VI - EUROPE CENTRALE ET DE L’EST, BALKANS, TURQUIE et invasions mongoles

6. LES TURCS À LA PORTE DE L’EUROPE

Kara Murat encerclé par les perfides soldats de Byzance (Cüneyt Arkin dans « Kara Murat : Kara Sövalyeye Karsi », (1975)¨.

6.6. Héros populaires turcs : Kara Murat, Malkoçoglu, Karaoglan, Battal Gazi, etc.

« KARA MURAT », bande dessinée de Rahmi et Abdullah Turan
Les aventures de « Murat le Noir », un garde du corps du sultan Mehmed II au XVe siècle, espion janissaire chargé des missions les plus périlleuses. Adaptations de la bande dessinée écrite par le journaliste Rahmi Turan (sous le pseudo Rahmi Muratoglu) et en partie dessinée par Abdullah Turhan, parues dans le journal « Günaydin » et « Sözcü » de 1971 à 1992. Le populaire acteur kurde Cüneyt Arkin incarne 11 fois le héros à l’écran ; il jouera aussi 7 fois Malkoçoglu, 4 fois Battal Gazi et une fois Koröglu (cf. infra).
Nota bene : sorti en 1972, Istanbul kabadayisi Kara Murat [=Kara Murat, l’homme fort d’Istanbul] (TR) de Kemal Kan, avec Serdar Gökhan, est un film policier qui se déroule en Turquie au XXe siècle.
1972Kara Murat : Fatih’in Fedaisi [=Murat le Noir, le janissaire de Mehmed II] (TR) de Natuk Baytan
Türker Inanoglu/Erler Film (Istanbul), 110 min./83 min. – av. Cüneyt Arkin (Kara Murat et son frère aîné), Hale Soygazi (Angela / Zeynep), Turgut Özatay (Vlad III Tepes), Bora Ayanoglu (le sultan Mehmed II), Mualla Omay (la reine Lucia), Erol Tas (Mihail), Atif Kaptan (Hamza Pacha), Kayhan Yildizoglu (Johan), Yusuf Sezer (Papesko), Atilla Ergün (Nikol), Süheyl Egriboz. – Les amours mouvementés entre Kara Murat, Murat le Noir, et Angela la Byzantine, récit dans lequel apparaît le charmant voïvode Vlad III Tepes de Valachie dit Vlad l’Empaleur (1431-1476), prince valaque qui abhorre les Turcs et servit de modèle historique au vampire Dracula que Kara Murat est chargé de combattre. Kara Murat s’est distingué en affrontant les Byzantins avec ses cavaliers et doit à présent protéger le jeune Mehmed II qu’Orhan Çelebi, frère aîné du sultan Mehmed I, cherche à éloigner du trône. La série est tournée aux studios d’Acar Film.
1973Kara Murat : Fatih’in Fermani [=Sur ordre du sultan] (TR) de Natuk Baytan
Türker Inanoglu/Erler Film (Istanbul), 88 min. – av. Cüneyt Arkin (Kara Murat), Hale Soygazi (Angela), Turgut Özatay (Vlad III Tepes), Süheyl Egriboz (Angelo), Bora Ayanoglu (le sultan Mehmed II), Atif Kaptan (Constantin XI, empereur de Byzance), Erol Tas (Mihal), Meral Orhonsay (la princesse Julia), Melda Sözen (la princesse Hélène), Kenan Pars (Nikol), Atilla Ergün, Kayhan Yildizoglu.
Le sultan Mehmed II aime la princesse Irène de Byzance, mais son père Nikol refuse toutes ses propositions. Lorsque Byzance est prise par les Ottomans, Nikol tue sa fille et se retranche avec sa flotte sur l’île de Lesbos, tandis que Vlad III Tepes de Valachie, qui tient le frère du héros en son pouvoir, massacre des villages turcs. Kara Murat est chargé de mettre fin à ses activités sanglantes et de venger la belle Irène.
1974Kara Murat : Ölüm Emri’ [=Ordre de mort] / Kardes Kani [=Le Sang du frère] (TR) de Natuk Baytan
Türker Inanoglu/Erler Film (Istanbul), 85 min./73 min. – av. Cüneyt Arkin (Kosta Kanelli alias Kara Murat), Bora Ayanoglu (le sultan Mehmed II), Feri Cansel (la princesse Olimpia), Melek Ayberk (Zeynep Kosta, sa servante), Turgut Özatay (Zaganos Pacha), Hulusi Kentmen (le sultan Murad II), Atif Kaptan (Çandarli Halil Pacha), Atilla Ergün (cdt. Laskaridis), Yildirim Gencer (le tavernier Barbayani/Sinan Bey), Bülent Kayabas (le prince Sehzade Orkhan), Kayhan Yildizoglu (Constantin XI, empereur de Byzance).
Ayant vengé son frère jumeau assassiné, Kara Murat se rend à Byzance où l’empereur Constantin XI cherche à remplacer le jeune prince Mehmed par son cousin, le prince Sehzade Orkhan, otage turc volontaire à sa cour et qui va se ranger du côté des assiégés pour défendre sa capitale. Si Orkhan devient sultan, cela signifie la mort de Mehmed. Kara Murat se présente devant l’empereur sous l’identité du mercenaire Kosta Kanelli, est intégré à la garde d’Orkhan et, beau garçon, trouble sa maîtresse, la princesse Olimpia, destinée à partager le trône ottoman avec son amant. Olimpia se rend à Manisa pour séduire le futur Mehmed II et le tuer avec le poison dans sa bague. Kara Murat arrive à temps pour lui faire ingurgiter la boisson mortelle qu’elle destinait au futur monarque. La tentative d’assassinat incite Mehmed une fois monté sur le trône à s’emparer de Byzance et faire ensuite exécuter Orkhan.
1975Kara Murat : Kara Sövalyeye Karsi’ [=Murat le Noir contre le Chevalier Noir] (TR) de Natuk Baytan
Türker Inanoglu/Erler Film (Istanbul), 67 min. – av. Cüneyt Arkin (Kara Murat / Marcos), Mualla Omay (la princesse byzantine), Bora Ayanoglu (le sultan Mehmed II), Reha Yurdakul (Karaca Pacha, père de Rumelia), Burçin Dogu (Rumelia, sa fille), Turgut Özatay (Carlos, prince byzantin), Hayati Hamzaoglu (Akinci Ömer Bey), Atilla Ergün, Yavuz Selekman, Ihsan Gedik, Aydin Haberdar.
Le prince byzantin Carlos tue le père de Kara Murat et enlève le frère jumeau de ce dernier, rebaptisé Marcos, pour en faire un Chevalier Noir et l’envoyer combattre les Turcs. Le sultan Mehmed II charge son fidèle janissaire de sauver Karaca Pacha, capturé par les chrétiens. Ayant réalisé que Marcos est son frère qui lui ressemble à s’y méprendre, Murat se fait passer pour lui dans le palais du prince Carlos et y sauve les prisonniers turcs. De son côté, Marcos envisage d’assassiner Mehmed II, mais en étant témoin du supplice de sa propre mère torturée à mort par les Byzantins, il est envahi par des souvenirs d’enfance, retrouve sa réelle identité et, quoique grièvement blessé, se range du côté de son frère. Il décède peu après. Fou de rage, Murat tue Carlos et incendie son palais avec tous ses habitants. Happy end.
1976Kara Murat : Seyh Gaffar’a Karsi’ (Karamurat, le vengeur) [=Murat le Noir contre le cheikh Gaffar] / Kara Murat, la belva dell’Anatolia / Karamurat – sein Kungfu ist tödlich (TR/IT/DE) de Natuk Baytan et Herb Al Bauer [=Ernst Hofbauer]
Türker Inanoglu, Zeljko Kunkera/Erler Film (Istanbul)-Cine Drago-Film Allianz, 88 min. – av. Cüneyt Arkin (Kara Murat), Daniela Giordano (Zeynep/Suleima), Pasquale Basile (le cheikh Gaffar/Mustapha), Bora Ayanoglu (le sultan Mehmed II), Turgut Özatay (Eskiya Abdo/Ali Baba), Sidney Ritchie, John Thirty, Serçin Erdem, Yavuz Selekman, Hüseyin Alp, Kadir Savin, Atilla Ergün. – En l’an 1456, le sultan Mehmed II décide d’étendre les frontières de son empire à l’est, sur les terres des turcomans d’Aq Qoyunlu. Près de Kharput, il se heurte à la résistance du cheikh Gaffar, dictateur d’une secte hérétique sous cocaïne qui emprisonne les ambassadeurs ottomans. Murat est chargé d’éliminer le félon tout en affrontant entre autres les voleurs d’Ali Baba et des marchands de drogue chinois experts en Kung-Fu. Le tâcheron viennois Ernst Hofbauer, grand spécialiste germanique de sexe & karaté, participe à la réalisation de cette coproduction avec l’Europe.
1977Kara Murat : Denizler Hakimi [=Le Maître des mers] (TR/IT) de Natuk Baytan
Türker Inanoglu/Erler Film (Istanbul)-Acar Film, 84 min. – av. Cüneyt Arkin (pacha Kara Murat), Sevda Karaca (la femme pirate Maria), Piero Fabiani (le Pirate Noir), Hüseyin Baradan (le pirate Vargas), Turgut Özatay (l’amiral Yunus Pacha), Kayhan Yildizoglu (Chios Nikolas), Atilla Ergün (Alvarez), Süheyl Egriboz et Kudret Karadag (des pirates), Bora Ayanogluo (le sultan Mehmed II). – Alors qu’il rentre à Istanbul avec impôts et butins collectés, le navire de l’amiral Yunus Pacha est arraisonné par la flotte du Pirate Noir qui confisque tout et emprisonne le commandant ; le pirate est un protégé du prince Nikolas de Kos qui rançonne des villages turcs. Chargé de sauver l’amiral, Kara Murat se fait jeter en prison où il apprend de quatre prisonniers pirates qu’il aide à fuir où se situe le repaire du bandit. Il s’introduit dans le château où, avec l’aide de la femme-pirate Maria qui l’aime, il parvient à sauver l’amiral, incendier la flotte des bandits et tuer le Pirate Noir. – GB : Kara Murat, the Ruler of the Seas.
1978Kara Murat : Devler savasiyor [=Bataille de géants] (TR) de Natuk Baytan
Türker Inanoglu/Erler Film (Istanbul), 84 min. – av. Cüneyt Arkin (Kara Murat), Canan Perver, Tanju Gürsu (Mahmut Bey), Sümer Tilmaç (le sultan Mehmed II), Reha Yurdakul (l’aide du sultan), Hulusi Kentmen (le Grand Vizir Mahmud Pacha), Atilla Ergün (Tugrul Bey), Mehmet Yagmur (Omar), Kadir Savun (l’imam Hassan Hüseyin), Kayhan Yildizoglu (un Byzantin), Mümtaz Ener (le pacha Rum Kani), Nejat Gürçen (un Byzantin). – Le Grec Kani Pacha assassine le gouverneur ottoman de Mora et proclame son frère Davut roi, mais Kara Murat le réduit à l’impuissance.
2014Kara Murat : Mora’nin Atesi [=Le Feu de Mora] (TR) de Murat Derman et Chris Roche
av. Fatih Usta (Kara Murat), Nefise Karatay (Nur), Bahadir Sari (Talus), Sendogan Öksüz (Yusuf), Hakan Ural, Kerem Alisik, Suna Selen, Hüseyin Köroglu, Pinar Zeybek. – Film inachevé.
2015Fatih’in Fedaisi Kara Murat [=Murat le Noir, le janissaire de Mehmed II] (TR) d’Aytekin Birkon
Murat Usta, Halil Ibrahim Usta/Es Yapim (Istanbul), 106 min. - Av. Fatih Usta (Kara Murat), Bahdir Sari (Talus), Nezih Isitan (Constantin XI, empereur de Byzance), Ceyda Teliler (la princesse Tanya), Ömer Faruk Hakeri (le sultan Mehmed II), Nefise Karatay (Nur), Korkmaz Polat (Omer Pacha), Mehmet Emin Urundas (un prêtre), Kaan Erkam, Cem Baza. – Le vaillant guerrier Kara Murat est engagé en Serbie où s’affrontent les Ottomans et les Byzantins tout en étant témoin des intrigues de cour, le prince Orhan Çelebi/Sehzade Orkhan (1412-1453), frère aîné du sultan Mehmed I, visant le trône qui incombe au futur Mehmed II et menaçant de provoquer un soulèvement en Anatolie contre ce dernier.


« MALKOÇOGLU », bande dessinée d’Ayhan Basoglu
Aventurier de l’Empire ottoman du XVe siècle au service des sultans Mehmed II, Bayazid II et Sélim Ier. Surnommé « le roi des montagnes », à cheval sur son destrier Karakiz et flanqué de son fidèle compagnon Ejder, ce héros sarcastique et polyglotte est issu des bandes dessinées écrites et dessinées par Ayhan Basoglu (1928-1993), parues à partir d’octobre 1964 dans le magazine « Cumhuriyet ».
1966Malkoçoglu (TR) de Süreyya Duru
Naci Duru/Duru Film (Istanbul), 96 min. – av. Cüneyt Arkin (Malkoçoglu Ali Bey), Selma Güneri (la princesse Ilona), Semih Sergen (le prince Lazar), Gülbin Eray (Belushi), Yilmaz Koksal (Ejder), Nurtekin Odabasi (le sultan Mehmed II), Leman Öztük (la reine Irène), Tuncer Necmioglu (Ishak Pacha), Kayhan Yildizoglu (le prince Greguvar), Toron Karacaoglu (Mehmed Pacha), Selalhattin Içsel (le vizir).
Après le décès du roi de Serbie, ses deux fils se font la guerre. Lazar, le cadet, cherche à usurper le pouvoir alors que sa mère a dissimulé la couronne sacrée. Le sultan Mehmed II charge son meilleur guerrier Malkoçoglu de réinstaurer l’héritier légitime du trône par l’épée. Tournage (comme tous les épisodes suivants) au Studio Duru Film.
1967Malkoçoglu - Krallara Karsi [=Malkoçoglu contre les Vovoïdes] (TR) de Sürreyya Duru et Remzi A. Jöntürk
Naci Duru/Duru Film (Istanbul), 100 min. – av. Cüneyt Arkin (Malkoçoglu Ali Bey), Sezer Güvenirgil (Yolanda), Yildirim Gencer (Vlad III Tepes), Yilmaz Koksal (Ejder), Kaat Batur, Atilla Sarar, Remzi Jöntürk, Ahmet Kostarika, Behçet Nacar, Selma Güneri, Tanju Gürsu, Birsen Ayda, Kayhan Yildizoglu, Ferhan Tanseli, Semih Sergen, Gülbin Eray. – Lorsque Malkoçoglu revient d’une expédition militaire au Péloponnèse, il constate que son village a été incendié et que sa femme et ses hommes ont été massacrés par le monstrueux vovoïde de Valachie Vlad III Tepes Dracul, dit l'Empaleur (1430-1476), tandis que son fils a été enlevé. Avec son fidèle compagnon d’armes Ejder, le guerrier se venge en tuant l’Empaleur et en sauvant son propre rejeton. La musique des Contes d’Hoffmann d’Offenbach accompagne les acrobaties du héros.
1967Akbulut Malkoçoglu ve Karaoglan’a karsi [=Akbulut contre Malkoçoglu et Karaoglan] (TR) de Mehmet Aslan
Yasar Tunali/Topkapi Film (Istanbul), 77 min. – av. Sami Tunç (Malkoçoglu), Tmer Yigit (Akbulut), Figen Say (Kark Hatun), Nuran Aksoy (la princesse Cinli), Tuncer Necmioglu (Bozatir), Devlet Devrim (Hanci Kiz), Baki Tamer (Nogay), Alp Aslan (Karaoglan), Özcan Bilge (Cinli Danisman), Kerem Mertoglu (Göktürk Kumandam). – Malkoçoglu se mesure à son rival Karaoglan.
1968Malkaçoglu - Kara Korsan [=Malkaçoglu contre le Corsaire Noir] (TR) de Sürreya Duru et Remzi A. Jöntürk
Naci Duru/Duru Film (Istanbul), 88 min. – av. Cüneyt Arkin (Malkoçoglu), Nebahat Çehre (la princesse Dominique Elena), Tanju Gürsu (le prince Lucio), Birsen Ayda (Anna de Cordoue), Kayhan Yildizoglu (Rahip), Behçet Nacar, Ferhan Tanseli, Sevgi Can, Remzi Jöntürk, Nuri Candas, Leman Özipek. – Ayant suivi impuissant le sort du malheureux prince Cem Sultan au Saint-Siège en Italie (1495), Malkoçoglu affronte des corsaires chrétiens et combat les bourreaux de l’Inquisition espagnole.
1969Malkaçoglu - Akincilar Geliyor [=Les Patriotes à l’attaque !] (TR) de Sürreya Duru et Remzi A. Jöntürk
Naci Duru/Duru Film (Istanbul), 77 min. – av. Cüneyt Arkin (Malkoçoglu), Esen Püsküllü (la princesse Béatrice de Hongrie), Feri Cansel (Melike), Meltem Mete (Maria), Kayhan Yildizoglu (Philippe), Behçet Nacar (Nicola), Adnan Mersilni (Balaban), Leman Öztürk. – Un prince byzantin enlève un gouverneur serbe et s’apprête à épouser de force la princesse Béatrice, fille du roi de Hongrie, afin d’affaiblir l’empire ottoman. Mais, heureusement, Malkoçoglu veille.
1969Malkoçoglu ve Cem Sultan [=Malkoçoglu et le prince Zizim] / Sarzamin Delavaran / Serzemin-e Delaveran (TR/IR) de Remzi Jöntürk et Hasan Sasanpour
Naci Duru, Mehdi Missaghieh/Duru Film (Istanbul)-Misaghye Studio (Teheran)-Murat Film, 82 min. – av. Cüneyt Arkin (Malkoçoglu), Gulnaz Huri (Melek), Cihangir Gaffari (le prince Cem Sultan/Zizim), Feri Cansel (la gitane), Behcet Nacar (Amolka), Suzan Avci (Zühre), Odzemir Han (Seytan Omerro), Ayton Sert (Hanci Igor), Aytekin Akkaya (Akinci), Levent Çakir, Adnan Mersinli (Öküz Adli), Niyazi Vanli. – Malkoçoglu cherche vainement à protéger le prince ottoman Cem/Zizim/Djem Sultan (1459-1495), fils malheureux de Mehmed II, écarté du pouvoir par son frère Beyazit/Bajazet II. Ayant été vaincu sur le champ de bataille, Cem Sultan prend la fuite et se cache provisoirement chez Malkoçoglu. Otage de prix réfugié en France puis en Italie, Cem est ensuite remis au Saint-Siège où il sera empoisonné. Premier film de la série en couleur, coproduit avec l’Iran. - Tournage à Istanbul, Yalova, Bursa et Edirne.
1971Malkoçoglu - Ölüm Fedaileri [=Les Combattants de la mort] (TR/IR/PK) de Remzi A. Jöntürk
Naci Duru/Duru Film (Istanbul)-Murat Film 81 min. – av. Cüneyt Arkin (Malkoçoglu), Leyla Selimi [=Lili Rezvani] (la princesse serbe Elza), Oya Peri (Elen), Talat Hüseyin (Polat), Tuncer Necmioglu (le prince Arnold), Ahmet Danyal Topatan (Gökçe), Yasar Güçlü (Roderick), Aydin Tezel (Don Castillas), Kamyab Kasravi (Koca Kurt Samsa), Adnan Mersinli (Ilbey), Hakan Bahadir (Zorbey), Yaman Coskun (le prince Enrico), Yusuf Sezer (Sandor), Haydar Karaer (Sirp Krali). – Un groupe de mercenaires ottomans menés par Malkoçoglu escortent la princesse serbe Elza et sa demoiselle d’honneur Elen qu’Arnold, un prince franc, tente d’enlever.
1972Malkoçoglu – Kurt Bey (TR) de Süreyya Duru
Naci Duru/Duru Film (Istanbul), 89 min. – av. Serdar Gökhan (Malkoçoglu Kurt Bey / Dogan Bey), Perihan Savas (Muslu’nun Torunu), Hayati Hamzaoglu (Muslu), Tufan Giray (le prince Mourad), Tuncer Necmioglu (Mahmut), Kayhan Yildizoglu (le duc d’Alvarez), Nedret Güvenç (Ana Hatun), Anuska (la princesse Maria), Yavuz Selekman (Derbent Köylüsü), Haldun Ergüvenç (Soliman le Magnifique), Cemal Gonca (Ahmed Pacha). – Dans cet ultime épisode de la série, la vedette en titre Cüneyt Arkin est absente – et pour cause : son héros Malkoçoglu Ali Bey meurt à Caldiran après avoir récupéré le trésor de son adversaire Cassetti. Le prince Mourad, neveu du sultan Sélim Ier, fait enlever Malkoçoglu Dogan Bey, un des fils de Malkoçoglu, mais son frère cadet, le prince Kurt Bey, livre le félon à Soliman le Magnifique. - Titre international : Malkoçoglu, the Wolf Master.


« KARAOGLAN », bande dessinée de Suat Yalaz
Héros de bande dessinée crée par le dessinateur Suat Yalaz (1932-2020). En Anatolie aux XIIe-XIIIe siècles, sous le règne de Gengis Khan, un jeune redresseur de torts turc ouïghour (mais à la physionomie caucasienne) descendu des montagnes d’Altaï défend ses compatriotes écrasés sous le joug des Mongols ; son nom signifie « enfant noir » en raison de sa chevelure noire. Une longue suite d’aventures parues dans le journal « Aksam » et publiées sur près de deux générations, 80 récits de 1962 à 2000 ; en France, le héros prend le nom de Changor, puis Kébir (aussi en Angleterre). Dès 1965, l’auteur réalise et produit lui-même 5 adaptations cinématographiques de son héros.
1962Çengiz Han’in Hazineleri (Karaoglan) [=Les Trésors de Gengis Khan] (TR) d’Atif Yilmaz
Yeril Film, 93 min. – av. Orhan Günsiray (Karaoglan), Öztürk Serengil (Houlagou Khan), Fatma Girik (Cavdar Tarlasi), Aysel Tanju (Ates Parçasi), Atif Kaptan (Tokta Bey), Sami Hazinses (Kazgagasi Çakir), Mümtaz Ener (Sagatay Khan, petit-fils de Gengis Khan), Tülay Akatlar (Tolunay, sa fille), Fatma Girik, Nuri Altinok (Otsukarci), Sami Hazinses, Atilla Tokatli, Ece Han, Hüseyin Satirli.
À la mort de Gengis Khan, celui-ci est enseveli avec ses trésors dans un lieu inconnu de ses fils. Une course à la sépulture commence et Karaoğlan dit à tout le monde qu'il trouvera la tombe, qu'il gagnera un nom et qu'il prendra pour femme la belle Tolunay, fille convoitée de Sağatay Khan, un petit-fils de Gengis Khan... Remake en 1972. Titre international : Treasures of Genghis Khan.
1965Karaoglan - Altay’dan Gelen Yigit [=Karaoglan, le brave d’Altaï] (TR) de Suat Yalaz
Suat Yalaz/Olcay Prodüksiyon (Istanbul), 90 min. – av. Kartal Tibet (Karaoglan), Tülin Elgin (Ülger), Ahmet Danyal Topatan (le chef mongol Camoka/Djamoka), Mehmet Ali Akpinar (Balaban), Orhon Murat Ariburnu (Gurhan), Atilla Sarar (Gengis Khan), Ayfer Feray (l’épouse de l’aubergiste), Reha Yurdakul (Baybora, père de Karaoglan), Gürbüz Tansever (Yargocak), Yavuz Selekman (Melik Khan), Sevinç Pekin (Ecem), Hasan Ceylan (Ahed).
Le courageux guerrier et archer Karaolglan s’en prend à Gurhan de Kashgar, le chef local qui a massacré ou dispersé sa famille. En se vengeant, il entend que son père Baybora - qu’il n’a jamais connu - serait toujours en vie. En route avec son fidèle compagnon Balaban, il s’éprend d’Ülger, une jeune Turque que convoite le libidineux Gurhan de Kashgar pour son harem personnel, « refuge » constitué de toutes les beautés du pays. Karaoglan se bat en chemin avec le cruel Djamoka, un guerrier mongol sans foi ni loi qu’il vainc mais qui va devenir, aux cours des aventures, son principal adversaire. Puis, ayant récupéré Ülger, il apprend que son père est à Byzance… Premier film de la série réalisé par Suat Yalaz, l’auteur de la bande-dessinée, en noir et blanc.
1965/66Karaoglan - Baybora’nin Oglu [=Karaoglan, fils de Baybora] (TR) de Suat Yalaz
Suat Yalaz/Olcay Prodüksiyon (Istanbul), 67 min. - av. Kartal Tibet (Karaoglan), Emel Turgut (la religieuse Bérénice), Engin Inal (Toro), Sevinç Pekin (Irène), Reha Yurdaki (Baybora, père de Karaoglan), Hüseyin Peyda (Portus), Yavuz Selekman (Küçük Sezar), Ali Sen (le Père Fokas), Mehmet Ali Akpinar (Balaban), Ergun Köknar (Alexandros, co-empereur de Byzance, 870-913), Ahmet Sert (le maréchal-ferrant), Selahattin Geçgel (Geçgel).
Karaoglan débarque à Byzance, accompagné de son ami Balaban, dans l’espoir de retrouver son père Baybora. En chemin, il croise le fer avec Toro, un guerrier au service de Baybora, devenu chef d’une bande de hors-la-loi ennemis des Byzantins. En combattant ce dernier (dont il ignore encore l’identité), Karaoglan est grièvement blessé, puis soigné par le Père Fokas et la religieuse chrétienne Bérénice ; ces derniers cherchent à utiliser le vaillant guerrier pour éliminer Baybora – mais père et fils se rapprochent sans le savoir… Suite du film précédent, tournée en noir et blanc dans le quartier Iznik de Bursa.
1966Karaoglan - Çamoka’nin Intikami [=La Vengeance de Djamoka] (TR) de Suat Yalaz
Suat Yalaz/Olcay Prodüksiyon (Istanbul), 80 min. - av. Kartal Tibet (Karaoglan), Figen Say (Almila), Yavuz Selekman (Erimcan), Ahmet Danyal Topatan (le chef mongol Camoka/Djamoka), Recep Filiz (Calik), Elif Inci (Gülkan), Selahattin Geçgel, Cemal Konca, T. Fikret Uçak, Cemal Gonka.
Le bandit mongol Djamoka, l’assassin du père de la femme qu’aime Karaoglan, a juré de se venger de son courageux adversaire qui a dispersé sa petite armée. Il tue traîtreusement le célèbre guerrier Berkyaruk et fait croire à Almila, fille du malheureux, que c’est son fiancé Karaoglan qui l’a tué. Almila se joint à la canaille pour venger son père, les Mongols déciment les villages turcs pour dénicher le criminel. Ce dernier est emprisonné dans la grotte des lépreux par Djamoka et ses sbires… Bande fauchée en noir et blanc.
1967Bizansli Zorba [=Le Byzantin brutal] (TR) de Suat Yalaz
Suat Yalaz/Olcay Prodüksiyon (Istanbul), 67 min. – av. Kartal Tibet (Karaoglan), Yavuz Selekman (Berbriks), Esen Püsküllü (Eleni), Tanju Gürsu (Manuel Vasilias Ier, empereur byzantin), Reha Yurdakul (Baybora), Devlet Devrim (Sofia), Nurhan Nur (Kitya), Birsen Ayda (fille de taverne), Altan Günbay (le gén. Akilas), Muammer Gözalan (le sénateur Eglon). – L’affrontement sanglant entre Karaoglan et Manuel Vasilias Ier, empereur de Byzance, un satrape cruel et coureur de jupons qui prend plaisir à tuer brutalement ses adversaires dans l’arène. Lorsque le capitaine Viktor lui demande la permission de se marier avec Eleni, le tyran décide de le tuer et de violer la jeune fille. Eleni s’échappe du palais et se cache. Après avoir écouté son histoire, Karaoglan et Aybora décident de se rendre à Constantinople où ils affrontent le satrape et finissent par le tuer dans les souterrains du palais. La musique est en partie celle d’Alex North, piquée à Cleopatra de J. L. Mankiewicz !
1967Karaoglan - Yesil Ejder [=Karaoglan contre Dragon Vert] (TR) de Suat Yalaz
Suat Yalaz/Olcay Prodüksiyon (Istanbul), 70 min. – av. Kartal Tibet (Karaoglan), Cenih Orkan (Yaver), Recep Filiz (Çalik), Tülay Erdeniz (la princesse chinoise Sung), Behçet Nacar (Yesil Ejder, le Dragon Vert), Buket Sokollu (Bige), Süleyman Turan (Ming Tien, fiancé de Sung), Yusuf Çagatay (Köylü).
La princesse chinoise Sung ignore l’existence de son père. Caché derrière un masque terrifiant et portant le nom de « Dragon vert », celui-ci pille les villages turcs avec ses brigands asiatiques et enlève les jeunes filles. Mais Karaoglan, le cauchemar des Mongols, veille.
1967Akbulut: Malkoçoglu ve Karaoglan’a Karsi [=Akbulut contre Malkoçoglu et Karaoglan] (TR) de Mehmet Aslan
Yasar Tunali/Topkapi Film, 77 min. – av. Tamer Yigit (Akbulut), Figen Say, Nuran Aksoy, Tuncer Necmioglu, Devlet Devrim, Baki Tamer, Lutfu Engin, Bilal Inci, Yasar Sener. – Trois héros de bande dessinée s’affrontent. Film à peine distribué. Quant à Karaoglan’in Kardesi Sargan [=Sargan, le frère de Karaoglan] (TR) de Suat Yusuf, avec Tarik Tibet (Sargan), annoncé en 1968, c’est un projet probablement inabouti ou resté inachevé.
1968Çamoka’nin Dönüsü [=Le Retour de Djamoka] (TR) de Suat Yalaz
Olcay Prodüksiyon, 68 min. – av. Kartal Tibet (Karaoglan), Ahmet Danyal Topatan (Djamoka), Gülgün Erdem (Bortay), Yavuz Selekman (Emircan), Gülgün Ok (Nazli), Recep Filiz (Calik), Mehmet Ali Akpinar (Balaban), Ihsan Yüce (Munzur). - Un épisode privé de son héros en titre : Un herboriste et médecin guérit Djamoka, épuisé par ses combats contre Karaoglan. Ce dernier tue son bienfaiteur et s’en prend au campement d’Emircan où il enlève son épouse, mais Calik sauve la situation.
1969Karaoglan – Samara Seyhin Kizi / Bint al-Sheikh [=Karaoglan et la fille du Cheikh] (TR/EG/LB) de Suat Yalaz
Suat Yalaz/Olcay Prodüksiyon (Istanbul), 64 min. – av. Kuzey Vargin (Karaoglan), Semira Tewfik (Samara, fille du cheikh), Altan Günbay (Mercan), Hasan Ceylan (Abbas), Oya Peri (Kutül Kulüp), Imad Hamdi (le cheikh Hisam), Mine Soley (Enise), Kaan Yalaz (Ahmet), Gamze Öz (Samatulayz). – Une coproduction turco-égypto-libanaise pour illustrer la lutte de Karaoglan, amoureux de la fille d’un cheikh.
1969Karaoglan’in Kardesi Sargan – Itikam Fedaisi [=Sargan, le frère de Karaoglan – Sacrifice de vengeance] (TR) de Suat Yusuf
Venüs-Adas Film Abdülkeri Uzun, 91 min. – av. Tarik Tibet (Sargan et son frère Karaoglan), Danyal Topatan (Djamoka), Turgut Özatay, Sami Hazinses, Esen Püsküllü, Ferhan Tanseli.
1972Karaoglan Geliyor - Çengizhan’in Hazineleri [=Karaoglan à la rescousse : Le trésor de Gengis Khan] (TR) de Mehmet Aslan
Nahit Ataman/Tuna Film-Arzu Film (Istanbul), 90 min. – av. Kartal Tibet (Karaoglan), Meral Zeren (Cavdar Tarlasi), Ahmet Mekin (Otsukarci), Ceyda Karahan (Tolunay, fille de Sagatay Khan), Zeki Alasya (Çalik). – En 1227, réalisant que sa mort approche, Gengis Khan élabore un plan pour empêcher ses héritiers de se disputer ses terres et bien. Il demande à ses hommes les plus fidèles, Tokta et Otsukarci, d’enterrer le trésor convoité avec lui. Mais Tokta trahit son compère et massacre la tribu du Khan, tue la femme d’Otsukarci et kidnappe son fils Karaoglan. Caché par un aubergiste, ce dernier vengera sa mère et récupérera le trésor quand il sera grand. Remake de 1962.
2002(tv) Karaoglan (TR) télésérie de Cem Akyoldas, Erdogan Engin, Çeytin Inanç, Abdullah Oguz
Abdullah Oguz/Ans Production (20.9.02), 7 épisodes. - av. Kaan Urgancioglu (Karaoglan), Serdar Gökhan (Baybora, son père), Tuba Unsal (Bayirgülü), Özem Tekin (la princesse Zenka), Haldun Boysan (Hanci Cemsit), Simer Tilmaç (Balaban), Hasan Yalnizoglu (Camoka), Engin Inal (Baysungur), Sevval Sam (Ece Hatun), Evrim Solmaz (le sultan Yeter).
Karaoglan fait son entrée sur le petit écran avec cette télésérie maladroitement bricolée, exploitant la nostalgie du cinéma populaire turc d’antan, les origines du justicier invincible sont reprécisées et le héros lui-même « modernisé » en gentil adolescent. Alors que Karaoglan était encore bébé, sa mère Ecem Sultan a été tuée par un seigneur cruel nommé Gurhan de Kashgar. Son père Baybora a été jeté en prison. Karaoglan enfant est confié à Baysungar qui entraîne les futurs guerriers de Gengis Khan. Devenu adulte, entouré de ses compagnons de fortune Çalik, Balaban et Bayirgülü (voleuse et maîtresse du héros qui apparaît pour la première fois dans un film), Karaoglan décide de faire la chasse à l’assassin de sa mère. La tâche n’est pas aisée, car la princesse Zenja, reine du Mal dotée de pouvoirs surnaturels, sauve à chaque fois Gurhan des mains de Karaoglan : de quoi nourrir sept épisodes très vite oubliés.
2013Karaoglan [=Karaoglan, le garçon noir] (TR) de Kudret Sabanci
Erol Avci/TMC Film (Istanbul), 116 min. – av. Volkan Keskin (Karaoglan), Müge Boz (la voleuse Bayirgülü, sa maîtresse), Hasan Yalnizoglu (Camoka), Özlem Yilmaz (la princesse Çise), Hakan Karahan (Baybora), Gaffur Uzuner (Çalik), Tuncay Gençkalan (Balaban), Macit Sonkan (Berke Khan), Suavi Eren (Koca Uruz).
Le gouverneur seldjouk Urzu a fiancé sa fille, la princesse Cise, avec le deuxième khan d’Altin Orda, Berke Khan, afin d’empêcher les Mongols d’entrer en Anatolie. Mais des Mongols dirigés par le bandit Djamoka kidnappent la princesse, un enlèvement dont Karaoglan est le témoin involontaire et qui l’incite à libérer la jeune inconnue à la barbe du félon Djamoka qui hurle de rage. Le héros accompagne la princesse à Malatya où il rencontre la jeune voleuse Bayirgulu. Le gouverneur Urzu demande à Karaoglu de conduire la princesse à son fiancé Caganbay jusqu’à la forteresse d’Altin Orda afin qu’ils s’y marient. Le couple voyage incognito, déguisé en marchands, mais Djamoka et la rivalité entre la princesse et la jolie voleuse pour les beaux yeux de Karaoglan complique la situation – qui se résout après l’assaut manqué d’Altin Orda par les Mongols. – Une version scope couleur, pour une fois à grande figuration et relativement spectaculaire.


BATTAL GAZI, le « cauchemar de Byzance »
Une fois n’est pas coutume : le héros de cette série n’est pas issu d’une bande dessinée, mais aurait véritablement existé, personnage mythique des guerres arabo-byzantines. Serdar (généralissime) de Malatya, il aurait vécu au VIIIe siècle (v.690-v.740) et participé au siège avorté de Constantinople en 717/718 par les Omeyyades, ville que défendait l’empereur Léon III l’Isaurien ; il serait mort lors de la bataille perdue d’Akroinon en 740 et sa maison natale est préservée en ruines à Malatya. Quoique basée sur les exploits d’un chef militaire omeyyade du nom d’Abdallah al-Battal, sa légende va devenir un élément important de la littérature puis du cinéma populaire turcs.
1955Battal Gazi Geliyor (TR) de Sami Ayanoglu
Sami Ayanoglu/Taç Film (Istanbul), 86 min. – av. Sami Ayanoglu (Battal Gazi), Atif Kaptan (Mihriyabil), Sadri Alisik (Eflatun), Neriman Köksal, Mümtaz Ener, Fikret Hakan, Gül Gülgün. - Vengeur de son père dans des costumes de fantaisie plus proches de Flash Gordon (Guy l'Éclair) d'Alex Raymond que de Byzance.
1966Battal Gazi / Ölüm Kalesi Cengi [=Cengi, le château de la mort] (TR) de Muharrem Gürses
Muharrem Gürses/Atilla Film (Istanbul), 90 min. – av. Atilla Arcan (Battal Gazi), Tijen Par, Sevim Emre, Atif Kaptan, Diclehan Baban, Sami Ayanoglu, Çetin Basaran, Arap Celal, Hasan Ceylan, Devlet Devrim, Necati Er, Yavuz Karakas, Ali Sen, Ahmet Danyal Topatan, Esref Vural.
1971Battal Gazi Destani / Batal Khan [=L’Épopèe de Battal Gazi] (TR) d’Atif Yilmaz
Memduh Ün/Ugur Film Acar (Istanbul), 97 min. - av. Cüneyt Arkin (Battal Gazi / Hüseyin Gazi), Fikret Hakan (Hammer / Ahmet Turani), Meral Zeren (la princesse Eleanora / Ayse Hatun), Reha Yurdakul (Hilerion), Melek Görgün (Irène), Kerim Afsar (l’empereur byzantin Léon III l’Isaurien, v.680-741), Aynur Akarsu (Faustina), Erden Alkan (Öküzbas Kiryos Alyon), Ali Taygun (Bizans Kargasi Polemon), Ekrem Gökkaya (le vizir Abdusselam), Atif Kaptan (Ömer Bey).
Lorsque son père Hüseyin Gazi, serdar de Malatya, est assassiné dans une embuscade par les chevaliers byzantins, Cafer prend le nom de Battal Gazi et se met à les traquer et les tuer un par un, au point de devenir le cauchemar de Byzance. Au cours de ses raids, il s’éprend d’une belle princesse chrétienne, Eleanora, qui l’assiste dans sa quête vengeresse. Elle découvre toutefois que l’un des félons est son propre père, ou du moins celui qui s’est fait passer pour tel. En vérité, le géniteur d’Eleanora, un roi, a été banni par l’actuel responsable des crimes. - Adaptation d’un roman de Abdullah Ziya Kozanoglu paru en 1937, tournée dans les provinces d’Antalya, Mersin et à Nevsehir, Kizilkule, Narlikuyu et Mersin (Cappadoce), et en intérieurs dans les studios de Film Acar (Istanbul). La musique du film est « empruntée » sans permission à Miklos Rozsa (thèmes de El Cid et de Ben Hur). Pas étonnant que le film soit resté inédit en Occident !
1972Battal Gazi’nin Intikami [=La Vengeance de Battal Gazi] (TR) de Natuk Baytan
Memduh Ün/Ugur Film, 90 min. – av. Cüneyt Arkin (Battal Gazi), Meral Zeren (Ayse / Angela), Bilal Inci (le chevalier Andrea), Reha Yurdakul (Musa Baba), Nevin Nuray (Maria), Sertan Acar (Ali, fils de Battal), Ismet Erten (Cabbar), Ihsan Gedik (Pietro), Mecdet Kökes (Zipzip), Yusuf Sezer (Ayibogan), Aydin Haberdar (commandant de Byzance).
Après le décès de l’empereur, le chevalier chrétien Andrea, moustachu, croix pattée rouge sang sur tunique noire, s’auto-proclame empereur, puis prend l’épouse et le fils de Battal Gazi en otage dans son château. Lorsque ce dernier tente de les sauver, Andrea, dont il a sectionné la main gauche d’un coup d’épée, le fait enchaîner, puis attacher à une croix, forcé d’assister impuissant à la mort de son épouse Ayse, brûlée vive sur le bûcher, tandis que son fils Ali est baptisé pour devenir un soldat du Christ. Drogué et hypnotisé, ce dernier se croit désormais le fils d’Andrea et prend son véritable père pour l’assassin de sa mère. Après huit ans d’emprisonnement dans les mines, Battal Gazi et plusieurs compagnons parviennent à briser leurs chaînes et à s’évader. Quelques cavalcades plus tard, la chance tourne, ses compères sont capturés et promis au bûcher. Battal Gazi s’introduit dans le château ennemi lorsqu’il tombe sur son fils. Devenu adulte et redoutable bretteur, celui-ci tente de le tuer en duel. Des souvenirs d’enfance l’en empêchent, il reconnaît son géniteur. Battal Gazi affronte alors le fourbe Andrea et lui enfonce dans la tête le crochet que le félon porte à sa main coupée... Mini-budget, 3 décors, kung fu et flèches mortelles à gogo, le tout en couleurs.
1973Savulun Battal Gazi Geliyor [=Attention, Battal Gazi arrive !] (TR) de Natuk Baytan
Memduh Ün/Ugur Film (Istanbul), 87 min. – av. Cüneyt Arkin (Battal Gazi / Seyyit Battal), Zuhal Aktan (Isabella), Kazim Kartal (le Chevalier Noir), Birsen Ayda (Maria), Reha Yurdakul (l’aubergiste), Oktay Yavuz (Marcos), Yasar Güçlü (Alexi), Süheyl Egriboz (Hançer Dimitros), Sönmez Yikilmaz (Anton), Ramazan Selek (Chen Yu), Ibrahim Kurt (Petro), Kayhan Yildizoglu (Alfonso), Mehmet Ali Güngör (le chevalier Gunnar).
Les méchants Byzantins mettent tout en œuvre pour expulser les gentils Turcs et l’Islam d’Anatolie. Le Chevalier Noir et ses spadassins tuent et incendient à tour de bras. Dans un village, un jeune homme dont la sœur (qui, violée, geint attachée à une croix, puis se suicide) et le vieux père ont été torturés, va devenir le cauchemar des chevaliers byzantins sous le nom de Seyyit Battal. Archer redoutable capable de tirer quatre flèches à la fois, il séduit la religieuse en chef, maîtresse et stripteaseuse du Chevalier Noir, émascule ceux qui ont torturé sa sœur, etc. Un supernanar, toujours en couleurs. Musique piquée à Martin Böttcher (le compositeur des westerns germaniques tirés de Karl May)
1974Battal Gazi’nin Oglu [=Le Fils de Battal Gazi] (TR) de Natuk Baytan
Memduh Ün/Ugur Film, 90 min. - av. Cüneyt Arkin (Battal Gazi fils), Zerrin Arbas (Irene), Bilal Inci (Antuan), Yavuz Selekman (Kara Gülle), Hikmet Tasdemir (Vassilios), Nazan Adali (Elif Ana), Nevin Nuray (Maria), Mine Sun (Ayse), Süheyl Egriboz (Saksagan), Atif Kaptan (Büyücü), Cenk Erdier (Battal Gazi enfant). – Film d’aventures : lorsqu’il apprend que son père Battal Gazi, gouverneur de Malatya, a été tué par le prince byzantin Antuan et ses Chevaliers Noirs, son fils, enfant adopté par les Byzantins, christianisé et à présent adulte, jure vengeance. Et tout recommence… Un scénario tiré d’un roman de Murat Sertgoglu paru en 1968.


AUTRES AVENTURIERS ET AVENTURIÈRES TURCS
Nota bene : les 7 films d’aventures historiques turcs contant les exploits imaginaires de TARKAN, guerrier solitaire au service d’Attila et des Huns, sont traités dans la partie « Antiquité » aux pages 596-598.
1945/46Köroglu (TR) de Refik Kemal Arduman, Mümtaz Ener
Necip Erses/Ses Film-Yüksel Film (Istanbul). – av. Mümtaz Ener (Roushan, dit Köroglu), Gülistan Güzey (Gülizar), Hulusi Kentmen (le bey de Bolu), Hasim Evci, Muammer Karaca, Kadri Ögelman, Sezer Sezin, Avni Dilligil. - Film d’aventures autour d’un barde légendaire de l’Azerbaijan du XVIe siècle (faisant alors partie du grand empire seldjoukide). Le bey de Bolu, craint pour sa cruauté, a exigé de son palefrenier Seyis Yusuf d’élever un cheval unique qui sera offert au sultan. N’étant pas satisfait, il lui fait crever les yeux. Son fils Rusen Ali jure de venger son géniteur, se rebelle, prend le nom de Küroglu et, ayant formé une armée de hors-la-loi, il terrasse le tyran.
1968Köroglu (TR) d’Atif Yilmaz
Memduh Ün/Ugur Film (Istanbul). – av. Cüneyt Arkin (Rusen/Roushan, dit Köroglu), Fatma Girik (sa fiancée Hüsnübalar-Gülizar), Hayati Hamzaoglu (le bey de Bolu), Reha Yurdakul (le bey de Hoylu), Mümtaz Ener (Koca Yusuf), Hüseyin Baradan (Cidah Kenan), Oktar Durukan /Zorbaz). – Film d’aventures avec Cüneyt Harkin, la supervedette des films de Kara Murat et Malkoçoglu, remake de 1945/46 (cf. supra).
1976Aybiçe kurt kiz [=La femme-loup Aybiçe] (TR) de Mehmet Aslan
Arif Keskiner/Çicek Film (Istanbul). - av. Canan Perver (Aybiçe), Tarik Simsek (Samos), Buket Isilay (Çocuk Yildiz), Yusuf Sezer (Panter), Ata Saka (Alevok), Levent Çakir (Aybars), Bahri Ates, Cevdet Balikçi, Ibrahim Kurt (Asker), Tevsik Sen (Sortis), Isik Yavuz (Aybanu), Cemal Gonco (Yamtar, père d’Aybiçe et Aybars), Yilmaz Köksal (le commandant Tulga). - Aybice (la « fille loup ») a grandi parmi les loups après le massacre de son village natal par le féroce Samos et ses barbares qui veulent chasser la population turque d’Asie centrale. Samos, qui croit Aybice morte, a épargné son jeune frère Aybars, fils du chef Yamtar qu’il éduque dans son propre palais. Mais, d’entente avec le commandant Tulga, flanqué de ses meilleurs guerriers, Panthère, Alevok et Sortis, Aybice accomplit sa vengeance… Le pendant féministe de la série des Karaoglan, de facture similaire.