin sortie de rien pour se hisser dans lit d’un souverain et donnant un camouflet à l’aristocratie dégénérée : « le sang neuf opposé au sang bleu » (Didier Thouart). La ville de New York interdit le film, puis l’autorise après moult coupures, l’Eglise catholique le place sur sa liste des œuvres « à condamner ». Tournage à Burbank.
1935I Give My Heart / US : The Loves of Madame Dubarry (GB) de Marcel Varnel 
British International Pictures, 90 min. – av. Gitta Alpar (Mme du Barry), Owen Nares (Louis XV), Patrick Waddington (René Laval), Arthur Margetson (comte Jean du Barry), Hugh Miller (Etienne François duc de Choiseul), Margaret Bannerman (maréchale), Gibb McLaughlin (M. de Brissac).
L’opérette « Gräfin Dubarry » (1879) de Carl Millöcker, située à Paris en 1769. Tourné aux studios British International d’Elstree et à Welwyn.
1935Die Pompadour (AT) de Willy Schmidt-Gentner, Veit Harlan, Heinz Helbig 
Mondial Internationale Filmindustrie, 88 min. – av. Käthe von Nagy (marquise de Pompadour), Lotte Lang (Louison), Willy Eichberger [=Carl Esmond] (le peintre François Boucher), Anton Edthofer (Louis XV), Leo Slezak (Barbanelle), Louise Kartousch (Mme Graveur). – Filmé aux Ateliers Rosenhügel à Vienne.
1935® Rosa de Francia / Rose of France (US) de Gordon Wiles. – av. Rosita Diaz (Louise Élisabeth d’Orléans). – La fille du duc d’Orléans et cousine de Louis XV devient reine d’Espagne en 1725 (dynastie des Bourbons). – cf. Espagne (4).
1935Δ George White’s Scandals (US) de Harry Lachman, George White. – av. Lois Eckert (Mme du Barry).
1935Naughty Marietta (La Fugue de Mariette) (US) de Woody S. Van Dyke 
Hunt Stromberg/Metro-Goldwyn-Mayer, 106 min. – av. Jeanette MacDonald (Marietta, alias princesse Marie de la Bonfain), Nelson Eddy (capt. Richard Warrington), Frank Morgan (Gaspard d’Annard, gouverneur de Louisiane), Elsa Lanchester (Mme d’Annard), Douglass Dumbrille (prince de Namour de la Bonfain), Akim Tamiroff (Rudolpho), Walter Kingsford (Don Carlos de Braganza).
En 1780, une comtesse fuit un mariage imposé par Louis XV en s’embarquant pour l’Amérique du Nord. Elle brave les pirates, fait carrière sur scène et échappe aux exigences de la Couronne et partant pour l’Ouest avec le beau mercenaire Warrington (d’après l’opérette de Victor Young et Rida Johnson Young, 1910). Tournage à Culver City, Calif. Un triomphe au box-office, Photoplay Gold Medal en 1935. Nomination à l’Oscar (meilleur film).
1935/36Der Postillon von Lonjumeau (Der König lächelt – Paris lacht) (Le Postillon de Lonjumeau) (AT/CH) de Karl Lamac 
Atlantis-Thekla Filmproduktion, 95 min. – av. Willy Eichberger (Chapelou, le postillon), Rose Stradner (Madeleine), Alfred Neugebauer (Louis XV), Thekla Ahrens (marquise de Pompadour), Leo Slezak (comte de Latour), Lucie Englisch (Lucienne), Hans Thimig (Pierre Touche).
La Pompadour cherche un ténor pour chanter son opéra à Versailles, un postillon fraîchement marié est emmené à la cour, son épouse ruse pour le récupérer (d’après l’opérette d’Adolphe Adam, 1836). Tourné aux ateliers Tobis-Sascha de Sievering à Vienne, avec Rose Stradner, la future épouse de Joseph L. Mankiewicz.
1936Das Schönheitsfleckchen (DE) de Rolf Hansen, dir. art. : Carl Froelich 
Froelich Filmproduktion GmbH, 29 min. – av. Lil Dagover (marquise de Pompadour), Leopold von Lederbur (Louis XV), Wolfgang Liebeneiner (le chevalier de Vauvert), Susi Lanner (Mlle d’Annebault), Olga Limburg (Mme d’Estrades), Aribert Wäscher (le maréchal).
Court métrage en couleurs (Siemens Opticolor) d’après la comédie « La Mouche », un divertissement libertin d’Alfred de Musset (1853), la dernière œuvre parue de son vivant. Elle décrit la rencontre du jeune chevalier de Vauvert, vingt ans, et de la marquise de Pompadour à Trianon. Vauvert cherche la protection royale pour obtenir un poste qui lui permettrait d’épouser sa bien-aimée, Mlle d’Annebault, mais que Louis XV lui refuse, car le chevalier est parent de l’abbé janséniste Chauvelin qu’il déteste. La Pompadour fera le bonheur du couple.
1936® Fridericus (DE) de Johannes Meyer. – av. Lil Dagover (marquise de Pompadour). – cf. Allemagne : Frédéric le Grand (8).
1937® Les Perles de la couronne (FR) de Sacha Guitry. – av. Simone Renant (Mme du Barry).
1937[épisode] Remontons les Champs-Elysées (FR) de Sacha Guitry 
Cinéas. – av. Sacha Guitry (Louis XV), Jeanne Boitel (marquise de Pompadour), Ariane Pathé (Mme du Barry). – De 1697 à 1938, de l’Etoile à la Concorde, de Louis XV au roi d’Angleterre, l’histoire des Champs-Elysées racontée à bâtons rompus à ses élèves par un professeur (Guitry) dont l’arrière grand-père était le fils naturel de Louis XV et d’une belle inconnue… Tournage aux studios Pathé de Joinville.
1938® Marie-Antoinette (US) de W. S. Van Dyke. – av. John Barrymore (Louis XV), Gladys George (Mme du Barry), cf. (6).
1938Capriccio (DE) de Karl Ritter 
K. Ritter/Ufa, 110 min. – av. Lilian Harvey (Madelone), Viktor Staal (Fernand de Villeneuve), Aribert Wäscher (le préfet Barberousse), Paul Kemp (Henri de Grau), Paul Dahlke (Césaire), Kate Kühl (comtesse Mallefougasse).
Une jeune aristocrate orpheline échappe à un mariage forcé en se faisant passer pour un homme. Amourettes en musique à Paris et à Perpignan v. 1730, tournées aux studios Ufa de Neubabelsberg, à Berlin.
1940La prima donna che passa (IT) de Max Neufeld 
Carlo Della Posta/Italcine, 82 min. – av. Alida Valli (Gabrielle de Verveine), Carlo Lombardi (le duc de Richelieu), Nini Gordini Cervi (marquise de Prie), Giuseppe Rinaldi (chevalier d’Aubigny), Mario Giannini (Louis XV), Achille Majeroni (le cardinal), Guglielmo Barnabò (duc de Prence).
Une aventure galante de Louis de Vignerot Duplessis, duc de Richelieu (1696-1788), maréchal de France et petit neveu du cardinal : le duc parie mille écus avec des amis qu’il est capable de séduire la première femme qu’ils vont rencontrer dans le rue. Il tombe sur Gabrielle de Verveine qui accepte un rendez-vous nocturne. Il passe une nuit avec la belle, ignorant qu’il a été berné, son ancienne maîtresse, la marquise de Prie, ayant pris la place de Gabrielle. A Versailles, où il est tombé en disgrâce, Richelieu rassure d’Aubigny, le fiancé jaloux de Gabrielle, avant d’être arrêté. Les débuts peu remarqués de la divine Alida Valli, filmés aux studios S.A.F.A. à Rome.
1942® Der grosse König (DE) de Veit Harlan. – av. E. W. Fürbringer (Louis XV), Lola Müthel (marquise de Pompadour), Hilde von Stolz (Marie-Antoinette, la Dauphine), cf. Allemagne : Frédéric le Grand (8).
1943Du Barry Was a Lady (La du Barry était une dame) (US) de Roy Del Ruth 
Arthur Freed/Metro-Goldwyn-Mayer, 101 min. – av. Lucille Ball (Mme du Barry/May), Red Skelton (Louis XV/Louis Blore), Gene Kelly (la Flèche Noire/Alec), Douglass Dumbrille, Rags Ragland (le Dauphin, futur Louis XVI), Donald Meek (Etienne François duc de Choiseul), Zero Mostel (Cagliostro), The Varga Girls, Lana Turner.
Fantaisie musicale extravagante d’après Cole Porter (grand succès à Broadway), filmée en Technicolor à Culver City : Louis Blore, un garçon de vestiaire d’un night-club amoureux d'une chanteuse, May, prend par inadvertance un soporifique et est transporté en rêve à la cour « loufoque » de Louis XV. Il se croit le monarque et May, sous les traits de la du Barry, devient sa maîtresse. Mais même dans son subconscient, Louis est supplanté dans le coeur de sa belle par son rival Alec qui apparaît sous les traits de la Flèche Noire, un mystérieux défenseur du peuple qui déclenche la Révolution française. Louis Blore se réveille à temps.
1949® Black Magic (US) de Gregory Ratoff. – av. Carlo Campanini (Louis XV), Margot Grahame (Mme du Barry). – cf. Louis XVI : Cagliostro (6.4).
1951Δ Die Dubarry (DE) de Georg Wildhagen. – av. Sari Barabas (Mme du Barry). Mathieu Ahlersmeyer (Louis XV), Willy Fritsch (Louis Valmont). – Des comédiens au XXe siècle se disputent lors d’une mise en scène de l’opérette « Gräfin Dubarry » de Carl Millöcker.
1953[épisode] Si Versailles m’était conté (FR) de Sacha Guitry 
CLM Cocinex. – av. Jean Marais (Louis XV), Micheline Presle (marquise de Pompadour), Jacques de Féraudy (Voltaire), Michel Auclair (Robert-François Damiens), Jean Desailly (Marivaux), Roland Bourdin (Fragonard), Lucien Nat (Montesquieu), Roger Gaillard (d’Alembert), Charles Bayard (M. de Sartine).
1954® Napoléon (FR) de Sacha Guitry. – av. Maurice Escande (Louis XV), cf. XIXe s.
1954Madame Du Barry (FR/IT) de Christian-Jaque 
Ariane-Filmsonor-Francinex-Rizzoli, 106 min. – av. Martine Carol (Mme du Barry), André Luguet (Louis XV), Daniel Ivernel (Jean du Barry), Gianna Maria Canale (duchesse de Grammont), Massimo Serato (Etienne François duc de Choiseul), Denis d’Inès (duc de Richelieu), Gabrielle Dorziat (La Gourdan), Noël Roquevert (Guillaume du Barry), Jean Parèdes (Lebel), Marguerite Pierry (comtesse de Médarne), Michl Etcheverry (abbé de Beauvais), Isabelle Pia (Marie-Antoinette), Serge Grand (Louis XVI).
Ascension et chute de la Du Barry, sur un scénario d’Albert Valentin dialogué par Henri Jeanson qui adopte le ton de la comédie primesautière et inoffensive : Christian-Jaque met surtout en valeur les atouts « piquants » de son épouse, Martine Carol, qui, guère troublante, joue plutôt la carte de la dérision en cumulant les gaffes. Bouche en cœur, la poitrine triomphante, la favorite qui ensoleille les dernières années d’un monarque débauché est vénale mais jamais vile, en somme juste une brave grisette de palais, malmenée et exploitée par une cohorte de vieillards lubriques. Cette suite d’aventures galantes est curieusement dépourvue d’érotisme. Le scénario, saturé de bon mots plus ou moins drôles, fleure la misanthropie et l’anticléricalisme de Jeanson : on y découvre une humanité vulgaire, bête et méchante, dans les palais comme dans les rues de Paris. André Luguet campe un monarque mièvre et transi d’amour. Pris dans ce tourbillon aux coloris artificiels, Christian-Jaque confond rythme et agitation, et oublie de diriger ses acteurs (Daniel Ivernel en fait des tonnes). Sauvons une excellente scène : à l’annonce de la mort de Louis XV, la foule des courtisans se bouscule sauvagament en courant jusqu’aux appartements du Dauphin, chacun voulant être le premier et le mieux placé pour acclamer le nouveau roi. Quant à Louis XV, il n’a obtenu l’absolution de ses péchés qu’au prix de l’exil de la Du Barry. (Les passages impliquant l’Église et la religion catholique sont censurés dans la version italienne.)
Une superproduction en Gévacolor tournée aux studios Saint-Maurice, à Vignac et à Versailles (façade extérieure, Cour d'Honneur, parterre nord, jardins avec bassin du Dragon) ; les somptueux intérieurs du palais de Versailles, avec sa galerie des glaces, sont entièrement reconstruits à Joinville par Robert Gys. Du cinéma d’évasion qui récolte de confortables recettes avec 2,378 millions de spectateurs en France.
1955® Marie-Antoinette (FR) de Jean Delannoy. – av. Anne Carrère (Mme du Barry), cf. (6).
1955® Si Paris nous était conté (FR) de Sacha Guitry. – av. Lucien Nat (Montesquieu), Denis d’Inès (Fontenelle).
1955(tv) Naughty Marietta (US) de Max Liebman
(NBC 15.1.55). – av. Patrice Munsel (Marietta, alias comtesse d’Altena), Alfred Drake (capt. Richard Warrington), John Conte (Gouv. Le Grange), Gale Sherwood (Yvonne). – L’opérette de Victor Herbert et Rida Johnson Young (1910) déjà portée à l’écran en 1935.
Louis XV en guerre contre Marie-Thérèse d’Autriche (« La Tour, prends garde ! » de Georges Lampin, 1957).
1957La Tour, prends garde ! / Agli ordini del Re / Cuvaj se La Tur ! / Des Königs bester Mann (FR/IT/YU/DE) de Georges Lampin 
Evrard de Rouvre-Véga (Paris)-UFUS (Belgrade)-Fonorama (Rome)-Pallas (Francfort), 82 min. – av. Jean Marais (Henri de La Tour), Eleonora Rossi-Drago (la comtesse Malvina d’Amalfi), Nadja Tiller (Mirabelle), Cathia Caro (Antoinette dite Toinon), Jean Paredès (Nicolas Taupin), Christian Duvaleix (Passelacet), Cathia Caro (Antoinette de Saint-Sever), Jean Lara (Louis XV), Sonja Hiers (l’impératrice Marie-Thérèse d’Autriche), Liliane Bert (duchesse de Châteauroux), Roger Saget (maréchal de Noailles). Paul-Emile Deiber (le duc Philippe de Saint-Sever), Renaud Mary (Pérouge), Yves Masard (marquis François de Marmande), Jacques Marin (Aristide Cornilion), Jean-Pierre Léaud (Pierrot).
Pendant la Guerre de succession d’Autriche (1740 à 1748), La Tour, le chef d'une troupe de comédiens ambulants, est anobli par Louis XV pour avoir récupéré seul le drapeau français de l'armée de Saint-Sever au cœur du camp des Impériaux en Bavière. Il tente de protéger Antoinette dite Toinon, la fille illégitime du duc de Saint-Sever, ce dernier ayant été assassiné au cours d'un duel par son homme de confiance, Pérouge, qui accuse le comédien du meurtre. La Tour s'enfuit, se fait passer pour mort, venge le duc et empêchera de justesse la déportation de sa fille en Amérique.
Une coproduction européenne qui cherche vainement à retrouver la formule dynamique du « Fanfan la Tulipe » de Christian-Jaque (cf. 5.7), d’abord à travers son titre qui se réfère aussi à une chanson populaire du XVIII e siècle. Tournage en Dyaliscope et Eastmancolor aux studios de Billancourt (intérieurs), au château de Maintenon (Eure-et-Loir) et principalement sur les terrains des studios Kosutnjak à Belgrade, avec un devis de 450 millions de francs et la participation des troupes de Tito. Des décors stupéfiants par leur ampleur (l’immense camp impérial fortifié de l’armée autrichienne à Dreimahl, érigé sur quatre hectares, avec ses murailles, ses douves, son pont-levis et ses créneaux impressionnants), un complexe d’une dimension inusitée dans le cinéma européen de l’époque, mais scandaleusement sous-utilisé par une mise en scène paresseuse et des séquences de combat peu inspirées. Un faux départ de Jean Marais dans le genre « cape et épée » appuyé de cascades en série, mais néanmoins un joli succès au box-office français avec 2,3 millions de spectateurs. Le premier film de Jean-Pierre Léaud, 13 ans, et de Bernadette Lafont, 19 ans.
1958La Bigorne, caporal de France / L’isola dei pirati (FR) de Robert Darène 
EDIC-Lux Film (Paris), 87 min.. – av. François Périer (La Bigorne), Rossana Podesta (Bethi), Robert Hirsch (Boisrose), Jean Lefebvre (Potirond), Jean Carmet (Balluché), Henri Cogan (le pirate Tom Wright).
Le récit (authentique) du Gascon Jean Onésime Filet, dit le Caporal La Bigorne ( ?-1774), grand trousseur de jupons qui fait la chasse aux pirates anglais au large de Madagascar pour faciliter le commerce français et épouse Bethi, la fille du roi malgache de l’île Sainte-Marie, Ratsimilaho. En 1750, lorsque ce dernier, ayant abusé de l’alcool, s’affale et rend l’âme, La Bigorne, nommé prince consort, cède généreusement « son » île à Louis XV. (Dans le roman de Pierre Nord alias André Brouillard [1957] dont est tiré le film, le roi est empoisonné par le pirate Wright.).
Tournage en Dyaliscope et Eastmancolor à Nossi-Bé/Nosy Be (Madagascar) et aux studios L.T.C. à Paris. Derrière sa façade de comédie inoffensive, le film, produit en pleine crise algérienne et sorti le jour même où le général de Gaulle prononce son fameux « Je vous ai compris » à Alger, véhicule une idéologie raciste qui frappe la presse étrangère : les Malgaches y sont tous crédules et stupides, heureux d’obéir désormais à leurs nouveaux maîtres blancs, et leur chef est un ivrogne hypocrite. Manifestement, l’insurrection malgache de mars 1947 qui suscita une répression sanglante par l’armée française, causant près de dix mille morts, n’a guère ému les scénaristes. (Une année après la première du film, la France accordera au Madagascar un statut de semi-indépendance en tant que territoire d’Outre-Mer.)
1959(tv) La Pérouse (FR) de Jean Kerchbron 
série « Le nouveau Journal des Voyages » (1e Ch. RTF 3.2.59). – av. Michel de Ré (La Pérouse), Michel Etcheverry, Michel Bardinet, Jean Bolo, Jean Clarens, Grégory Chmara. – L’expédition de 1788 dans les îles du Pacifique où La Pérouse fut tué par les indigènes.
1960Die schöne Lurette (DE-RDA) de Gottfried Kolditz 
Defa, 84 min. – av. Evelyn Cron (Lurette), Jiri Papez (Campistrel), Otto Mellies (le duc), Hannjo Hasse (Malicorne), Marianne Wünscher (Marcelline), Lore Frisch (Rose), Josef Peter Burgwinkel (abbé), Jochen Thomas (Belhomme).
Une lavandière parisienne échappe aux assiduités d’un duc. Amourette en musique sous Louis XV (d’après l’opéra-comique « Belle Lurette » d’Offenbach, 1880), tourné en Agfacolor dans les Studios VEP Defa à Berlin-Est.
1960(tv) Madame Pompadour (DE) de Wilm ten Haaf
(ARD 11.11.60). – av. Fritz Rémond (Louis XV), Elfie Mayerhofer (marquise de Pompadour), Peter Minich, Gaby Fehling, Monika Dahlberg. – D’après l’opérette de Leo Fall.
1961(tv) Un mariage sous Louis XV (FR) de Guy Lessertisseur
(TF 25.7.61), 90 min. – av. Guy Tréjean (comte de Candale), Martine Sarcey (Louise de Torigny), Micheline Luccioni, Henri-Jacques Huet, Jean Galland. – D’après la comédie d’Alexandre Dumas (1841).
1963® La mascara de Scaramouche / Le avventure di Scaramouche / Scaramouche (ES/IT/FR) d’Antonio Isasi-Isasmendi ; Perrojo-CCM- . – av. Gérard Barray (Robert Lafleur/Scaramouche), Michèle Girardon, Gianna-Maria Canale, Gonzales Canas. – Action située à Paris en 1730, sous Louis XV, cf. (6.6).
1964(tv) Paris en dentelles (en 1760) (FR) de Jean Pignol 
série « L’Histoire pittoresque » (2e Ch. 12.12.64), 40 min. – av. Michel Tureau (Jean-François Mouret), Jacques Fercy (Beaumarchais), Alain Mach-Moy (Louis XV), Jacques Crispol (Carron), André Zibral (Barrème), Claudine Dalmas (Mme Victoire), Georges Audoubert, Anne-Marie Coffinet.
En 1760, Jean-François Mouret, jeune provincial, arrive dans la capitale pour y apprendre le métier d’écrivain chez son oncle, Maïtre Bernard (émission d’Henri Kubnick).
1964(tv) La Route de Versailles (FR) de René Lucot
(1e Ch. 23.6.64). – av. Geneviève Casile (Jeanne Bécu, future Mme du Barry), François Dalou (Guillaume du Barry), Jean-François Calvé (Jean du Barry), Raymond Danjou (M. de Sartine), Renée Devillers (Mme du Barry mère), Renée Devillers (Mme du Barry mère), Marie-Claude Mestral (Madeleine Lemoine). – Château Levignac-sur-Save près de Toulouse : Jeanne Bécu, la maîtresse du roi, entre dans la famille ruinée des du Barry. Comédie en forme de plaidoyer pour l'époux de Mme du Barry qui accepta que sa femme le trompe dans l'intérêt bien compris des finances familiales mais en espérant qu'elle l'aime en retour. A l'origine, une pièce radiophonique de René Laporte.
1966Les Fêtes galantes / Serbarile galante (FR/RO) de René Clair [et Gheorghe Vitanidis] 
Gaumont-Studioul Cinematografic Bucuresti, 90 min. – av. Jean-Pierre Cassel (brigadier Joli Cœur), Marie Dubois (la comédienne Divine), Geneviève Casile (la princesse Hélène d’Allenberg), Jean Richard (prince de Beaulieu), Gyorgy Kovaks (maréchal d’Allenberg), Philippe Avron (Thomas), Alfred Adam (sgt. Bel Œil), Christian Baratier (Frédéric de Beaulieu), Jean Payen (Valda).
La « guerre en dentelles » mêlée aux jeux d’amour et de théâtre. Vaincu par le prince de Beaulieu, le maréchal d’Allenberg se retranche dans son château fortifié où la faim tenaille bientôt les assiégés, tandis que les assiégeants mènent une vie joyeuse, organisant des spectacles où brille la comédienne Divine. Amoureux sans espoir de la fille du maréchal, le brigadier Joli Cœur parvient à négocier la paix.
Une fantaisie satirique qui n’égratigne personne, tournée à grands frais en scope et Eastmancolor aux studios Bucuresti à Buftea, à Mogosoaia, Straulesti, Snagov et dans le domaine de la princesse Bibesco, où Georges Wakhévitch fait reconstruire le somptueux décor de la forteresse d’Allenberg. Un gros échec critique et commercial, malgré les facéties bondissantes de Jean-Pierre Cassel. Dernier film de René Clair, visiblement essoufflé et peinant sur un sujet qui a vingt ans de retard et que – peut-être – seul l’entrain et le grain de folie du jeune Philippe de Broca aurait pu sauver.
1968*Benjamin ou les mémoires d’un puceau (FR) de Michel Deville 
Parc-Marianne, 105 min. – av. Michèle Morgan (comtesse de Valandry), Michel Piccoli (comte Philippe de Saint-Germain), Pierre Clémenti (Benjamin), Catherine Deneuve (Anne de Boissy), Odile Versois (conseillère), Jacques Dufilho (Camille), Francine Bergé (Marion), Anna Gaël (Célestine), Catherine Rouvel (Victorine).
Marivaudage élégant imaginé par Nina Companeez, situé en 1750 au château de Valandry : Benjamin, un adolescent de dix-sept ans, est déniaisé par la pure Anne de Boissy que convoite ardemment le comte de Saint-Germain (tournage au château de Saint-Brice, près de Cognac). Prix Louis Delluc 1968.
1969(tv) Madame Quinze (FR) de Jean-Roger Cadet
(FR2 23.8.69), 120 min. – av. Jacques Toja/Maurice Escande (Louis XV), Claude Winter (la marquise de Pompadour, dit Madame Quinze), Louise Conte (Marie Leszcynska, la reine), Louis Eymond (de Noailles), René Arrieu (maréchal de Saxe), Simon Eine (Charles d’Etioles), Jacques Boehli (le Dauphin), Catherine Brillat (la Dauphine). – Dramatique d’après la pièce de Jean Sarment (1935).
1970® (tv) Der Kurier der Kaiserin (DE) d’Hermann Leitner. – av. Wolfgang Spier (Louis XV), Anna Smolik-Hoffmann (Marie Leszcynska, la reine), cf. Autriche : Marie-Thérèse (5).
1971(tv) Le Soldat et la sorcière (FR) de Jean-Paul Carrère
(TF1 25.9.71). – av. Estella Blain (la comédienne Justine Favart, 1727- ?, alias Mlle de Chantilly), François Chaumette (Maurice de Saxe), Daniel Ceccaldi (Charles-Simon Favart, auteur dramatique, 1717-1782), Bernard Laïk, Jean-Pierre Dorian, Jacques Alric, Nicolas Silberg (M. de Saxe jeune), Georges Chamarat (Cabaret du Ronceray). – Paris en 1733.
1972(tv) Mauprat (FR) de Michel Mohrt 
ORTF (TF1 7.1.72), 2 x 95 min. – av. Henri Nassiet (Hubert de Mauprat), Jacques Weber (Bernard de Mauprat), Karin Petersen (Edmée de Mauprat), Henri Virlojeux (Patience), Robert Rimbaud.
La Varenne, v. 1750 : amours entre cousins parmi bandits et féodaux. D’après le roman de George Sand, cf. film de 1926.
1972(tv) Latude ou l’entêtement de vivre / Errori di gioventù (FR/IT/BE/CH/HU) de Jean-Pierre Decourt 
série « Les grandes évasions historiques » no. 3, ORTF-Pathé Cinéma (TF1 20.3.72), 55 min. – av. Michel Duchaussoy (Jean-Henry Masers de Latude), Jacqueline Huet (marquise de Pompadour), Jacques Verrières (D’Alègre), Jacques Alric (Daragon), Myriam Boyer (Charlotte), Gilbert Damien (Antoine Raymond de Sartine, lieutenant de police), Gabriel Cattand (gouverneur de la Bastille), Jacques Hilling (Berryer), René Clermont (Cochard), Jean-Pierre Darras (Saint-Marc), Michel Garland (Marmontel).
En 1748, Latude, suite à une méprise, s’attire les foudres de la marquise de Pompadour qui le fait emprisonner à la Bastille. Il s’en évadera trois fois, sera à chaque fois repris et ne sera finalement libéré qu’en 1783 (scénario bourré d’humour sarcastique de Jean Cosmos).
1973(tv) L’Hiver d’un gentilhomme (FR) de Yannick Andréi 
FR3 Marseille (FR3 18.9.73), 8 x 26 min. – av. Henri Virlojeux (baron Jerôme de Sagne), Denis Manuel (Olivier de Sagne), Odile Versois (Christine de Sagne), Catherine Hubeau (Anne de Sagne), Gabriel Cattand (Maynier), Jean Martinelli (marquis de Bermont), Michel Creton (Estève, chef des brigands), Yvan Varco (marquis d’Urtis).
Automne 1771 à Aix-en-Provence, Olivier de Sagne, un magistrat, perd sa charge de conseiller et, en disgrâce, s’exile avec son épouse Christine, une bourgeoise, et sa fille Anne à Chanflorin, dans le château familial sous la tutelle du vieux baron de Sagne. Trompé par son épouse, Olivier se suicide. Le château est attaqué par des brigands, le pharmacien Maynier participe aux combats et, quoique roturier, finit par épouser Anne, malgré le chagrin du vieux baron : les temps changent. Roman et scénario de Pierre Moustiers.
1973® (tv) Joseph Balsamo (FR) d’André Hunebelle. – av. Guy Tréjean (Louis XV), Louise Marleau (Mme du Barry), cf. (6.4).
1973Sepolta viva (IT/FR) d’Aldo Lado 
Euro International Films, Roma-CAPAC Paris, 108 min. – av. Agostina Belli (la duchesse Christine de la Combay), Fred Robsham (Philippe, duc de Combay), Maurizio Bonuglia (Ferdinand de Combay), Dominique Darel (Dominique de Fontenoy), Monica Monet (Odette Morel), François Perrin (Gaël de Combay), Arturo Trina (Dany), Laura Betti (Jeanne la Folle), José Quaglio (Morel), Gianni Di Benedetto (le prince de Fontenoy).
Philippe et Gaël, les frères du duc de Combay, enlèvent et enferment dans une tour abandonnée leur belle-sœur enceinte Christine, une fille de pécheur. La croyant morte, le duc entre au couvent, mais Jeanne la Folle lui révèle la vérité et il tue son frère Ferdinand en duel, tandis que Gaël se suicide.
Tourné en Panavision et couleurs Technospes aux studios IN.CI.R-De Paolis à Rome et dans la vallée d’Aoste (châteaux de Fénis et d’Issogne), d’apr. le roman populaire de Carolina Invernizio (1896). Inédit en France.
1974Il figlio della sepolta viva (IT) d’André Colbert [=Luciano Ercoli] 
Enzo Doria/TRAC, 93 min. – av. Fred Robsham (François de Cambise/Combay), Eva Czemerys (Jeanne de Cambise/Combay), Pier Maria Rossi (l’Italien), Gabriella Lepori (Elisabeth), Piero Lulli (Amadeus), Anna Fadda, Gianni Cavina, Salvatore Puntillo.
Suite du film précédent. Ayant découvert qu’elle n’était que la fille d’une domestique et craignant que Louis XV ne l’apprenne, la duchesse de Cambise (ou Combay) terrorise son entourage. Caché sous une fausse identité, le jeune héritier du duché, François, la démasque et elle périt dans un bain d’acide. Modeste mélo horrifique tourné en Technicolor et Techniscope aux studios Elios à Rome.
1974® (tv) Marie-Antoinette (FR) de Guy Lefranc. – av. Michèle Grellier (Mme du Barry).
1974(tv) La Double Vie de Mademoiselle de la Faille (FR) de Michel Subiela 
série « Le tribunal de l’impossible » (1e Ch. 9.2.74). – av. Muriel Baptiste (Clémence de la Faille/Jeanne Le Coz), Pierre Le Rumeur, Mirès Vincent, Pascale Berger, Marcel Champel. – Paris 1746-1757.
1974® (tv) Marie-Antoinette (FR) de Guy Lefranc. – av. Robert Rimbaud (Louis XV).
1975(tv) L’Attentat de Damiens (FR) de Pierre Cavassilas
(FR3 28.3.75). – av. Victor Garrivier (Robert-François Damiens), Hubert Gigoux (Louis XV), Myriam Colombi (marquise de Pompadour), Fred Personne (Soubise), Yves Arcanel (duc de Richelieu), Frank Olivier (le Dauphin), Pierre Massimi (prince de Conti).
Le 5 janvier 1757 à Trianon, Damiens agresse le roi avec un couteau afin de le rendre attentif à la misère de son peuple. La blessure étant bénigne, le roi demande la clémence, mais le crime ne relève pas de son autorité. Damiens sera atrocement torturé et écartelé pour cet affront.
1975(tv) Marquise de Pompadour (PL) de Jozef Heu 
Polskie Radio i Telewizja, 24 min. – av. Anna Milewska (marquise de Pompadour), W. Glinski (Louis XV).
1976(tv) Le Siècle des Lumières (FR) de François Villiers
(TF1 28.4.76). – av. Micheline Boudet, Axelle Abbadie, Claude Dauphin (Voltaire), Michel Duchaussoy (Voltaire jeune), Bernard Alane (Diderot), Henri Crémieux (Fontenelle), Denis Manuel (Jean-Jacques Rousseau). – Revue littéraire de quelques grandes plumes du XVIIIe siècle.
1977Δ (tv) C’est arrivé à Paris (FR) de François Villiers. – av. Corinne Marchand (marquise de Pompadour).
1983(tv) Jean-Philippe Rameau ou le langage du cœur (FR) de Max Gérard
(FR3 16.11.83), m.m. – av. Bernard Menez (le compositeur Rameau, 1683-1764), Patrick Bouchitey (Voltaire), Christian Balthauss, Jean-Louis Broust, Jacques Dacqmine.
1983(tv) Un fou de Buffon (FR) de Claude Vajda
(FR3 16.2.83), 50 min. – av. Jacques Dackmine (Georges-Louis Leclerc, comte de Buffon), Christian Bouillette, Pierre Destailles, Marc Imbert, Antoinette Moya, Robert Pages. – Le naturaliste Buffon (1707-1788) conçoit une forge, construite à Montbard en 1768.
1983(tv) Le Nécessaire des filles de Louis XV (FR) de Jean-Marc Soyez
(A2 5.4.83). – av. Jean-Marc Thibault (Maître Nicolas), Yann Collette (La Violette), Serge Bento (Augier), Georges Werler (Simon), Paul Rieger.
1985(tv) Les Prisonnières (FR) de Jean-Louis Lorenzi 
série « L’Histoire en marche » (A2 9.10.85). – av. Sophie Duez, Hélène Vauquois, Martin Provost, Blandine Métayer. – En 1741 dans les Cévennes, les minorités protestantes sont brimées.
1986(tv) Le Libertin de qualité (FR) de Juan Luis Buñuel 
« Série rose », Pierre Grimblat/Hamster Prod.-France 3 (FR3 2.12.86), 28 min. – av. Maria Laborit (Mme Saint-Just), Philippe Caroit (le libertin), Rosine Rochette (Mme de…), Marianne Basler (Julie, sa nièce), France Zobda (Mlle Macao, la soubrette).
Conte érotique d’après le marquis Victor Riqueti de Mirabeau (1715-1789) : Soutenu par une maquerelle, Mme de Saint-Just, un jeune aristocrate désargenté mais doté d’une puissance virile peu commune s’attire une clientèle d’épouses délaissées ou mûres.
1987® (tv) Casanova (US) de Simon Langton. – av. Jean-Pierre Cassel (Louis XV). – cf. Italie : Venise (5.3).
1989® (tv) La Comtesse de Charny (FR) de Marion Sarrault [d’apr. Alexandre Dumas]. – av. Anne Jacquemin (Andrée de Taverney, future comtesse de Charny), Jacques Toja (Louis XV), Gwen Lebret (comte d’Artois), Géraldine Lelong (Madame Royale). – Période 1770 à 1792, cf. Louis XVI (6).
1989® King of the Wind (US/GB) de Peter Duffell. – av. Paul Spurrier (Louis XV).
1989Les Deux Fragonards (FR) de Philippe Le Guay 
CFC-Capital, 112 min. – av. Joaquim de Almeida (le peintre Jean-Honoré Fragonard, 1732-1806), Robin Renucci (Cyprien [=Jean-Honoré] Fragonard, son cousin l’anatomiste), Philippine Leroy-Beaulieu (Marianne), Sami Frey (Salmon d’Anglas), Jean-Louis Richard (baron de Saint-Julien), Christine Fersen (La Guimard).
La belle lavandière Marianne, vive et délurée, hésite entre le peintre et son cousin l’anatomiste ; en proie à des sentiments contradictoires, elle aspire au bonheur, au plaisir, et se sent en même temps inconsciemment attirée vers la mort. Une réalisation soignée mais un peu précieuse. Filmé aux studios d’Arpajon (Saint-Germain-les Arpajon) à Essonne.
1991(tv) Elle et lui (FR/ES) de Jaime Chávarri 
« Série rose », Pierre Grimblat/Hamster Prod.-TVE (FR3 22.3.91 / TVE 26.4.91), 28 min. – av. Iciar Alvarez (Valentine et Valentin), Johnny Aranguren (Arnaud), Penelope Cruz (Daphné, Gavotte et Juliette), Marina Martinez Andina (Lady Caroline), José Antonio Navarro (Benoît, Beltran et Leporello), Manuel Roche (Faustine et Faustin).
Conte libertin d’après le marquis Victor Riqueti de Mirabeau (1715-1789), et un des premiers rôles de Penelope Cruz : vers 1760, Valentin aime Faustine, et les deux adolescents sont promis au mariage. Mais Valentin est un macho précoce et pour ramener son amoureux à une plus juste vision des choses, Faustine lui impose d’échanger leur vêtements toute une journée : il ira vêtu en femme, elle en homme.
1991(tv) Le Style Pompadour (FR/HU) de Michel Boisrond 
« Série rose », Pierre Grimblat/Hamster Prod.-FR3-Glob Film (FR3 6.7.91), 28 min. – av. Marie-Eve Dor (marquise de Pompadour), Jean-Marie Galey (Binet), Pierre-François Pistorio (Louis XV), Marie Réache (Sylvie), Christiane Roux, Richard Boulet Despales, Louis Rivas Esquivel.
Comment Jeanne-Antoinette Poisson dite la Pompadour sut garder le cœur du roi, d’après « Les veillées de Saint-Hubert » du marquis Théodore Louis Auguste de Foudras (1855/56). Court métrage érotique.
1992Δ From Time to Time / Le Visionarium / Timekeeper (FR/US) de Jeff Blyth. – av. Jean Rochefort (Louis XV).
1993La notte e il momento / The Night and the Moment / La Nuit et le moment (IT/GB/FR) d’Anna Maria Tatò 
C. Gori Group Tiger-Arthur-SFP Cinéma [d’apr. Crébillon fils], 90 min. – av. Willem Dafoe, Lena Olin, Miranda Richardson, Jean Claude Carrière. – Duel érotique entre un écrivain libertin et une marquise dans un château (d’après Crébillon fils).
1994(tv) Un si bel orage (FR) de Jean-Daniel Verhaeghe 
Gaumont Télévision (FR3 11.2.94), 75 min. – av. Jean-Philippe Écoffey (Antoine de Cherchery), Christopher Thompson (Reaunaud de Saint-Pons), Laure Marsac (Claire de Tallert), Bernard Verley (marquis de Tallert). – Drame d’amour et de libertinage en Provence.
1994® Mesmer (GB/CA) de Roger Spottiswoode. – av. Shirley Douglas (Mme du Barry), cf. (6.5).
1996(tv) La Dernière Fête / The Fall of the Marquise de Prie (FR/CA/CH) de Pierre Granier-Deferre 
France 3-Progéfi-TSR (FR3 21.12.96), 87 min. – av. Charlotte Rampling (la marquise de Prie), Stéphane Freiss (Saint-Aulin), Bernard Dhéran (duc de Bourbon), Manfred Andrae (D’Alincourt), Constanze Engelbrecht (Mme de Mailly), Thomas Kretschmann (Joseph), Célia Granier-Deferre (Alice), Claire Keim (Marie).
Jadis la favorite du Régent et maîtresse du duc de Bourbon-Condé, exilée de la Cour par Louis XV, Jeanne Agnès Berthelot de Pléneuf, marquise de Prie (1698-1727), vit dans ses terres normandes de Courbépine les affres de sa disgrâce. Sombrant peu à peu dans la dépression et la folie, elle organise une dernière grande fête où accourent les invités pour s’amuser et oublier la banqueroute de Law, puis elle se suicide (d’après « Geschichte eines Untergangs / Histoire d’une déchéance » de Stefan Zweig, 1910). Tournage aux châteaux de Chantilly, de Villette et de Vigny (Val d'Oise).
1996(tv) La Comète (FR) de Claude Santelli
[d’apr. Suzanne Jacques-Marin] ; La Sept Arte-SFP-France 2 (Arte 21.12.96), 90 min. – av. Samuel Labarthe (Frédéric), Françoise Fabian (Agathe), Nathalie Cerda (Marine), Roland Bertin (Philibert), Anne Pleven, Rufus. – En Normandie en 1759, un village attend la venue de la comète de Halley.
1996® Beaumarchais l’insolent (FR) d’Edouard Molinaro. – av. Michel Serrault (Louis XV), cf. (6.2).
1996/97(tv) Marion du Faouët, chef de voleurs (FR/PL) de Michel Favart 
F Productions-France 2-SEP-Walewska TVP (FR2 17.3.97), 2 x 104 min., 4 x 52 min. – av. Carole Richert (Marie-Louise Tromel, dite Marion), Bruno Todeschini (Henri Pezron, son époux), Laurent Malet (Olivier), Vincent Winterhalter (Gilbert Pécourt), Kamila Sammler (Hélène), Mariusz Kilian (Corentin), Katarzyna Skrzynecka (Guillemette), Pawel Delag (Prévost), Jacek Pacocha (Jean Le Bihan).
De 1735 à 1747, une bande de quelque quarante brigands dirigée par un Robin des Bois en jupons, Marie-Louise Tromel, dite Marion du Faouët (1717-1755), sévit en Bretagne, aux confins du Finistère et du Morbihan. Les victimes sont dépouillées sans verser de sang et les voisins ou les pauvres épargnés. Marion finit pendue sur la place Saint-Corentin à Quimper. Tournage au Faouët et à Quistinic (Morbihan) et en Pologne.
1998Le Monde à l’envers / Una vita alla rovescia (CH/FR/IT) de Rolando Colla 
100 min. – av. Laurence Côte (Anne Bruneau), Denis Lavant (Yan Kérébel), Sara Capretti (Magali), Roschdy Zem (Nasser), Jean-Claude Grenier (capitaine).
Bretagne 1745 à 1761, une jeune Bretonne soupçonnée de sorcellerie s’échappe de son village et se fait mousse sur un navire marchand. Tournage en Suisse (San Bernardino, studios Bellerive à Zurich), Italie (Ventimiglia) et France (Bretagne).
2001(tv) Un cœur oublié (FR) de Philippe Monnier 
CRRAV-France 2-France 3 Lille-K2 (FR2 1.1.01), 95 min. – av. Michel Serrault (Bernard Le Bovier de Fontenelle), Vittoria Belvedere (Isabelle), Annick Alane (Françoise), Christine Citti (Mme de Marcillac), Nathalie Krebs (Mme Geoffrin), Thibault de Montalembert (M. de Valllières), Aurélien Recoing (Voltaire), Catherine Salviat (Mme de Montigny), Dominique Sarrazin (D’Alembert).
Paris en 1751/52. Philosophe, poète et libre-penseur, académicien des sciences et des lettres, Fontenelle (1657-1757) reste, malgré ses 94 ans, un esprit facétieux et cabotin qui ne se lasse pas de river leur clou aux libertins. Jusqu’au jour où il perd toute assurance en rencontrant Isabelle, une jeune et fraîche Italienne.
2002® (tv) Le jeune Casanova / Il giovane Casanova (FR/BE/IT) de Giacomo Battiato. – av. Katja Flint (Mme de Pompadour), François Berléand (Louis XV). – cf. Italie : Casanova (5.3).
2002Nuit d’argent (FR) de Michaël Donio
Alore-L’Oranger Prod., 26 min. – av. Laurent Gérard (le jeune homme), Maria Blanco (Mme de T.), Daniel Mesguich (le marquis), Cyrielle Clair (la comtesse), Jacques Zabor (M. de T.).
Au cours d’une soirée privée organisée par le marquis, Madame de T. profite de l’absence de la comtesse, son amie, et ravit son jeune amant pour une nuit.
2002(tv) Das unbezähmbare Herz / Verschwörung am Königshof – 1. Das Medaillon – 2. Liebe und Tod [Le Cœur indomptable] (DE) de Karl Käses
Gyula Trebitsch Prod.-Degeto-H.W. Jurgan-ARD (ARD 2.1.04), 180 min. – av. Bettina Zimmermann (Angélique Labiche), Stefan Jürgens (le duc Jean-Baptiste de Savigny), Sonja Kirchberger (marquise de Clermont), Dietmar Schönherr (Gustave), Miroslav Nemec (Louis XV), Leslie Malton (marquise de Pompadour), Bernd Herzsprung (duc d’Orléans), Mareike Lindenmeyer (Louise Labiche), Gesche Tebbenhoff (comtesse de Beaumarchais), Miguel Herz-Kestranek (marquise de Maleville), Konstanze Breitebner (Suzette Nattier), Berthold Toetzke (Adolphe Labiche), Andreas Schlager (baron d’Alembert).
En 1760, Angélique, une jeune paysanne abusée par l’aristocratie corrompue, fait son chemin à la cour de Versailles, épouse le duc de Savigny et empêche un complot d’assassinat contre Louis XV. Tournage au château de Ludwigsburg, à Mannheim et Schwetzingen (Baden-Württemberg). Le titre de travail « Angélique » renvoie évidemment à la fameuse série (cf. 3.3), dont la production tente vainement de reprendre la formule à succès.
2004® (tv) Nouvelle-France (CA/FR/GB) de Jean Beaudin. – av. Micky Sébastian (Mme de Pompadour), cf. Amérique du Nord (3).
2006*Parfüm – Die Geschichte eines Mörders / Perfume : The Story of a Murderer / Le Parfum – Histoire d’un meurtrier / El perfume, historia de un asesino (DE/FR/ES) de Tom Tykwer 
Bernd Eichinger, Gigi Oeri/Constantin Film (München)-VIP 4 Medienfonds-Nouvelles Editions de Films-Castelao Producciones-Ikiru Films, 147 min. – av. Ben Whishaw (Jean-Baptiste Grenouille), Dustin Hoffman (Giuseppe Baldini, maître-parfumeur), Alan Rickman (Antoine Richis), Rachel Hurd-Wood (Laura Richis), Paul Berrondo (Druot), David Calder (l'évêque de Grasse), Sam Douglas (Grimal), Sian Thomas (Mme Gaillard), Corinna Harfouch (Mme Arnulfi), John Hurt (narration).
Récit horrifique (d’après le best-seller éponyme de Patrick Süsskind, 1985) d’un sérial killer à l’odorat inhabituellement développé, et qui réunit les essences de treize femmes assassinées par ses soins pour composer le parfum idéal. Il y parvient juste avant son arrestation, à Grasse en 1760. Il va être exécuté mais son parfum déclenche des scènes de délire amoureux dans la foule. Libéré et rentré à Paris, il s’inonde de son parfum et les passants le dévorent vivant.
Une mise en scène techniquement virtuose et une photo un peu trop léchée au service d’un sujet malsain … et d'un roman autrement plus troublant ! Un projet longtemps réputé inadaptable, préalablement abandonné par Stanley Kubrick, Martin Scorsese, Milos Forman, Tim Burton et Ridley Scott. Tourné à Barcelone, Figueras, Gerona, Tortosa (Catalogne), Moustiers-Sainte-Marie (Alpes-de-Haute-Provence), Grasse, Le Rouret (Alpes-Maritimes), Munich, Paris, Hollande et en intérieurs aux studios Bavaria à Munich-Geiselgasteig. Lauréat de nombreux prix, dont cinq Filmpreise in Gold et le European Film Award.
2006® Marie-Antoinette (US) de Sofia Coppola. – av. Rip Torn (Louis XV).
2006(tv) The Girl in the Fireplace (GB) d’Euros Lyn 
série « Doctor Who », BBC Wales (BBC1 6.5.06), 45 min. – av. Ben Turner (Louis XV), Sophia Myles (Reinette Poisson, Mme de Pompadour),Jessica Atkins (Reinette Poisson jeune), Angel Coulby (Catherine), David Tennant (Dr. Who), Billie Piper, Noel Clarke. – Voyage dans le temps (science-fiction).
2006(tv) The Figure of the Earth (GB) d’Annabel Gillings 
série « Voyages of Discovery ». BBCtv (BBC4 14.12.06), 52 min. – av. Tom Godwin (Louis Godin), Oliver Senton (Charles Marie de La Condamine), Dudley Hinton (Joseph de Jussieu), Alexi Kaye Campbell, Dhafer L’Abidine, Paul Rose (présentation).
Docu-fiction avec reconstitutions et acteurs. L’astronome Louis Godin (1704-1760) est envoyé par Louis XV au Pérou en 1736 pour conduire une mission scientifique afin de déterminer si, comme l’avait supposé Newton, la terre est renflée à l’équateur et aplatie aux pôles. Il séjourne plusieurs années en Amérique du Sud, partcipe peu aux mesures, dilapide son argent et tombe en disgrâce à Versailles.
2006(tv) *Jeanne Poisson, marquise de Pompadour (FR) de Robin Davis 
Cinétévé-France 2-TV5 Monde (RTB 27.9.06 / FR2 16.+17.10.06), 2 x 95 min. – av. Hélène de Fougerolles (Jeanne-Antoinette Poisson, Mme de Pompadour), Vincent Pérez (Louis XV), Charlotte de Turckheim (Marie Leczinska, la reine), Jean-François Derec (Voltaire), Charlotte Valandrey (Mme de Brancas), Rosemarie La Vaullée (Elisabeth), Damien Jouillerot (le Dauphin, futur Louis XVI), Elisabeth Margoni (Mme Poisson), Jennifer Decker (Marie-Antoinette), Léa Wiezemsky (Adélaïde), Chloé Stefani (Henriette), Jean-François Garreaud (Maurepas), Albert Goldberg (ministre Choiseul), Marie-France Santon (Mme de Chevreuse).
Excellente et pétillante téléfiction, plus proche du mélo que du reportage historique : la carrière scandaleuse d’une roturière à Versailles, qui transmet au roi sa syphilis, obtient de lui le renvoi de Choiseul, défend Voltaire et l’athéisme, fait libérer Diderot et dont le Dauphin fera emprisonner l’enfant. Les portraits du roi et de sa maîtresse restent un peu superficiels, mais leur démélés répétitifs avec une cour hostile sont un ressort dramatique plutôt efficace (scénario : Alexandra de Broca, Olivier Pouponneau). Tournage au château de Chantilly.
2007® Carlo Goldoni: Venezia, Gran Teatro del Mondo (IT) d'Alessandro Bettero. - av. Roberto Maurizio (Louis XV), Silvia Fuga (Maria Leszczynska, la reine), Elena Guaita (Adelaïde, leur fille). - cf. Italie (5.2).
2008(tv) Buffon, le penseur de la nature (FR) de Thierry Hoquet
(Histoire 27.8.08). – av. Jacques Nourdin (le naturaliste Buffon). – Docu-fiction sur le naturaliste Georges-Louis de Buffon (1707-1788), auteur d’une « Histoire naturelle » en 26 volumes.
2009(tv) Les Trois Messes basses (FR) de Jacques Santamaria 
« Au siècle de Maupassant : Contes et nouvelles du XIXe siècle » (FR2 16.10.09), 55 min. av. Patrick Bosso (Don Balaguère), Guillaume Carcaud (Garrigou), Christian Bujeau (marquis de Trinquelage), Sylvie Degryse (la marquise), Marius Colucci (Alphonse Daudet).
Noël 1763. Chapelain du marquis de Trinquelage, Don Balaguère a trois messes à célébrer avant le réveillon, mais sa gourmandise le perd (d’après une nouvelle d’Alphonse Daudet, 1870).
2009(tv) **Louis XV, le soleil noir (FR) de Thierry Binisti 
Elisabeth Kiledjian-Serge Lalou-Les Films d’Ici-Château de Versailles-TV5 Monde (France 2 25.12.09), 90 min. – av. Stanley Weber (Louis XV), François Berland (duc de Richelieu), Féodor Atkine (l’astronome Jacques Cassini), Romane Portail (Mme de Pompadour), Karine Pinoteau (Marie Leszcynska, la reine), William Mesquich (Monsieur), Coralie Revel (Mme du Barry), Blandine Bury (Mme de Mailly), Florian Cadiou (Louis, le Dauphin), Camille Grosjean (Adélaïde), Delphine Théodore (Henriette), Benoît Soles (Duc de Choiseul), Serge Barbagallo (comte de Broglie), Jean-Michel Meunier (Jacques Gabriel), Laurent Soffiati (Crox), Philippe Magnan (Maupreau), Didier Vinson (Antoine de Sartine), Alexandre Carrière (Robert-François Damiens), Bruno Ruffoli (Papillon de la Ferté), Pierre Londiche (abbé de Beauvais), Shahrockh Mohskin Ghalam (Casanova), Agathe Berman (Dame Casanova).
Premier et unique (télé)film consacré à Louis XV, un monarque qui n’a jamais fait l’objet d’un biopic auparavant : coincé entre le Roi-Soleil et la décapitation de Louis XVI, ce règne de cinquante ans fut trop souvent réduit à une transition sans éclat. Binisti livre un portrait intimiste remarquable, un docu-fiction souvent subtil et intelligent (avec commentaire en off discret permettant ellipses et éclairages contextuels), entièrement tourné à Versailles. Le souverain apparaît comme un homme cultivé, passionné par les sciences (astronomie), mais stigmatisé par une enfance solitaire. Dépressif, fragile, mélancolique, il fuit ses obligations politiques et ne supporte pas la représentation permanente qu’exige l’héritage de Louis XIV (il fait construire des appartements privés où il reçoit qui il veut), créant ainsi le vivier pour la Révolution. Vélléitaire tourmenté, sans intérêt pour la gloriole militaire et ne pouvant imposer sa volonté face au Parlement (aristocratie et Eglise) auquel la Régence a redonné le pouvoir de veto que lui avait enlevé le Roi-Soleil et qui sabote toutes ses tentatives de moderniser l’État et ses lois sociales iniques, il cherche un dérivatif dans le libertinage et la débauche.
2010® *Nannerl, la sœur de Mozart (FR) de René Féret. – av. Marie Féret (Nannerl Mozart), David Moreau (Mozart), Clovis Fouin (le Dauphin, Louis de France), Lisa Féret (Louise de France), Adèle Leprêtre (Victoire de France), Valentine Duval (Sophie de France), Salomé Stévenin (Isabelle d’Aubusson), Océane Jubert (Marie-Josèphe de Saxe). – Mozart et sa sœur à la cour de Versailles en1746/47 : Nannerl a une relation privilégiée avec le Dauphin, fils de Louis XV, et sa sœur Louise, cf. Autriche (6.1).
2011(tv) Rani (FR) d’Arnaud Sélignac 
Son & Lumière (Alain Clert)-Rakesh Mehra/France Télévision-AT Production-Arte-France 2 (RTB 27.8.-17.9.11 / TSR1 20.11.11 / FR2 14.12.11-4.1.12), 8 x 52 min. – av. Mylène Jampanoï (Jolanne de Valcourt), Jean-Hugues Anglade (Philippe de Valcourt), Gabriella Wright (Indra), Farid Elouardi (Nadir Singh, radja de Sandrapur), Yaël Abecassis (Jeanne Dupleix), Lio (Mme Rose), Jean-Philippe Ecoffey (Joseph-François Dupleix), Rémi Bichet (Craig Walker), Pascal Demolon (Laroche), Olivier Sitruk (Ranveer Singh), Emma Reynaud (Laure de Marsac), Antoine Gouy (Charles de Bussy), Doudou Masta (Gabriel dit l'Ange Noir), Jeffrey Goldberg (Lord Robert Clive), Nina Kulkarni (la reine mère), Haarsh Nagar (Chandi), Arnaud Bedouët (Charles de Lallieu), Eric Viellard (l'amiral Bertrand de La Bourdonnais), Michaël Abitebout (Père Barthélémy), Shannti Dinnoo (Poorna).
En Auvergne en 1743. Jolanne est la fille illégitime du vieux marquis de Valcourt, qui l'a néanmoins reconnue. Elle est persécutée par Philippe de Valcourt, son demi-frère cupide et débauché, assassin de leur père commun, détrousseur d’héritage et séducteur sans scrupule. Philippe lui fait endosser le parricide et un crime de haute trahison qu'il a lui-même commis. Jolanne s'évade de prison, rejoint une bande de brigands. Marquée de la fleur de lys après avoir échappé au billot, elle est déportée aux Indes françaises, à Mahé, où elle est vendue aux enchères à une maison de prostitution dont elle devient bientôt la tenancière. Retrouvée par un séide de Philippe, elle fuit dans un village de pêcheurs, perd un temps la mémoire, la retrouve et devient secrétaire de Jeanne Dupleix, l'épouse du gouverneur de Pondichéry. Elle retrouve sa mémoire à l'arrivée de Philippe à Pondichéry où, nommé nouveau gouverneur, il pactise avec les Anglais. Le raja de Sandrapur, Nadir Singh, la sauve en la prenant comme troisième épouse: la voilà "rani", reine. La guerre anglo-française rattrape tout le monde. Aidée par Chandi, un jeune pêcheur, elle parvient à tuer Philippe au cours d'un duel mortel et à retrouver le fils du raja que le félon avait fait enlever. Les armées françaises sont écrasées; allié forcé de la France, le raja de Sandrapur meurt au combat. Après avoir échappé miraculeusement au satï (sacrifice par le feu) ordonné par sa belle-mère, Jolanne rentre en France; Laure de Marsac, l'épouse de Philippe et son amie d'enfance, l'a innocentée, et elle peut récupérer le château familial et, la paix revenue, épouser l'homme qu'elle aime, l'officier anglais Craig Walker.
L'intérêt tout relatif de cette coûteuse série est d'évoquer un conflit colonial rarement illustré au cinéma (filmé sur place), celui opposant Lord Robert Clive, le célèbre "Clive of India" de la Compagnie des Indes orientales (cf. Angleterre 8.1), et ses adversaires français, Joseph-François Dupleix (1687-1763), gouverneur général des Établissements français de l'Inde à Chandernagor, et l'ennemi personnel de ce dernier, l'amiral Bertrand de La Bourdonnais (1699-1753). La bataille sensée illustrer la déconfiture définitive de la France sur le continent indien est évoquée par le biais. Une variante d'"Angélique", divertissante et kitsch, mais avec une interprète un brin vulgaire: difficile de croire que cette demoiselle "belle, insoumise et sensuelle", certes cavalière et escrimeuse émérite, tourne la tête de tous les hommes qu'elle croise... Feuilleton d’aventures rocambolesques d’après la bande dessinée et le scénario de Jean Van Hamme, Alcante et Francis Vallès. Tournage en France (Périgord, Dordogne : châteaux de Hautefort, Lanquais, et Marzac, à Sarlat, Sergeac et Cadouin) et en Inde, au Rajasthan (fort de Junagarh à Bîkâner, Jaisalmer, Udaipur) pour un budget de 14 millions d’euros, avec 2200 figurants et 1500 costumes. La série n'atteint pas les scores d'audience espérés, un résultat correct mais décevant. - Episodes : 1. « Bâtarde » – 2. « Brigande » – 3. « Esclave » – 4. « Maîtresse » – 5. « Intouchable » – 6. « Condamnée » – 7. « Reine » – 8. « Marquise ».
2015(tv) Jean-Philippe Rameau, l'incompris magnifique / Jean-Philippe Rameau, le maître du baroque (FR) d'Olivier Simonnet
Arte France-Camera Lucida Productions (Arte 6.6.15), 92 min. - av. Philippe Villiers (Jean-Philippe Rameau), Sabine Devieilhe, Stéphane Degout, Karina Gauvin, Cyrille Dubois, Ivan Alexandre, Sylvie Bouissou, Louis Catelain, Eliane Lochot, Marc Mintowski, Raphaël Pichon, Christophe Rousset.
Docu-fiction ambitieux produit pour le 250e anniversaire de la mort de Rameau (1683-1764), le plus grand musicien français du XVIIIe siècle, un compositeur rebelle, combattif, entêté, refusant de se plier aux souhaits de la Pompadour.
2016® Outlander (Outlander: Le Chardon et le Tartan) de Metin Hüseyin, etc. (saison 2). - av. Lionel Lingelser (Louis XV). - cf. Ecosse, deuxième rébellion jacobite.
2017***L'Échange des princesses (FR/BE) de Marc Dugain
Patrick André, Charles Gillibert, Geneviève Lemal/High Sea Production-Scope Pictures-Motion Partners-France 3 Cinéma (27.12.17), 100 min. - av. Lambert Wilson (Philippe V d'Espagne), Olivier Gourmet (Philippe d'Orléans, Régent de France), Anamaria Vartolomei (Louise-Elisabeth, Mlle de Montpensier, fille du Régent), Juliane Lepoureau (Marie-Victoire, fille de Philippe V), Catherine Mouchet (Mme de Ventadour) Kacey Mottet Klein (Don Luis, fils de Philippe V), Igor Van Dessel (Louis XV), Maya Sansa (Elisabeth Farnese, reine d'Espagne), Andréa Ferréol (la Princesse Palatine, Elisabeth von der Pfalz), Thomas Mustin (le duc de Condé), Vincent Londez (le duc de Saint-Simon, ambassadeur de France en Espagne), Patrick Descamps (le maréchal de Villeroy), Gwendolyn Gourvenec (La Quadra). Didier SAuvegrain (le cardinal de Fleury), Jonas Wertz (le duc de Boufflers), Ana Rodriguez (Maria Nieves), Pedro Cabanas (le gouverneur de Don Luis).
En 1721, une idée audacieuse germe dans la tête de Philippe d'Orléans, Régent de France: Louis XV, 11 ans, va bientôt devenir roi et un échange de princesses permettrait de consolider la paix avec l'Espagne après des années de guerre et deux millions de morts. Il marie donc sa propre fille, Louise-Elisabeth, 12 ans, à l'héritier du trône d'Espagne, 14 ans, et Louis XV doit épouser la petite infante d'Espagne, Anna Maria Victoria, âgée de 4 ans. Mais l'entrée précipitée dans la cour des Grands de ces jeunes princesses, sacrifiées sur l'autel des jeux de pouvoirs, aura raison de leur insouciance. La spontanétie de la petite Marie-Victoire séduit vite la Cour aux Tuileries, mais pas son promis, qui demeure très distant. A Madrid, Louise-Elisabeth, impudente, esprit rebelle, ignore son futur époux, jeune dadais timide et sensible, provoque le clergé bigot et est prise en grippe par ses futurs beaux-parents; elle refuse de partager sa couche avec son fiancé, ayant découvert le plaisir féminin entre les bras d'une camériste, La Quadra. Phiippe V, aussi dévot que dépressif, passe par des moments de démence mystique et décide, à la stupeur générale, d'abdiquer en faveur de son fils, qui sse sent un peu dépassé. A Versailles, Louis XV est couronné à la majorité de ses treize ans, mais Marie-Victoire reste encore une enfant, bien loin de la puberté. Le jeune Condé lui conseille de la remplacer par une épouse capable de lui donner rapidement une descendance (Marie Leczinska). Alors que Don Luis commence à se faire apprécier de Louise-Elisabeth, il meurt de la variole et son père, dépité, doit remonter sur le trône. La double alliance a vécu, les deux princesses sont renvoyées dans leurs pays respectifs.
Une reconstitution brillante des cours françaises et espagnoles, du quotidien monotone et de la tyrannie de l'étiquette, une fresque d'une justesse exemplaire, des images aux éclairages et aux couleurs délicats, des portraits psychologiques d'une rare subtilité et une interprétation sans faille, avec Lambert Wilson dans un de ses rôles les plus marquants. Bref, un modèle de film historique qui frappe par son intelligence, sans effets sensationnels ni ostentation déplacée, mais parfaitement adéquat dans son propos. Tournage en Belgique dans le Brabant wallonne (château de La Hulpe), château de Beloeil (prov. Hainaut), château de Gaasbeek (Pajottenland) pour les châteaux royaux de Madrid, des Tuileries et de Versailles. Scénario de Marc Dugain et Chantal Thomas d'après le roman de Chantal Thomas, paru en 2013. Nomination aux Césars 2018 comme meilleur film étranger.

5.1. Voltaire

(François-Marie Arouet, dit Voltaire, 1694-1778). Écrivain et philosophe, figure emblématique de la France des Lumières qui combat le fanatisme religieux au nom de la tolérance et la liberté de penser.
1914® Frederick the Great (US) de Walter Edwin. - av. William West (Voltaire).
1923® Mandrin (FR) d’Henri Fescourt. – av. Bardès (Voltaire).
1924® Monsieur Beaucaire (US) de Sidney Olcott. – av. Harry Lee (Voltaire).
1926® Die Mühle von Sanssouci (DE) de Friedrich Zelnik. – av. Karl Götz (Voltaire), cf. Allemagne (8).
1927® Napoléon (FR) d’Abel Gance. – av. Martin (Voltaire).
1932® Trenck (DE) d’Heinz Paul. – av. Carl Meinhard (Voltaire), cf. Allemagne (8.2).
1933Voltaire (US) de John G. Adolfi 
Raymond Griffith/Warner Bros.-First National, 72 min – av. George Arliss (Voltaire), Doris Kenyon (marquise de Pompadour), Reginald Owen (Louis XV), Margaret Lindsay (Nanette Calas), Theodore Newton (François), Alan Mowbray (comte de Sarnac), David Torrence (Dr. Tronchin), Murray Kinnell (Emile).
Voltaire prend sous sa protection Nanette Calas, la fille du protestant Jean Calas injustement exécuté, et qui est recherchée par le comte de Sarnac, Ministre des Finances. Voltaire rédige à propos de l’affaire Calas une pièce adressée au roi qui lui vaut presque la Bastille. Utilisant sa langue acérée, il règle ses comptes avec Sarnac, le bourreau de Calas dont il révèle la trahison en faveur de Frédéric le Grand. La Pompadour applaudit. Film mis en chantier pour l’acteur britannique George Arliss, grand interprète de personnages historiques à Hollywood et à Londres (Disraeli, Hamilton, Richelieu, Rothschild, Wellington) et tourné aux First National Studios à Burbank.
1935® Anekdoten um den Alten Fritz (DE) de Phil Jutzi. – av. Karl Meixner (Voltaire).
1948® Le Diable boiteux (FR) de Sacha Guitry. – av. Maurice Schutz (Voltaire).
1954® Si Versailles m’était conté (FR) de Sacha Guitry. – av. Jacques de Féraudy (Voltaire).
1955® Si Paris nous était conté (FR) de Sacha Guitry. – av. Bernard Dhéran / Jacques de Féraudy (Voltaire jeune/adulte).
1963(tv) L’Affaire Calas (FR) de Stellio Lorenzi 
« La Caméra explore le temps » no. 35 (1e Ch. RTF 12.1.63), 145 min. – av. Pierre Asso (Voltaire), René Dary (procureur/capitoul), Henri Nassiet (Jean Calas), George Riquier (père Bourges), François Maistre (Monyer), Dominique Davray (Mme Denis), François Darbon (ministre Choiseul), Louis Arbessier (Dr. Tronchin), Alain Nobis (Saint-Florentin), Jacques Cousin (Pierre Calas), Andrée Tainsy (Jeannette), Germaine Delbat (Mme Calas), Jean Lescot (Louis Calas), Robert Bazil (abbé Laplaigne), Robert Porte (Vayssières).
1762 Toulouse : Voltaire obtient la réhabilitation d’un négociant protestant injustement exécuté, roué vif, victime de l’intolérance religieuse. « L’affaire Dreyfus » du XVIIIe siècle revu par Alain Decaux et André Castelot.
1963® Pasi spre luna (Des pas vers la lune) (RO) de Ion Popescu-Gopo. - av. Horia Serbanescu (Voltaire).
1968(tv) The Fanatics [Les Fanatiques – l’affaire Calas] (GB) de Rudolph Cartier 
« Theatre 625 », BBCtv (BBC2 29.4.68). – av. Alan Badel (David de Beaudrigue), Leonard Rossiter (Voltaire), Rosalie Crutchley (Mme Calas), John Paul (Jean Calas), Alex Scott (Maître Chalier), Cyril Shaps (Moynier, assistant de de Beaudrigue), Tom Criddle (duc de Choiseuil), Richard Caldicot (Saint-Florentin, ministre d’Etat), Hamilton Dyce (Laffiteau, « White Penitents » leader), Bernard Hepton (Dr. Tronchin), Vivienne Drummond (Mme Denis, nièce de Voltaire), Peter Macann (Wagnière, son secrétaire), Brian Osborne (Louis Calas), Paul Thompson (Pierre Calas), Matthew Long (Lavaysse), Nan Marriott-Watson (Jeanette), Pamela Cundell (Mme Durand), Gordon Faith (Bergerot), Michael Mundell (Gorse), Edwin Finn (Père Bourges).
La dramatique d’Alain Decaux et André Castelot (cf. 1963) reprise en anglais pour la BBC.
1971(tv) Einfach sterben [Simplement mourir] (DE) de Stanislav Barabas
(ZDF 24.11.71), 105 min. – av. Hans Schweikart (Voltaire), Petra Peters (Marie-Louise Denis), Gerlinde Locker (marquise de Vilette), Erik Schumann (marquis de Vilette), Ernst Jacobi (Wagnière), Hugo Lindinger (abbé Gautier). – Hébergé par le marquis de Vilette, Voltaire se meurt à Paris.
1972® (tv) Le Joueur d’échecs (FR) de Christian-Jaque. – av. Jacques Castelot (Voltaire).
1972® (tv) Talleyrand ou le Sphinx incompris (FR) de Jean-Paul Roux. – av. Renaud Mary (Voltaire).
1973(tv) Candide (GB)
« Play of the Month » (BBC 16.2.73). – av. Frank Finlay (Voltaire).
1975(tv) L’Ingénu (FR) de Jean-Pierre Marchand
(A2 17.4.75). – av. Jean-Claude Drouot, Laurence Badie, Edith Garnier, Daniel Langlet, Jean Turlier. – La société française du XVIIIe siècle découverte par un Huron (d’après un conte de Voltaire).
1976® (tv) Le Siècle des Lumières (FR) de François Villiers. – av. Claude Dauphin (Voltaire), Michel Duchaussoy (Voltaire jeune).
1977® Alzire oder der neue Kontinent (CH) de Thomas Koerfer. – av. François Simon (Voltaire).
1978*(tv) Ce diable d’homme – Voltaire (FR) de Marcel Camus
(TF1 4.5.78), 6 x 55 min. – av. Denis Manuel/Claude Dauphin (Voltaire jeune/âgé), Gérard Caillaud (Beaumarchais), Nicole Garcia (Adrienne Lecouvreur), Jean-Paul Moulinot (M. Arouet), Corinne Le Poulain (Suzanne), Michèle Grellier (duchesse de Sully), Gabriel Cattand (duc de Sully), Alix Mahieux (Ninon de Lenclos), Martine Sarcey (Emilie, marquise du Châtelet), André Valardy (Frédéric II de Prusse), Roger Carel (Keyserling), Georges Descrières (duc de Richelieu), Geneviève Grad (marquise de Pompadour), Bernard Lavalette (marquis du Châtelet), Jean Mourat (Jean-Jacques Rousseau), Jean-Claude Houdinière (Louis XV), Pierre Risch (Benjamin Franklin), William Coryn (Pierre Calas), Jean-Pierre Lugan (Louis XVI), Jeanne Colletin (Mme de Saint-Pierre), Michel Herbault (Forcalquier), Robert Benoît (Saint-Lambert).
Episodes : 1. « Le scandale et le bâton » – 2. « Contrebandier de la liberté » – 3. « Emilie contre Frédéric » – 4. « Les orages de Prusse » – 5. « Le supplicié de Toulouse » – 6. « Mourir à Paris ».
1983® (tv) Jean-Philippe Rameau ou le langage du cœur (FR) de Max Gérard. – av. Patrick Bouchitey (Voltaire).
1986® (tv) Die Torheiten des Ruhms (DE) d’Hans Dieter Schwarze. – av. Rolf Hartmann (Voltaire).
1986® (tv) Interview mit einem König (DE-RDA) d’Hubert Kreuz. – av. Winfried Wagner (Voltaire).
1987® (tv) Die Menagerie von Sanssouci (DE) de Jens Peter Behrend. – av. Friedhelm Ptock (Voltaire).
1989® (tv) Condorcet (FR/CH) de Michel Soutter. – av. Jacques Dufilho (Voltaire), cf. (6).
1992(tv) Voltaire – Rousseau (FR) de Maté Rabinovsky (tv), Jean-François Prévand (th)
(FR3 9.7.92), 90 min. – av. Jean-Paul Farré (Voltaire), Jean-Luc Moreau (Jean-Jacques Rousseau). – Ferney en octobre 1765, dialogue entre les deux philosophes.
1994(tv) L’Affaire Voltaire – 1. D’Arouet à Voltaire – 2. Entre Emilie et Frédéric – 3. De la marge au centre : Genève et Ferney (FR) de Jacques Mény 
La Sept-Arte, 3 x 55 min. – av. Christian Rist, Charles Antoine Decroix (Voltaire), Thomas Cousseau (Condorcet), Yveline Ailhaud (Mme de Graffigny), Christian Rist (narration). – 1778 Voltaire revient à Paris après 25 ans d’exil.
2001® (tv) Un cœur oublié (FR) de Philippe Monnier . – av. Aurélien Recoing (Voltaire).
2002® Mein Name ist Bach, Johann Sebastian Bach (CH/DE/GB) de Dominique de Rivaz. – av. Michel Cassagne (Voltaire).
2004® (tv) Nouvelle-France (CA/FR/GB) de Jean Beaudin. – av. Philippe Dormoy (Voltaire).
2005® (tv) E=mc2 - Einstein and World’s Most Famous Equation (GB) de Gary Johnstone. – av. Anton Lesser (Voltaire).
2007(tv) L’Affaire Calas / Voltaire et l’affaire Calas (FR/CH) de Francis Reusser 
Bel Ombre Films-Pointprod-Arte-TSR-France 3-Les Films du Triangle (TSR 4.4.07 / FR3 23.1.09), 92 min. – av. Claude Rich (Voltaire), Barbara Schulz (Marie Corneille), François Germond (Jean Calas), Pascale Rocard (Anne-Rose Calas), Michel Voïta (ministre Choiseul), Carlo Brandt (David de Beaudrigue), Antoine Basler (Monyer), Pierre Mifsud (Audibert), Etienne Draber (Saint-Florentin), Edmond Vullioud (Louis XV), Anne Martines (Mme de Pompadour), Armen Godel (cardinal de Bernis), François Landolt (Fyot de La Marche), Philippe Vuilleumier (Frédéric II de Prusse), Elzbieta Jasinka-Maeder (la tsarine Catherine II), Olivier Perez (Pierre Calas), Gary Gilet (Louis Calas), Pierre Arbel (Maître Carrière), Jean-Pierre Marceau (abbé Millassau).
Une reconstitution honnête de l’affaire, film de commande tourné en Suisse (Genève, Coppet, château de Ferney) par un des anciens tenants de la « nouvelle vague » helvétique.
2007(tv) Divine Émilie (FR) d’Arnaud Sélignac 
Françoise Castro-France 3 (FR3 29.12.07) 100 min. – av. Léa Drucker (Émilie du Châtelet), Thierry Frémont (Voltaire), Aurore Clément (duchesse de Saint-Pierre), Philippe Lefebvre (marquis du Châtelet), Sophie Broustal (Mme du Deffand), Olivier Sitruk (Maupertuis), Alain Doutey (baron de Breteuil).
Les amours tumultueuses de la marquise du Châtelet (1706-1749), libertine frondeuse, érudite, éprise de science, traductrice des écrits de Newton, et de Voltaire, rentré à Paris après un long exil. Tournage aux châteaux de la Grange à Thionville, de Châtelet à Cirey et à Nancy. (D’après la biographie d’Elisabeth Badinter.)
2011® (tv) Louis XVI, l’homme qui ne voulait pas être roi (FR) de Thierry Binisti. – av. Roland Copé (Voltaire).
2011(vd) L’Affaire du chevalier de La Barre (1765) (FR) de Ghislain Vidal 
série « Les Procès de l’Histoire » no. 3, Injam Productions (Marc Andréani)-Cinaps Télévision-Toute l’Histoire, 52 min. – av. Yves Carnevalis (Voltaire), Guillaume Bienvenu (François-Jean Lefèbvre, dit le chevalier de La Barre), Patrice Bornand (Duval de Soicourt, maire et juge d’Abbeville), Cécile Sanz de Alba (Mme Feydeau, abbesse de Willancourt).
A Abbeville, un jeune homme de 18 ans est accusé d’avoir fait des entailles à un Christ en bois. Il est arrêté pour blasphème et risque torture et mort. Voltaire le défend avec succès. Le dernier procès pour blasphème de l’histoire de France. Docu-fiction.
2012® (tv) Friedrich : ein deutscher König (Frédéric II, roi de Prusse) (DE) de Jan Peter. – av. Karl Walter Sprungala (Voltaire), cf. Allemagne (8).