I - LA FRANCE

Louis XIV jeune et âgé : Georges Marchal et Sacha Guitry (« Si Versailles m’était conté », 1953).

3. LOUIS XIV, LE "ROI-SOLEIL" (1661 à 1715)

Né en 1638, fils de Louis XIII et d’Anne d’Autriche. Officiellement roi de France dès 1643, mais sous la régence de sa mère jusqu'en 1661. Reine Marie-Thérèse d’Autriche, Infante d’Espagne (1638-1683). Maîtresses en titre : Louise de La Vallière, puis Athénaïs de Mortemart, marquise de Montespan. Après le décès de la reine, il épouse secrètement Françoise d’Aubigné, marquise de Maintenon (1635-1719). Instauration d’un gouvernement direct (monarchie absolue). A partir de 1682, l’Etat, le gouvernement et la cour résident de façon permanente au château de VERSAILLES, le plus grand et le plus magnifique palais d’Europe (700 pièces). La cour de Versailles devient un modèle pour les cours des monarchies absolutistes de toute l'Europe (Naples, Potsdam, Saint-Pétersbourg). Les arts y sont représentés dans tous les domaines, les artistes tous au service du roi ou de grands mécènes issus de la noblesse. La floraison est stupéfiante, dans la peinture (Poussin, Lorrain, La Tour, Le Nain, Le Brun), l'art du jardin (Le Nôtre), l'ébénisterie (Boulle), la gravure (Callot, Bosse), l'architecture (Vaux-le-Vicomte, place des Vosges, place Vendôme), l'architecture militaire (Vauban), la littérature (Corneille, Racine, Molière, La Fontaine, Bossuet, Boileau, Perrault), la poésie (Malherbe), la philosophie (La Bruyère, La Rochefoucauld, Descartes, Pascal), la musique (Lully), etc. Toutes les institutions traditionnelles (états et noblesse des provinces, gouverneurs, corps municipaux, assemblées du clergé) sont réduites à l’état de simulacre. Vouée à la guerre ou au plaisirs de la cour, amusée, avilie ou ruinée par les fêtes, l’aristocratie est écartée du pouvoir au profit d’une exaltation quasi religieuse de la fonction monarchique. La révocation de l’édit de Nantes en 1685 entraîne l'interdiction du culte protestant et persécution des réfractaires par les Dragonades. En 1702, une Grande Alliance européenne menée par l’Angleterre et la Hollande déclare la guerre à la France et à l’Espagne, le duc d’Anjou, petit-fils du roi de France ayant été désigné comme nouveau roi d’Espagne sous le nom de Philippe V. Cette entrée de la puissante dynastie des Bourbons à Madrid, prétéritant les Habsbourg et bouleversant l’équilibre politique du continent, déclenche la guerre de la Succession d’Espagne (1701-1714), qui épuisera financièrement le royaume, déjà miné par la passion de la gloire et le goût immodéré du monarque pour les guerres et les conquêtes : la guerre de Dévolution (1667-1668), la guerre de Hollande (1672-1678), la guerre de la Ligue d’Augsbourg (1688-1697), etc. La prise de Strasbourg, le sac du Palatinat (1689), la destruction d’Heidelberg, l’incendie d’une trentaine de villes et la profanation des cathédrales de Spire et de Worms par les soldats du Roi Très Chrétien sont à la source de deux siècles et demi de ressentiments allemands envers la France. La crise de subsistance qui clôt le "Grand Siècle" aurait provoqué la mort de près de deux millions de démunis dans le royaume, victimes de la faim, des impôts et de la corruption. Lorsque le Roi-Soleil décède après un règne de plus de 70 ans, le Trésor public est vide. Le roi doit emprunter pour assurer le quotidien. Réduire une dette abyssale sera l'obsession de la monarchie pendant tout le XVIIIe siècle. Acculé à la banqueroute, Louis XVI tentera en vain de lever un impôt sur la noblesse et le clergé, un échec qui mettra en branle le processus menant à la Révolution.
La duchesse d’Orléans, une princesse allemande à la cour de Louis XIV (« Liselotte von der Pfalz » de C. Froelich, 1935).
1904Le Règne de Louis XIV (FR) de Vincent Lorant-Heilbronn 
Pathé Frères no. 1143, 260 m. (6 tabl.). – av. Vincent Denizot (Louis XIV), Gabriel Moreau (prisonnier de Sainte-Marguerite), Camille Bardou (Mazarin).
Tournage à Versailles (bassin de Neptune, bosquet de la Colonnade, avec effets d'eau). Tableaux : 1. « Combat de mousquetaires » – 2. « Le camp de Flandres » – 3. « Enlèvement de Mlle de la Vallière » – 4. « Louis XIV et le masque de fer » – 5. « Divertissement de la cour » – 6. « Fête de nuit à Versailles (Grandes eaux) ». Tournage partiel dans les parc de Versailles.
1904Les Bains des Dames de la Cour (FR)
Pathé Frères no. 1104, 25 m. (« Scène grivoise »).
1904Le Merveilleux Éventail vivant (FR) de Georges Méliès 
Star-Film no. 581-584, 90 m.
1908Lully ou le violon brisé (FR) de Georges Méliès 
Star-Film no. 1176-85, 208 m. (4 tableaux)
1908Louis XIV, roi soleil (FR) de Georges Denola 
Pathé Frères. – av. Jacques Grétillat (Louis XIV). [selon Jean Mitry]
1909Les Dragonnades sous Louis XIV – 1. A la recherche du pasteur – 2. Fatale méprise (FR) de Victorin Jasset 
Société Française des Films Eclair (série) 405 m. – av. Dupont-Morgan, Charles Krauss, Germaine Dermoz. – Sur ordre du roi, les dragons pillent, violent, tuent impunément les protestants du royaume.
1909Orphelins sous Louis XIV (FR)
Société Française des Films Eclair, 181 m.
1910® Fouquet, l’homme au masque de fer (FR) de Camille de Morlhon. – av. René Alexandre (Fouquet), Yvonne Mirval (Louise de La Vallière), René Leprince (Louis XIV). – cf. « Trois mousquetaires » (1.8f).
1910Il maresciallo Villars (Comment le Grand Maréchal Villars eut une fille adoptive) (IT)
Itala Film, Torino, 286 m. – Claude Louis Hector, duc de Villars (1653-1734].
1910Une idylle au XVIIIe siècle (FR)
Pathé Frères no. 3936, 170 m. – Idylle à la cour, dans le parc de Versailles.
1910Ada di Vernon (Episodio del regno di Luigi XIV) (IT)
Cines, Roma, 222 m.
1910Il perdono (IT)
Aquila Films, Torino, – av. Vittorio Rossi Pianelli.
1911Ninon de l’Enclos (Ein Ereignis unter der Herrschaft Ludwigs XIV.) (DE) de Walter Schmidthässler 
Jules Greenbaum/Vitascope G,bH, Berlin. – cf. film de 1922.
1911Lully (FR) d’Etienne Arnaud 
Films Gaumont. ( ?)
1912Le due rivali del Trianon (IT)
Milanese Film-Film d’Arte Italiana, 700 m. – av. Cesira Archetti-Vecchioni (Flora, la danseuse), Rinaldo Rinaldi (comte Vitali), Gianna Terribili-Gonzales (Zoe, la danseuse).
1912Les Caprices du Roi Soleil (FR) de Maurice Leforestier 
SCAGL-Série d’Art Pathé Frères, 390 m. – av. Emile Dehelly (Louis XIV), Suzanne Revonne (Louise de La Vallière), Maroussia Destrelle (Mme de Montespan).
1920Ninon de Lenclos (Ninon ou la galante aventure) (DE) d’Eugen Burg 
Wanda Treumann/Treumann-Larsen Filmvertriebs-GmbH, Berlin, 1847 m. – av. Wanda Treumann (Ninon de Lenclos), Oskar Fuchs, Hans Lackner (cardinal Richelieu), Julius Strobel (cardinal Mazarin), Olga Flemmich, Marianne Wulf, Ernst Barth, Felix Steinböck.
Episodes de la vie d’Anne « Ninon » de l’Enclos, aussi appelée Lenclos ou Lanclos (1620-1705), courtisane, femme d’esprit, épistolière et femme de lettres dont le salon, en l’hôtel de Sagonne, 36 rue des Tournelles à Paris, réunissait toutes les célébrités de son temps : Lully, Scarron, La Fontaine, Saint-Simon, Racine, Molière, Boileau, ainsi que sa parente et amie Françoise d’Aubigné, future Mme de Maintenon.
1921/22Louise de Lavallière / Am Liebeshof des Sonnenkönigs / Das Liebesleben am Hofe König Ludwig XIV. (DE) de Georg Burghardt 
Drewa-Film GmbH München-Transozean Film GmbH, 2029 m. – av. Fritz Delius (Louis XIV), Emmy Schaeff (Louise de La Vallière), Ernst Hofmann (comte Pierre de Renauld), Erna Morena (Henriette Anne d’Angleterre), Eva Speyer (l’impératrice Marie-Thérèse), Olga Engl (Anne d’Autriche), Leo Connard (Philippe d’Orléans), Poldi Augustin (marquise de St. Rémis), Hans Wassmann (comte de Guiche), Max Kronert (La Vienne), Gertrude Hoffman (Mme de Montespan), Kurt Middendorf (duc de Lauzun), Boris Michailow (Colbert), Max Mothes (Le Nôtre), Toni Tetzlaff (comtesse de Soisson), Sophie Pagay (Catherine Deshayes, dite La Voisin).
Drames (l’affaire des Poisons) et amourettes à Versailles, photographiés à Berlin par le grand chef opérateur Karl Freund.
1922® Der Mann mit der eisernen Maske (DE) de Max Glass. – av. Wladimir Gaidarow (Louis XIV), Albert Bassermann (Mazarin), Lina Lossen (Anne d’Autriche). – cf. « Trois mousquetaires » (1.8f).
1923/24Nanon (DE) de Hanns Schwarz 
Trianon-Film AG Berlin, 2475 m. – av. la comtesse Agnes [von] Esterhazy (Nanon Patin), Harry Liedtke (Grignon, alias le marquis d’Aubigné), Hanni Weisse (Ninon de l’Enclos), Leopold von Lederbur (Louis XIV), Julie Serda (Mme de Maintenon), Fritz Kampers (Frontenac), Hans Wassmann (marquis de Marsillac), Eugen Rex (Hector de Marsillac, son neveu), Carl W. Tetting (chevalier Houlières).
Nanon est la ravissante propriétaire de l’« Auberge de l’Agneau d’or » où le Roi-Soleil passa une nuit incognito (elle le prit pour riche gentilhomme) ; depuis lors, il est de bon ton dans l’aristocratie de fréquenter son local. Hector de Marsillac et le marquis d’Aubigné la courtisent ; comme elle ne donnera son cœur qu’à un homme du peuple, d’Aubigné se fait passer pour le tambour Grignan. Le jour du mariage, il organise sa propre arrestation. Nanon se rend à Versailles pour demander la grâce du militaire qu’elle aime, découvre que celui-ci est un marquis qui vient de se battre en duel avec Marsillac à cause d’elle. Louis XIV l’élève au rang de comtesse, gracie d’Aubigné et bénit leur union. Une comédie de Max Jungk et Julius Urgiss qui est un joli succès populaire, grâce au charme de sa vedette, la comtesse austro-hongroise Agnes von Esterhazy, révélée dans « Der junge Medardus » de Michael Curtiz (1923).
1928® The Man in the Iron Mask (GB) de George J. Banfield. – av. G. H. Mulcaster (Louis XIV), Gabrielle Morton (Louise de La Vallière), Annesley Hely (Fouquet). – cf. « Trois mousquetaires » (1.8 e).
1929® The Iron Mask (Le Masque de fer) (US) d’Allan Dwan. – av. William Bakewell (Louis XIV). – cf. « Trois mousquetaires » (1.8e).
1929[Jean Bart (FR) de Luitz Morat ; Société des Cinéromans-Pathé Frères. – Film inachevé sur le fameux corsaire (1650-1702).]
1935*Liselotte von der Pfalz (Frauen um den Sonnenkönig) (DE) de Carl Froelich 
C. Froelich-Film GmbH Berlin, 93 min. – av. Renate Müller (Elisabeth Charlotte, duchesse d’Orléans), Eugen Klöpfer (le Prince électeur Charles Louis, son père), Maria Krahn (sa mère), Ida Wüst (Sophie, duchesse d’Hannovre), Maly Delschaft (Luise von Degenfeld), Michael Bohnen (Louis XIV), Hans Stüwe (Philippe d’Orléans), Else Ehser (Marie-Thérèse, la reine), Petra Unkel (le Dauphin, futur Louis XV), Maria Meissner (Louise de La Vallière), Hilde Hildebrand (Mme de Montespan), Dorothea Wieck (Mme de Maintenon), Edith Oss (Anneliese von Degenfeld), Renate Howe (princesse Charlotte), Lothar Körner (François Michel Le Teller, marquis de Louvois), Alexander Golling (gén. Ezéchiel du Mas, comte de Mélac), Heinz von Cleve (Roland de Saint-Cour), Aribert Wäscher (chevalier Philippe de Lorraine), Hans Adalbert Schlettow (cdt. des troupes françaises à Heidelberg).
Elisabeth-Charlotte de Bavière (Wittelsbach), princesse Palatine (1652-1721), fille du prince électeur Karl Ludwig von der Pfalz, est mariée en 1671 à Philippe d’Orléans et quitte Heidelberg pour Versailles, où l’étalage de luxe la désempare. Mais son naturel, sa simplicité et son honnêteté foncière séduisent le Roi-Soleil qu'elle fait beaucoup rire. Son mari ne l’aime pas et la trompe abondamment, mais elle le défend devant le roi, son beau-frère, contre les intrigues du ministre Louvois. Celui-ci, un ennemi politique qui craint la menace d'une Allemagne unie dans un avenir proche, prône l'invasion préventive du Palatinat du Rhin, région à "transformer en désert", en zone tampon entre les deux pays. S’étant opposée vainement à cette conquête française, elle décide de rentrer à Heidelberg, à présent en ruines ; lorsque son époux apprend sa grandeur d’âme, il lui demande pardon, clame son innocence dans la dévastation du Palatinat et la persuade de rester à Versailles avec lui où ils pourront défendre ensemble les intérêts de sa patrie meurtrie.
Faits historiques : quand en 1671, une replète Bavaroise de dix-neuf ans épouse le frère de Louis XIV, Versailles bruit déjà de viles médisances. Une union faite pour raisons diplomatiques : le père de la promise est l’un des sept grands Électeurs de l’Empereur germanique. Le Roi-Soleil entend aussi que son cadet donne un héritier à la Couronne. La jeune amazone exilée devra, trente ans durant, supporter la cohabitation avec son homosexuel d’époux, qui s’affiche avec ses « mignons ». C'est le mariage d’une libellule et d'un marcassin, Madame étant le gros marcassin ! Une princesse piquante qui écrivit pas moins de 60’000 lettres. Ronde de corps mais fine d’esprit, la Palatine fut l’un des scribes les plus acerbes du Grand Siècle, témoin unique de la vie à la cour.
Cette production, tournée avec un certain faste de février à mi-avril 1935 au Tonfilmstudio Carl Froelich à Berlin-Tempelhof, confie le rôle-titre à la ravissante Renate Müller – la Jacqueline Delubac allemande – , au physique fort éloigné d’un marcassin ; découverte par Reinhold Schünzel ("Viktor und Viktoria", 1935), Renate Müller était en Allemagne la vedette la plus populaire du début des années trente. Hitler chercha à en faire sa maîtresse, mais elle refusa toute participation à des films de propagande nazie et les causes de sa mort subite en octobre 1937 n'ont jamais été élucidées (suicide ou assassinat par la Gestapo). Michael Bohnen fait un Louis XIV rondelet mais digne et impressionnant. Le film du vétéran Froelich, soigné et empesé, ne se contente pas de brocarder avec humour la sophistication décadente des Français (dans la tradition du Minna von Barnhelm de Lessing), il dépeint une vie de cour libidineuse, faite de fourberie et d'ivrognerie. Le rappel de l’agression sans déclaration de guerre et des épouvantables ravages des armées royales dans le Palatinat du Rhin en 1689 (guerre de la Ligue d'Augsbourg) n’est pas innocent : le film (qui recevra de Goebbels le label officiel « staatspolitisch und künstlerisch wertvoll ») signalise de toute évidence le cas de la Rhénanie à nouveau occupée par la France, et que Hitler "libérera" l’année suivante. Remake inoffensif en 1966 par Kurt Hoffmann.
1935® Me and Marlborough (GB) de Victor Saville. – av. Randle Ayrton (Louis XIV), cf. Angleterre (6).
1937[épisode :] Remontons les Champs-Elysées (FR) de Sacha Guitry ; Cinéas. – av. Jacques Erwin/Maurice Schutz (Louis XIV jeune/âgé).
1938Nanon (DE) de Herbert Maisch 
Max Pfeiffer/Ufa, 84 min. – av. Erna Sack (Nanon Patin), Johannes Heesters (Charles d’Aubigné), Dagny Servaes (Ninon de Lenclos), Otto Gebühr (Molière), Karl Paryla (Louis XIV), Oskar Sima (marquis de Marsillac, préfet de police), Kurt Meisel (Hector), Clemens Hasse (François Patin), Berthold Ebbecke (Pierre), Armin Schweizer, Leopold von Lederbur. Remake parlant et chantant de la comédie muette de 1924 (cf. supra), tourné aux studios de Babelsberg, et dans lequel interviennent Molière et Ninon de Lenclos. Musique d’Alois Melichar. Rien d’inoubliable.
1938® The Face Behind the Mask (US) de Jacques Tourneur. – av. Leonard Penn (Louis XIV), Mary Howard (Louise de La Vallière), Edward Keane (Fouquet). – cf. « Trois mousquetaires » (1.8f).
1939® The Man in the Iron Mask (L’Homme au masque de fer) (US) de James Whale. – av. Louis Hayward (Louis XIV), Joan Bennett (Marie Thérèse, la reine), Joseph Schildkraut (Fouquet), Walter Kingsford (Colbert), Marion Martin (Louise de La Vallière), Doris Kenyon (Anne d’Autriche), Howard Brooks (Mazarin). – cf. « Trois mousquetaires » (1.8e).
1942Port-Royal (FR) de Pierre Maudru 
Les Films de France, 20 min. – av. Barnault, Gaston Mauger, Noëlle Martin. – Chronique de l’abbaye de Port-Royal, foyer du jansénisme démoli en 1710. Un docu-fiction d’avant-programme tourné aux studios Saint-Maurice.
1943® El hombre de la máscara de hierro (MX) de Marco Aurelio Galindo. – av. José Cibrián (Louis XIV), Gloria Lynch (Marie Thérèse), Alejandro Cobo (Fouquet), Carlos Villarias (Colbert), Alma Lorena (Louise de La Vallière), Virginia Zuri (Anne d’Autriche), José Pidal (Mazarin). – cf. « Trois mousquetaires » (1.8e).
1943 [sortie : 1945]*Échec au Roy (FR) de Jean-Paul Paulin 
Jean Clerc/Société Universelle de Films, 95 min. – av. Odette Joyeux (Jeanne de Pincret), Gabrielle Dorziat (Mme de Maintenon), Maurice Escande (Louis XIV), Georges Marchal (vicomte Pierre Haussy de Villefort), Lucien Baroux (La Verdure), Madeleine Rousset (la comédienne Adrienne Letourneur), Jacques Varennes (duc de Montgobert).
En 1712, Mme de Maintenon veut marier sa fille adoptive Jeanne de Pincret, pensionnaire à Saint-Cyr, avec le vicomte Haussy de Villefort, réputé pour sa frivolité, alors que le roi lui préfèrerait un homme mûr, le duc de Montgobert. Comédie sentimentale d’après un sujet d’Henry Dupuy-Mazuel, tournée avec faste au studio François-Ier à Paris, à Versailles et à Saint-Cyr (le chef opérateur Henri Alekan travaille dans la semi-clandestinité, son frère Pierre, un chef maquisard, étant recherché par la Gestapo). Surprise : la réalisation de Paulin, cinéaste favori de Pétain (bien malgré lui), ne manque ni de charme ni de goût, et les costumes sont signés Christian Dior. Maurice Escande campe un émouvant Louis XIV (quoique trop jeune pour un monarque de 74 ans !) qui médite sur les défaites de la France : est-ce la raison pour laquelle le film ne sortira qu’à la Libération ?
1944Le Cavalier noir (FR) de Gilles Grangier 
Gaumont-Sirius, 81 min. – av. Georges Guétary (Ramon de Ortila, dit le Comte noir), André Alerme (M. de Saint-Brissac), Mila Parély (Lola), Nicole Maurey (Solange de Saint-Brissac), Jean Tissier (Le Hardi), Aimé Simon-Girard (Simon), Thomy Bourdelle (Pierre le Mauvais).
Les Flandres au XVIIIe s., un gentilhomme brigand poussant la romance (musique : Francis Lopez) s’amuse sous un nom d’emprunt à berner le chef des gabelous, le marquis de Saint-Brissac, afin de récupérer par la contrebande l’équivalent des biens confisqués à son père par le roi de France. Dernier film de l’Occupation, tourné au lendemain du débarquement allié à Bar-sur-Aube, en pleine zone de combats, et au château de Vaudremont (Haute-Marne) avec un seul et unique cheval ; Grangier remplace Jean de Baroncelli qui s’est désisté au dernier moment.
1947® La princesa de los Ursinos [La Princesse des Ursins] (ES) de Luis Lucia. – av. Ana Mariscal (Marie-Anne de La Trémoille, princesse des Ursins). – La princesse des Ursins, représentante personnelle de Louis XIV et de la France à la cour madrilène de Philippe V, cf. Espagne (4).
1953[divers épisodes :] **Si Versailles m’était conté (FR) de Sacha Guitry 
CLM Cocinex, 160 min. – av. Georges Marchal/Sacha Guitry (Louis XIV jeune/vieux), Gisèle Pascal (Louise de La Vallière), Claudette Colbert (Mme de Montespan), Jean-Louis Barrault (Fénélon), Jean Chevrier (Turenne), Fernand Gravey (Molière), Mary Marquet (Mme de Maintenon), Gérard Philipe (d’Artagnan), Georges Chamarat (La Fontaine), Jacques François (Saint-Simon), Jacques Varenne (Colbert), Gilbert Moryn (Bossuet), Jany Castel (Marie-Thérèse d’Espagne), Victor Vina (Lenôtre).
« On nous dit que nos rois dépensaient sans compter, qu’ils prenaient notre argent sans prendre nos conseils. Mais quand ils construisaient de semblables merveilles, ne nous mettaient-ils pas notre argent de côté ? » se demande malicieusement Guitry dans la préface d’un livre consacré à ce film-fleuve qui retrace l’histoire de Versailles, depuis que Louis XIII enfant découvre le site, jusqu’à nos jours, où le château de Louis XIV est devenu un musée. Georges Marchal fait un monarque fringuant, mais Guitry qui lui succède dans l’âge mur n’est plus qu’une statue en majesté, l’abord glacé, le regard sans pitié, miné par les déceptions et les deuils. Un somptueux livre d’images construit autour des répliques inimitables du Maître. Aux grincheux qui lui reprochaient divers anachronismes de détail, il répondit : « Dans la dernière image du film, il y a Louis XIV et Clémenceau. Ils ne se sont jamais rencontrés, si j’ai bonne mémoire… » Tournage sur place en Eastmancolor, avec 83 acteurs et 4000 figurants. Près de sept millions d’entrées, le top des recettes de 1954. Une partie des bénéfices du film sont versés pour la restauration de Versailles.
1953The Diamond Queen (Le Diamant bleu) (US) de John Brahm 
Melson Prod.-Warner Bros., 80 min. – av. Fernando Lamas (Jean-Baptiste Tavernier), Arlene Dahl (Maya, reine du Népal), Gilbert Roland (baron Paul de Cabannes), Sheldon Leonard (le Grand Moghol Aurangzeb), Michael Ansara (Mir Jumla, son général), Richard Hale (Gabriel Tavernier, le père).
En 1668/69, le négociant et écrivain Jean-Baptiste Tavernier (1605-1689), chevalier baron d'Aubonne, voyage pour ramener de son périple au sultanat de Golconde, dans les Indes, un diamant bleu presque brut, propriété du Grand Moghol Aurangzeb qu’il revend à Louis XIV (la pierre sera sertie sur la Toison d’or réalisée pour Louis XV). Le film imagine que Tavernier doit y rechercher un diamant destiné à la couronne du Roi-Soleil, en remplacement de celui que son propre père, emprisonné, a mal taillé en 1659. Aventures et romance avec la belle reine du Népal, Maya. - Sur J.-B. Tavernier, cf aussi infra: "Les Voyages en Orient du Baron d'Aubonne" (tv 2005) de Philippe Nicolet.
1954Star of India / La stella dell’India (L’Etoile des Indes) (GB/IT) d’Arthur Lubin, Edoardo Anton 
Raymond Stross Prod.-Titanus Roma, 97 min. – av. Cornel Wilde (capt. Pierre de Saint-Laurent) Jean Wallace (Catherine de Lodève), Herbert Lom (vicomte de Narbonne, gouverneur du Languedoc), Basil Sydney (Louis XIV), Yvonne Sanson (Mme de Montespan), Walter Rilla (Van Horst).
Rentré au Languedoc en 1690 après un long séjour aux Indes, Saint-Laurent recherche un précieux saphir, l’Etoile des Indes, volé par le vicomte de Narbonne sur une statue de Shiva, et que le Roi-Soleil veut offrir à la Montespan, mais que les Hollandais convoitent également. Film d’aventures tourné aux Riverside Studios, à Pinewood, à East Lulworth (Dorset) et en extérieurs en Italie (Aoste, Portofino, San Fruttuoso) par les époux Cornel Wilde-Jean Wallace.
1954® Le Vicomte de Bragelonne (FR/IT) de Fernando Cerchio ; CFPC-ORSO-Iris, 90 min. – av. André Falcon (Louis XIV), Florence Arnaud (Louise de La Vallière), Nico Pepe (Mazarin). – (cf. 1.8e).
1954® Il prigioniero del re / La maschera di ferro (Le Masque de fer) (IT/FR) de Richard Pottier. – av. Pierre Cressoy (Louis XIV), Olga Solbelli (Anne d’Autriche). – cf. « Trois mousquetaires » (1.8f).
1955*L’Affaire des poisons / Il processo dei veleni (FR/IT) d’Henri Decoin 
Henri Deutschmeister/Franco London-Excelsa Films, 103 min. – av. Danielle Darrieux (Mme de Montespan), Viviane Romance (Catherine Deshayes, dite La Voisin), Paul Meurisse (abbé Guibourg), Raymond Gérôme (Louis XIV), Maurice Teynac (Gabriel Nicolas de La Reynie), Anne Vernon (Hermine des Œillets), Pierre Mondy (capt. François Desgrez), Christine Carrère (Marie Angélique de Fontanges-Roussille), Roldano Lupi (Lesage), Albert Rémy (le bourreau Guillaume), Renaud Mary (Henri de Montespan).
Versailles en 1676 : le scandale d’empoisonnement et de messes noires qui défraye la chronique, ébranle la cour du roi et scelle le sort de Françoise Athénaïs de Rochechouart de Mortemart, marquise de Montespan (1640-1707), favorite délaissée du souverain, qui tente sans succès d'empoisonner sa nouvelle rivale, Mlle de Fontanges avec l'aide de La Voisin, sataniste, avorteuse et empoisonneuse au service discret de la Cour. Tandis que l'abbé défroqué Guibourg et La Voisin pratiquent une messe noire, Mlle de Fontanges meurt après avoir été empoisonnée une seconde fois. Le capitaine Desgrez enquête, Mme de Montespan s'enfuit, sa suivante est accusée à sa place de ses crimes. Torturée, elle avoue, mais Desgrez, qui ne la croit pas coupable, arrange son évasion. Guibourg est arrête et dénonce tous ses complices avant de se pendre. Le Voisin est arrêtée et meurt sur le bûcher, croyant jusqu'au dernier instant qu'on va la sauver. Elle est brûlée vive en place publique par son amant, le bourreau. Mme de Montespan est condamnée par le roi à se retirer dans un couvent.
Un film rythmé et dur, le dixième et dernier de Decoin avec son ex-épouse Danielle Darrieux dans un rôle d’ambitieuse cynique et manipulatrice qui rappelle « La Vérité sur Bébé Donge » (scénario d’Albert Valentin, Georges Neveu et Decoin d’après Victorien Sardou). Tourné en Eastmancolor aux studios de Boulogne, dans des teintes majoritairement sombres, parfois proche du macabre (la chapelle, le cimetière, superbes décors d’Eaubonne). En vérité, ayant donné sept enfants au roi, la Montespan fut pardonnée et resta à Versailles jusqu’en 1691, quand elle s’installa à Paris pour y finir ses jours dans la prière. - Score honorable au box-office avec 1,5 millions de spectateurs. A l'origine un projet de la Continental Film allemande à Paris pendant l'Occupation (début 1944) que devait diriger Maurice Tourneur, avec Raimu et Arletty (La Voisin), stoppé pour cause de maladie de Raimu.
1955® Si Paris nous était conté (FR) de Sacha Guitry. – av. Dominique Viriot (Louis XIV enfant).
1960(tv) L’Affaire des poisons / Le Drame des poisons (FR) de Stellio Lorenzi 
« La caméra explore le temps » no. 22 (1e Chaine RTF – 6.2.60), 90 min. – av. Julien Bertheau (Louis XIV), Claude Gensac (Mme de Montespan), Camille Fournier (Mme de Maintenon), Jean-Roger Caussimon (Colbert), François Maistre (La Reynie), Michel Piccoli (Louvois), Maria Meriko (La Voisin).
1960(tv) Port-Royal (FR) de Jean Vernier
(1e Ch. RTF 28.5.60). – av. Renée Faure, Andrée de Chauveron, Maurice Escande, Louis Eymond, Marco Behar, Henri Rollan. – Paris 1664, les religieuses du monastère de Port-Royal, adeptes du jansénisme, sont sommées de se soumettre à l’autorité papale [représentation de la Comédie-Française, d’apr. la pièce d’Henry de Montherlant].
1961Lauzun, épisode de Les Amours célèbres (FR) de Michel Boisrond 
Gilbert Bokanowski/GEF-Unidex-Cosmos. – av. Jean-Paul Belmondo (Antonin Nompar de Caumont, duc de Lauzun), Dany Robin (Mme de Monaco), Philippe Noiret (Louis XIV), Pierre Palau (Saint-Simon), Liliane Brousse (Mme de Montespan), Noelle Leiris (Louise de La Vallière), Maurice Varny (Saint-Aignan), Michel Galabru (Champagne).
Louis XIV éloigne le duc de Lauzun (1633-1723), courtisan empressé de Madame de Monaco, afin d’avoir le champ libre, mais Lauzun s’avère plus rusé que le roi. Un scénario de France Roche, dialogué par Marcel Achard et adapté par le romancier Pascal Jardin. Tournage en Eastmancolor et Dyaliscope aux studios de Boulogne. L’épisode le plus lourd d’un film à sketches qui eût nécessité le talent d’un Sacha Guitry.
1961® I moschettieri del mare / Il était trois flibustiers (IT/FR) de Steno. – av. Mario Scaccia (Louis XIV), cf. Pirates (3).
1962(tv) Un repas du roi Soleil (FR) de Jean Pignol 
« Histoire pittoresque » (TF1 17.10.62), 40 min. – av. Henri Labussière (Louis XIV), Maurice Teynac (le marquis), Jacques Grello (l’historien), Yves Barsacq, Paul Barre, Jacques Ciron. – La pompe et le faste qui entouraient un repas de Louis XIV, ressuscités par Henry Kubnick et Jean Pignol.
1962® Le Masque de fer / L’uomo dalla maschera di ferro (FR/IT) d’Henri Decoin ;. – av. Jean-François Poron (Louis XIV), Germaine Montero (Anne d’Autriche), Enrico Salerno (Mazarin), Jean Davy (maréchal de Turenne). – cf. « Trois mousquetaires » (1.8e).
1963(tv) Une aventure de Jean Bart (FR) de Michel Ayats
(TF1 26.12.63), 70 min. – av. Alain Saury (le corsaire Jean Bart), Edmond Beauchamp (Claude de Forbin), Claudine Coster (Lady Anne), Armand Meffre (Vaux Minars), Jean Weber (gouverneur de Portsmouth), Bernard Jousset (Sir Francis), Jean-Louis Bras (Pierre), Bernard Fradet (Jean), Dannoville (Smolt), Jean-Pierre Rambal et Serge Berry (chirurgiens).
Fait prisonnier par les Anglais lors d’un combat naval en 1689, Jean Bart (1650-1702), corsaire et capitaine de frégate de la marine royale, s’échappe des geôles de Portsmouth grâce à la complicité de la nièce du gouverneur et gagne Erquy (en Bretagne) avec Claude de Forbin après trois jours de rame à bord d'une simple barque de pêcheur. Une émission de Jean-Luc Dejean.
1963(tv) La Chasse ou l’amour ravi (FR) d’Alain Boudet
(1e Ch. RTF 5.3.63). – av. Bernard Noël, Claude Rich, Bérangère Dautun, Victor Lanoux, Danière Girard. – Péronne vers 1710, intrigues amoureuses chez les maîtres et les domestiques.
1964(tv) Le Médecin du Roi (FR) d’Henry Kubnick et Jean Pignol 
« Histoire pittoresque » (TF1 17.10.64), 40 min. – av. Yves Barsacq (Louis XIV), Jacques Morel (Bodineau), Jacques Mauclair (Boileau), Pierre Vernier (Lucas), René Dupuy (commissaire), Françoise Seigner (dame Bodineau), Claire Duhamel (épouse), Alain Nobis (Marville).
La journée chargée de Bodineau, second médecin du Roi-Soleil, de son réveil à son coucher.
1964(tv) Une journée sous Louis XIV (FR) de Jean Pignol 
« Histoire pittoresque » (TF2 17.10.64), 40 min. – av. Jacques Morel (Bodineau), Yves Barsacq (Louis XIV), Alain Nobis (Marville), Jacques Mauclair (Boileau).
1964(tv) La Comtesse de Tende (FR) d’Alain Boudet
(1e Ch. 12.5.64). – av. Loleh Bellon, Jacques François, Nadine Alari, Sylvie Favre, Pierre Massimi. – Une femme du monde se meurt d’amour (d’apr. Mme de La Fayette).
1965(tv) Le Billard et la gloire (FR) de Roger Kahane 
« Histoire pittoresque » (TF2 25.12.65), 40 min. – av. Jean Paredès (M. de Chamillard), Jacques Hilling (M. de Dreux), Madeleine Duret (Mme de Chamillard), Germaine Ledoyen (Mme de Dreux), Jacques Mauclair (duc de Villeroy), Samson Fainsilber (Louis XIV), Pierre Negre (duc de Vendôme). – L’ascension cocasse de M. de Chamillard, futur ministre des finances du roi.
1965*Madamigella di Maupin / Le Chevalier de Maupin (IT/FR /ES/YU) de Mauro Bolognini 
Jolly-Pathé-Tecisa [d’apr. Théophile Gautier], 95 min. – av. Catherine Spaak (Madeleine de Maupin/Théodore), Robert Hossein (cpt. Alcibiade), Tomas Milian (chevalier D’Albert), Mikaela (Rosetta Durand), Angel Alvarez (M. de Maupin).
Avant de succomber aux avances des hommes, Madeleine de Maupin désire se travestir afin de surprendre leurs secrets. Lorsque des troupes austro-hongroises s’approchent, elle se déguise en abbé, mais est enrôlée de force dans un régiment que dirige le rustre Alcibiade. La voici porte-drapeau du roi sous le nom de Théodore, puis bientôt prostituée, après avoir troublé hommes et femmes… Adaptation libre de Mademoiselle de Maupin, l’œuvre romantico-libertine de Théophile Gautier (1835/36), qui s’est inspiré des exploits d’une authentique aventurière et escrimeuse, parfois déguisée en homme, dans la lignée du chevalier d’Éon (5.5) (cf. aussi infra, « Julie, chevalier de Maupin », film de 2004). Pour cette étude enjouée sur les affres de l’identité sexuelle et la fragilité des principes moraux, prudemment déguisée en divertissement costumé, Bolognini compose des tableaux aux coloris subtils, véritables hommages à Watteau. En ganache machiste et déboussolée, Robert Hossein fait une composition mémorable. « Le travestissement risque ici d’être plus fort que la nature », s’exclame l’écrivain Alberto Moravia, amusé, dans sa critique ( Espresso, 23.1.66). Une production onéreuse (1,5 millions de $) que Bolognini considère néanmoins comme une « occasion manquée », et dont il avoue avoir perdu le contrôle en cours de tournage en Slovénie (Ljubljana) et à Cinecittà (Techniscope et Technicolor). Prix de la mise en scène au festival de San Sebastien 1966.
Fille du chevalier Gaston d'Aubigny, la véritable Mlle de Maupin (1670-1707) eut une vie des plus dissolues. Mariée, infidèle, ayant enlevé une jeune fille dans un couvent, elle fut condamnée par le parlement d'Aix à être brûlée. Pour échapper aux poursuites, elle prit l'habit masculin, se battit avec le comte d'Albert, dont elle devint la maîtresse. Elle obtint la grâce d'un Louis XIV vieillissant - et fut engagée à l'Opéra en 1690, où elle entama une brillante carrière de cantatrice. À la ville, elle était habillée comme un homme, ce qui li permettait de porter l'épée et, en redoutable escrimeuse, de provoquer les gens qui lui déplaisaient. À la suite de plusieurs duels, elle dut quitter la France pour Bruxelles (1692), où elle devint la maîtresse de l'Électeur de Bavière et se produisit à l'Opéra du Quai au Foin. De retour à Paris, elle retrouva la belle Madame de Florensac, puis le comte d'Albert. Cette "fine lame" mourut en odeur de sainteté après avoir fondé un hospice.
1965El señor de La Salle (ES) de Luis César Amadori 
Eurofilms-Europea de Cine S.A., 138 min. – av. Mel Ferrer (saint Jean-Baptiste de La Salle), Mabel Karr (Marie de La Salle), Rafael Rivelles (cardinal de Noailles), Alfredo Mayo (ministre Lanceroy), Lina Rosales (Mme de Chartres), Fernando Rey (Louis XIV), Roberto Camardiel (Adrian Nyel), Nuria Torray, Marc Michel, Antonio Ferrandis (Ravaillac).
La vie du chanoine de Rouen (1651-1719), fondateur des Ecoles Chrétiennes. De l’imagerie de paroisse concoctée en couleurs par un des tenants du cinéma franquiste, avec Mel Ferrer, acteur hollywoodien dans la dèche (il divorcera d’Audrey Hepburn trois ans plus tard). Grand succès populaire en Espagne (recettes : 31 millions de pesetas).
1966Liselotte von der Pfalz (DE) de Kurt Hoffmann 
Heinz Angermeyer/Independent Film GmbH Berlin-München, 104 min. – av. Heidelinde Weis (Elisabeth-Charlotte, dite Liselotte, duchesse d’Orléans), Harald Leipnitz (Philippe d’Orléans), Hans Caninenberg (Louis XIV), Erwin Linder (prince électeur Karl Ludwig von der Pfalz), Dana Smutna (Mme de Montespan), Anton Smida (Louvois), Karin Hübner (princesse Palatine), Gunnar Möller (duc de Courlande), Else Quecke (Freu von Bienenfeld), Andreas Blum (Beauvais), Robert Dietl (Lorraine), Friedrich von Thun (Rudo, comte de Hesse), Karla Chadimová (Paulette), Joachim Teege (abbé).
Originaire de Heidelberg, une princesse allemande s'adapte non sans turbulences à la vie à Saint-Cloud et la cour de Versailles : comment la capricieuse et très malicieuse Liselotte, devenue Madame Royale, finit par métamorphoser son époux volage, Philippe d’Orléans, en mari fidèle. Il lui faut pour cela gagner la sympathie du roi, son beau-frère au sang chaud, mais aussi échapper à une tentative d'empoisonnement (sa soubrette Paulette, une espionne, en fait les frais) et neutraliser sa rivale dans le lit du duc, la dangereuse princesse Palatine, une nouvelle Milady de Winter…
Un remake en Eastmancolor du film de 1935 (cf.) fabriqué aux CCC-Ateliers de Berlin-Spandau, aux palais royaux de Charlottenburg (Berlin) et Nymphenburg (Munich) et en Tchécoslovaquie (châteaux de Lemberk, Hluboká et le palais Waldstein à Prague) par le champion des comédies « de qualité » de l’ère Adenauer. Cela donne un vaudeville gentillet, froufroutant, surchargé de costumes multicolores, souvent ironique et aux accents d'opérette qui se positionne à la troisième place du box-office annuel de la RFA; l’anatomie partiellement dénudée de Heidelinde Weis n'y est pas pour rien, par ailleurs délicieusement insolente et espiègle en jeune femme qui, pieds nus, se déguise en paysanne et gardienne de cochon, sabote un pont, feint l'idiotie, puis noircit ses dents pour épouvanter d'éventuels prétendants. Nous sommes évidemment très éloignés de l'authentique Liselotte et de son époux homosexuel. Contrairement à la version précédente, le film évite toute considération politique embarrassante (le duc d'Orléans part à la guerre aux Pays-Bas), dépeint Versailles et sa faune en dentelles sans férocité et passe sous silence les ravages sanglants des armées françaises dans le Palatinat du Rhin ainsi que la destruction de Heidelberg: l'écran se fait ici le miroir du récent traité de l'Élysée (janvier 1963), traité bilatéral d'amitié franco-allemand signé par Adenauer et de Gaulle.
1966(tv) La Grande Oreille (FR) de Georges Folgoas (tv), Jacques Fabbri
[d’apr. th. P.-A. Bréal] (1e Ch. ORTF 4.8.66). – av. Annick Alane, Angelo Bardi, Charles Charras, Pascal Duc, Jacques Fabbri. – Valenciennes 1695, pendant les Dragonnades contres les protestants.
Le roi (J.-M. Patte) fait ses ablutions matinales (« La prise de pouvoir par Louis XIV » de Roberto Rossellini, 1966).
1966***(tv+ciné) La Prise de pouvoir par Louis XIV / IT : La presa del potere di Luigi XIV (FR) de Roberto Rossellini 
Pierre Gout/ORTF (TF1 8.10.66 / RAI 23.4.67), 102 min. – av. Jean-Marie Patte (Louis XIV), Raymond Jourdan (Colbert), Giulio Cesare Silvani (cardinal Mazarin), Katharina Renn (Anne d’Autriche), Dominique Vincent (Mme Du Plessis), Pierre Barat (Fouquet), Françoise Ponty (Louise de La Vallière), Maurice Barrier (d’Artagnan), Pierre Pernet (Monsieur, frère du roi), Joëlle Langeois (Marie-Thérèse d’Espagne), Jacqueline Corot (Mme Henriette), François Mirante (M. de Brienne), Fernand Fabre (Le Tellier), Pierre Pernet (Monsieur), Jean Obé (Le Vau).
Une œuvre référentielle, charnière dans le registre du cinéma historique : Une fois Mazarin mort, le jeune roi instaure progressivement sa monarchie absolutiste, l’État totalitaire. En s’assurant les conseils politiques d’exécutants dévoués comme Colbert qui le prémuniront contre une nouvelle Fronde, il fait écarter la reine mère du Conseil, incarcérer le surintendant Fouquet et invente un cérémonial au luxe ostentatoire et ruineux qui transforme la noblesse en une cohorte de prébendiers à sa dévotion. – Converti aux vertus didactiques de la télévision après une longue série de déconvenues cinématographiques, Rossellini opte pour un sujet développé à l’ORTF par Jean-Dominique de La Rochefoucauld, et qui convient aussi à la politique gaulliste du moment. Jacques Rivette (qui vient de terminer « La Religieuse ») s’y est intéressé furtivement, envisageant Jean-Claude Brialy dans le rôle du roi. Rossellini, lui, n’hésite pas, mais il a ses propres idées. Il veut créer un documentaire fictionnel sur un Louis XIV « parfaitement naturel, non un héros de légende, qui a compris l’action de l’Etat et mis en œuvre une nouvelle conception du pouvoir ». Le spectateur découvre des intérieurs sans confort, où l’on ne se lave pas, où la promiscuité, parfumée ou non, a été déclarée obligatoire. Pas de postures ni de tableaux. Sans clinquant, sans grand spectacle, sans acteurs charismatiques ou même connus, sans « scènes » à faire, le film se situe formellement aux antipodes de ce théâtre fabuleux d’un culte solaire que le roi impose à toute la noblesse. L’arrestation de Fouquet par d’Artagnan, par exemple, est vue de la fenêtre du roi au deuxième étage. Jean-Marie Patte, employé de bureau et metteur en scène amateur, campe le Roi-Soleil ; tant pis pour la ressemblance, le ton est juste : Rossellini utilise sa timidité maladive, sa nervosité pour montrer la peur du jeune monarque, et sa maladresse, sa raideur pour faire sentir la force intérieure, la volonté de fer. Louis, affirme-t-il, est « petit, perdu, idiot, naïf. Et il fait de grandes choses ». Sa voix est monocorde, les phrases sont courtes. Le grand cinéaste italien démontre magistralement la stratégie de Louis XIV : la domestication de ses sujets réfractaires par une sorte de momification imposée, à lui comme à son entourage, un suicide collectif qui mènera droit à la Révolution. La « gloire » tant prisée, rabâchée, n’est qu’un mot creux pour raffermir les vanités. C’est la domination par la mode, le défilé quotidien de morts-vivants menés par l’apparence et une étiquette fabriquée de toutes pièces. Louis devenu Roi-Soleil vit en perpétuelle démonstration, jusqu’à la séquence finale, où, amer, désemparé, il demande à être seul pour se débarrasser de son costume, tandis que Rossellini le cerne avec sa caméra scrutatrice, intrusive. Le budget est relativement modeste (90 millions d’anciens francs), le scénario de Philippe Erlanger, dialogué par Jean Gruault. Rossellini, qui filme en Eastmancolor comme si c’était du noir et blanc tourne aux châteaux de Brissac près d’Angers, de Maisons-Laffitte (dîner du Roi) et de Vincennes, puis au bord de la Seine près de Mantes (le Louvre en surimpression à la Schüfftan, les trucages optiques pour la construction de Versailles). Présenté en clôture du festival de Venise 1966 (du jamais vu pour un téléfilm), « La Prise de pouvoir » séduit unanimement la critique. La diffusion sur TF1 attire 20 millions de téléspectateurs (plus d’un tiers de la population de l’Hexagone), un record, suivi de 35’500 entrées en salle à Paris. En quelque sorte, le film définitif sur Louis XIV.
1967® (tv) Further Adventures of the Musketeers (GB) d’Hugh David. – av. Louis Selwyn (Louis XIV), cf. « Vingt ans après » (1.8d).
1968® (tv) The Man in the Iron Mask (GB) d’Hugh David. – av. Nicholas Chagrin (Louis XIV), Daphne Slater (Anne d’Autriche), Sonia Dresdel (duchesse de Chevreuse), Roger Delgado (Fouquet), Richard Beale (Colbert), Frank Littlewood (Mazarin), Susan Macready (Louise de La Vallière). – cf. « Trois mousquetaires » (1.8e).
1968/69® (tv) D’Artagnan (FR/IT/DE) de Claude Barma. – av. Daniel Leroy (Louis XIV). – cf. « Trois mousquetaires » (1.8a).
1969(tv) Le Huguenot récalcitrant (FR) de Jean L’Hôte 
ORTF (2e Ch. 14.6.69), 85 min. – av. Jacques Dufilho (Jérémie Boutre), André Dumas (Cabries), Marc Dudicourt (curé), Jean Barrez (Lezin), Jean Luisi (Lois), Bernard Tiphaine (notaire), Mag Avril (Marie), Olivia Poli (femme de Boutre).
Dans les Cévennes en 1685, après la révocation de l’Édit de Nantes, la région est en butte aux « dragonnades » : les protestants sont traqués, torturés, pendus, réduits au silence. Jérémie Boutre, chef des dragons, se heurte à la résistance des Camisards, huguenots récalcitrants, narquois et invisibles ; Boutre en perd la raison.
1969(tv) Le Sabbat du Mont d’Etenclin (FR) de Michel Subiela 
série « Le tribunal de l’impossible » (TF1 1.3.69). – av. Edith Garnier (Jeanne), Serge Ducher (Charles), André Valmy (bailli), Jean-Pierre Herce (Jacques), Charles Moulin (Baude). – Rouen en 1668/70 : le Parlement de la ville condamne une trentaine d’habitants du Cotentin au bûcher pour sorcellerie.
1969® (tv) The First Churchills (GB) de David Giles. – av. Robert Robinson (Louis XIV), John Lynch (D’Artagnan). – cf. Angleterre (5).
1970(tv) La Marquise de Brinvilliers / Die Marquise von B. (FR/DE/AT) de Franz Peter Wirth
(ZDF 27.+30.9.70 / TF1 12.11.70), 2 x 80 min. – av. Heidelinde Weiss (Marie-Madeleine, marquise de Brinvilliers), Sami Frey (M. de Sainte-Croix), Peter Pasetti (marquis de Brinvilliers), Jean-Roger Caussimon (marquis d’Aubray), Mony Dalmès (Mme de Sévigné), Jean Balthasar (Colbert), Daniel Le Roy (Louis XIV). – La carrière d’une criminelle notoire, exécutée en 1676.
1971(tv) Le Drame de Vauban (FR) de Jean-Marie Coldefy
(TF1 2.10.71), 75 min. – av. Ivan Vanesco/Jean Gaven (Sébastien Le Prestre, seigneur de Vauban), André Falcon (Louis XIV), Jean-Pierre Herce/Marc Cassot (La Motte), Jacques Mauclair (Mazarin), Raoul Guylad (abbé Roger), Antoine Fontaine (Du Plessis-Praslin).
Ingénieur en fortifications inventif et écouté, Vauban est en désaccord complet avec la révocation de l’Édit de Nantes et demande des explications au roi. Il est déçu et mourra désabusé (d’après la pièce de Pol Gaillard).
1971/72**Les Camisards (FR) de René Allio 
Éric Geiger/Polfilm-Polsim Prod.-ORTF, 100 min. – av. Philippe Clevenot (La Fleur), Jacques Debary (Gédéon Laporte), Gérard Desarthe (Abraham Mazel), Gabriel Gascon (cpt. Alexandre Poul), Rufus (Jacques Combassous), Dominique Labourier (Marie Bancilhon), François Marthouret (ltn. François de la Fage), Hubert Gignoux (abbé de Chalonges), André Reybaz (baron de Vergnas), Hélène Vincent (Catherine de Vergnas), Jean Benguigui (Jean-Baptiste Fort).
En 1702, alors que les protestants sont persécutés par les papistes, des paysans et ouvriers de la soie des Cévennes guidés par Gédéon Laporte se révoltent contre les dragons de Louis XIV. Ils sont extérminés après de nombreuses batailles et embuscades, notamment à Pompignan où les dragons du maréchal de Monrevel leur ont tendu un piège mortel (6 mars 1703).
Visant à une forme de réalisme historique proche du documentaire (sensible en particulier dans la recherche poussée sur les costumes et les accessoires du monde rural), le discours marxiste de René Allio (« La vieille dame indigne ») dépasse l’anecdotique pour représenter, avec une rigueur quasi brechtienne, la lutte toujours recommencée contre les oppresseurs de tout temps. L’œuvre est tournée entièrement en décors naturels à Florac et dans les Cévennes (Languedoc-Roussillon), ce qui souligne l’osmose profonde de ces puristes protestants, sauvages, sectaires, peu amènes mais déterminés, avec la splendide nature cévenole. Film à petit budget, « Les Camisards » a été réalisé en Eastmancolor sur les lieux mêmes de l’action avec des figurants autochtones. Grand Prix de l’Académie du Cinéma, prix Interfilm et prix OCIC au Festival international de Berlin 1972.
1972(tv) L’Étrange Trépas de Monsieur de La Pivardière / La doppia vita del Signor de La Pivardière (FR/IT/BE/CH/HU) de Jean-Pierre Decourt 
série « Les grandes évasions historiques » no. 6, ORTF-Pathé Cinéma (TF1 10.4.72), 55 min. – av. Louis Velle (ltn. Louis de La Pivardière, seigneur du Boucher), Geneviève Fontanel (Marguerite de La Pivardière), Pierre Vernier (abbé Charoz), Hélène Manesse (Élisabeth Dubouchet), Michel Beaune (ltn. Bonnet), Roger Carel.
Fait divers criminel à Nerbonne : en 1667, le lieutenant de La Pivardière rentre de la guerre en Alsace et trouve sa femme en galante compagnie avec l’abbé Charoz, prieur du couvent de Mizeré. Le ton monte rapidement. Le lendemain matin, M. de La Pivardière a disparu ; des traces de sang laissent penser à un assassinat. En réalité, le disparu est bigame à Auxerre (pour arrondir ses fins de mois et se faire oublier par ses créanciers) et il y vit sous l’identité de Dubouchet, huissier. Elisabeth Pillard, la deuxième épouse, débloque la situation en allant voir le roi à Versailles. Après divers procès, La Pivardière, ayant perdu ses deux épouses, retourne à l’armée. Tourné aux studios Eclair à Epinay-sur-Seine.
1973(tv) Vogue la galère (FR) de Raymond Rouleau
[d’apr. Marcel Aymé] (TF1 20.12.73). – av. Claude Dauphin, Robert Hossein, Géerard Lartigau, Isabelle Huppert. – La révolte des galériens à bord d’un navire royal.
1973(tv) Le Château perdu (FR) de François Chatel
(FR3 15.5.73), 55 min. – av. Pierre Nunzi (duc de Lauzun), Michel Pilorge (Louis XIV), Jean-Claude Balard (comte de Guiche), Claude Titre (baron de Fargue), Lise Delamare (Anne d’Autriche), Gérard Chevalier (prince de Condé), Claude Jade (Louise de La Vallière), Jacqueline Mille (Anne de Lamoignon), Bernard Cara (M. de Lamoignon). – La condamnation à mort du baron de Fargue, ancien Frondeur lié au prince de Condé dont Lauzun a découvert le refuge. Louis XIV fabrique de fausses preuves contre lui pour le faire exécuter (d’après la pièce de Pierre Bost et Claude-André Puget).
1974(tv) Jeanne ou la révolte (FR) de Luc Godevais
(FR3 25.6.74), 50 min. – av. Judith Magre (Jeanne Harvilliers), Paul Le Person (Jean Brodin), Jacques Giraud (bourreau), Jean-Claude Jay, Jean Puyberenneau. – Ribemont, près de Saint-Quentin, en 1678 : une bohémienne est accusée de sorcellerie et affronte ses bourreaux sans illusions, mais sans peur (d’apr. Françoise Mallet-Joris).
1974(tv) Gift-Affäre (DE) d’Imo Moszkowicz
(ZDF 21.5.74), 90 min. – av. Romuald Pekny (Louis XIV), Louise Martini (La Voisin), Michael Degen (abbé Griffard), Ursula Lingen (Mme de Montespan), Richard Lauffen (Gabriel Nicolas de La Reynie). – L’affaire des poisons, d’après le drame de Victorien Sardou (cf. film de 1955).
1975(tv) Un souper chez Lauzun (FR) de Georges Lacombe 
ORTF (TF1 19.5.75). – av. Jacques Charon (Louis XIV), Jacques Toja (duc de Lauzun), François Christophe (Mme de Montespan), Jacques Ardouin (Saint-Brie), Jean-Pierre Dravel, François Landry. – Lauzun raconte ses démélés avec le roi.
1976(tv) Le Lauzun de la Grande Mademoiselle (FR) d’Yves-André Hubert
[d’apr. André Castelot] (A2 13.11.76). – av. Michel Duchaussoy (Antonin Nompar de Caumont, duc de Lauzun), Françoise Seignier (la Grande Mademoiselle), Jacques Dumesnil (Fouquet), Paul Barge (Louis XIV), Laurence Fevrier (Mme de Montespan), Jean-Claude Jay (Cinq-Mars), Anne Saint-Mor (la reine, Marie-Thérèse d’Autriche), Elisabeth Tamaris (Mme de Nogent), Claudine Barjol (duchesse Louise de La Vallière). – L’amour d’une cousine de Louis XIV pour le comte de Lauzun qui entraînera celui-ci en prison.
1976® (tv) The Man in the Iron Mask (L’Homme au masque de fer) (GB) de Mike Newell. – av. Richard Chamberlain (Louis XIV), Patrick McGoohan (Fouquet), Jenny Agutter (Louise de La Vallière), Sir Ralph Richardson (Colbert), Vivien Merchant (la reine Marie Thérèse), Brenda Bruce (Anne d’Autriche). – cf. « Trois mousquetaires » (1.8e).
1977® The Fifth Musketeer (Le Cinquième Mousquetaire) (AT/US) de Ken Annakin. – av. Beau Bridges (Louis XIV), Sylvia Kristel (Marie Thérèse, la reine), Ursula Andress (Louise de La Vallière), Ian McShane (Fouquet), Rex Harrison (Colbert), Olivia de Havilland (Anne d’Autriche). – cf. « Trois mousquetaires » (1.8e).
1977(tv) L’Affaire des poisons (FR) de Gérard Vergez 
« Grand théâtre historique » (A2 26.11.77). – av. Dominique Blanchar (marquise de Montespan), Pierre Santini (Louis XIV), Patrick Raynal (Caillaud), Jean-Paul Muel (M. de La Reynie), Dominique Constanza (Mlle de Surgères), Marie-France Santon (La Voisin), Ania Wuhrman (La Fontanges), Daniel Auteuil (Jean de La Fontaine et Jean Racine). – cf. film de 1955.
1977(tv) El ángel atosigador - la marquesa de Brinvilliers (ES) de Cavetano Luca de Tena 
Série « Mujeres insólitas », Adolfo Dufour/Radiotelevisión Española (RTVE 1.2.77), 60 min. – av. María del Puy (Marie Madeleine Dreux d’Aubray, marquise de Brinvilliers), Juan Santamaría (Antoine Gobelin, marquis de Brinvilliers), Carlos Ballesteros (Sainte-Croix), Vicente Vega(D’Aubry), Jaime Blanch (Descrez), Gabriel Liopart (président Lamoignon), Julia Tejela, Joaquin Pamplona, Maria Alvarez, Luis Varela, Angeles Lamuño. – Le destin de la marquise de Brinvilliers, exécutée pour crime de fratricide dans le cadre de l’« Affaire des Poisons ».
1977(tv) La Lilloise maudite ou Les Larmes du laboureur (FR) de Fernand Vincent 
FR3-Lille (série « Croix de ma mère et cœur de Margot » no. 2) (FR3 12.6.77), 50 min. – av. Françoise Béliard (Léontine), Jean-Paul Tribout (capt. Maurice), Cyril Robichez (comte de Linghen), Maurice Sarfati (Carnax), Jean-Paul Dulon (Louis XIV), Hervé Darrel (Ajax, marquis d’Amsterdam), Michel Alban (Thomas). – Mélodrame situé à Lille, cité française alors convoitée par l’Espagne.
1977® (tv) C’est arrivé à Paris (FR) François Villiers. – av. André Valmy (Corneille).
1979(tv) Madame de Sévigné (Idylle familiale avec Bussy-Rabutin) (FR) de Gérard Pignol et Jacques Vigoureux
(TF1 3.4.79), 95 min. – av. Evelyne Grandjean (Mme de Sévigné), Jean-Claude Bouillon (Bussy-Rabutin, son cousin), François Dunoyer (Charles de Sévigné), Isabelle Estel (Mlle de Sévigné), Georges Caudron (Henri de Sévigné), Dorothée Jemma (Louise de Rouville), Monique Lejeune (Mme de La Baume), Marie-Georges Pascal (Louise de Bussy), Robert Lombard (l'abbé de Livry), Arielle Semenoff (Mme de Montglas), Marie Balutin (Mme de Sévigné jeune), Michel Breeyx (le chevalier d'Albert).
L’idylle épistolaire entre Bussy-Rabutin, auteur d’une « Histoire amoureuse des Gaules » et sa cousine, la femme de lettres Marie de Rabutin-Chantal, marquise de Sévigné (1626-1696), sur fond de la Fronde et de la disgrâce de Fouquet (d’après le roman de Jean Orieux Bussy, « Bussy-Rabutin, le libertin galant homme »). Souvent cantonnée dans des rôles comiques, Evelyne Grandjean incarne ici un personnage tout en nuances.
1980(tv) La Querellé ou la nécessité d’être comme tout le monde (FR) d’Alain Boudet 
série « Les dossiers éclatés » (A2 2.8.80). – av. Stéphane Bouy (le querellé, prétendu fils d’Isaac de Caille), Jacques François (De Rolland), Gabriel Cattand (Maître Sylvain), Jean Deschamps, Liliane Rovère. – Une affaire criminelle en Provence v. 1695, un soldat affirme être le fils d’un exilé huguenot, Isaac de Caille.
1981(tv) La Mémoire des siècles – 2. Montesquieu (FR) d’André Leroux
(FR3 29.12.81), 30 min. – av. Pierre Vernier (Montesquieu). – Charles de Secondat, baron de La Brède et de Montesquieu, philosophe, défend la séparation des pouvoirs entre l’exécutif, le législatif et le judiciaire (émission pour la jeunesse d’André Castelot et Jean-François Chiappe).
1981(tv) Le Pain de Fougère (FR) d’Alain Boudet
(A2 16.6.81). – av. Paul Crauchet (père Joseph Grandet), Danièle Lebrun (duchesse d’Aiguillon), Jean Desailly (Mgr l’évêque d’Angers), Roger Mollien (Louis XIV), René Alrone (Colbert), Bruno Lehoux. – Anjou : un prêtre angevin monte à Versailles pour faire goûter au roi le pain de la misère.
1981(tv) Monsieur de Vauban, homme de guerre et homme de paix (FR) de Jacques Vigoureux
m.m. (TF1 12.2.81). – av. Roger Mollien (Vauban, 1633-1707), Marc Schpill (Louvois), Reine Courtois (Mme de Maintenon), Jean-Claude Houdinière (Jean Racine), Michel Ruhl (Fontenelle). – Vauban, architecte des célèbres fortifications militaires, passionné de religion et d’économie.
1984(tv) Par ordre du Roy – 1. Le Paravent de la princesse – 2. Madame Tiquet - 3. La Marquise de Ganges (FR) de Michel Mitrani 
A2 (10, 17, 24.6.84) 3 x 52 min. – av. Elisabeth Margoni (princesse Jabirovska), Jean-Pierre Darras (Exupère Lecoq), Jean-Hugues Anglande (Lecoq jeune), Jean-Pol Dubois (Nicolas de la Reynie, chef de police), Gérard Pichon (gouverneur de la Bastille), Bernard Pigot (Monsieur, frère du roi), Catherine Jarret (Mme Tiquet), Jean-François Balmer (M. Tiquet), Christiane Jean (marquise de Ganges), Philippe Lehembre (peintre Mignard), Pierre Clémenti (abbé de Ganges). – Paris 1667, trois affaires criminelles sorties des annales judiciaires du XVIIe s.
1984(tv) Madame, pas Dame (FR) de Marlène Bertin (tv), Marcelle Tassencourt
[d’apr. Robert Favart] (TF1 7.7.84). – av. Anne-Marie Carrière (princesse Palatine, duchesse d’Orléans), Bernard Dhéran (Louis XIV), Daniel Brémont (duc d’Orléans), Marie-Odile Grinevald, Alain Robert. – Intrigues et potins de la cour rapportés par la duchesse d’Orléans.
1984(tv) La Prison sur la mer (FR) de Jacques Ordines 
FR3 Marseille (FR3 12.12.84), 45 min. – av. Julien Guiomar (gouverneur du château d’If), Manuel Bonnet (Olivier), Jean-Pierre Pauty (Joseph), Jean Nehr (Elie), Cécile Paoli (Catherine, fille du gardien), César Gattegno (goôlier).
En 1710, trois protestants qui refusent d’abjurer leur foi sont incarcérés au château d’If, la « prison sur la mer ». Le gouverneur des lieux a pour mission de leur faire avouer le nom du banquier qui soutient les hérétiques.
1984® Le Fou du roi (D’Artagnan junior) (FR) d’Yvan Chiffre. – av. Jean Desailly (Louis XIV), Diane Bellego (Mme de Montespan), Gaëtan Bloom (La Voisin), Zérac Zalcberg (le Grand Condé), Etienne Draber (Colbert), Pierre Semmler (Guillaume d’Orange), Lionel Vitrant (Jean de La Fontaine), Dominique Saimbourg (Jean Racine). – cf. Louis XIII, « Les trois mousquetaires » (1.8b).
1984/85® Monsieur de Pourceaugnac (FR) de Michel Mitrani. – av. Michel Mitrani (Louis XIV), cf. (3.1).
1985(tv) Les Prisonnières (FR) de Jean-Louis Lorenzi 
série « L’Histoire en marche » (A2 9.10.85). – av. Sophie Duez (Suzanne Pagès), Hélène Vauquois (Marie Durand), Martin Provost (Mathieu Seguin), Fabienne Babe (Anne Goutes), Blandine Métayer (Marion), Lola Gans (Anne Soleyroi), Lucienne Lemarchand (Marguerite), Gérard Darrieu (major Combelles).
Une trentaine de femmes ayant refusé d’abjurer leur foi protestante sont emprisonnées à Aigues-Mortes. Produit et co-écrit par Jean Lorenzi, tournage sur place à l’occasion du tricentenaire de la révocation de l’Édit de Nantes.
1985(tv) Le Serment (FR) de Roger Kahane 
série « L’Histoire en marche » (A2 12.6.85), 90 min. – av. Bertrand Lacy (Thomas), Catherine Wilkening (Zani), Jean-Claude Drouot (Saint-Tibéry), Pierre Clémenti (Segarelli), Didier Sauvegrain (Jean-Baptiste de La Salle), André Webey (Loyseleur), Pascale Rocard (Catherine), Michel Aumont (Rondelet), Marc Cassot (De Sernhac), Guy Vassal (Pierre de Sas).
Montpellier vers 1650, centre intellectuel préservé du fanatisme religieux : une histoire passionnée entre un étudiant en médecine protestant et une jeune juive, avec la bénédiction de Jean-Baptiste de La Salle (1651-1719), canonisé en 1900.
1985(tv) Résister ou Les captives d’Aigues-Mortes (FR) de Bernard Kurt
(FR3 13.10.85), 50 min. – av. Emmanuelle Riva, Sylvie Fennec, Josiane Fritz, Yvette Stahl, Françoise Ulrich, Jean Schmitt. – Sujet indentique à « Les prisonnières » (1985), cf. supra.
1986(tv) Et demain viendra le jour... (FR) de Jean-Louis Lorenzi
(A2 3.9.86). – av. Serge Avedikian, Emmanuelle Béart, Elisabeth Sender, Pierre Santini. – 1703 Cévennes pendant les Dragonnades, la minorité protestante brimée.
1987Corentin ou les infortunes conjugales (FR) de Jean Marbœuf 
ARP-Chantier-Ciné Cinq, 99 min. – av. Roland Giraud, Andréa Ferreol, Patrick Chesnais, Muriel Brener, Olivia Brunaux, Jean Poiret.
Une affaire de moeurs en Dordogne en 1657. Tournage au château de Biron, à Monpazier, au château de Régagnac (Dordogne) et à Quillan (Aude).
1989® Return of the Musketeers (GB) de Richard Lester. – av. David Birkin (Louis XIV), cf. (1.8e).
1991**Tous les matins du monde (FR) d’Alain Corneau 
Jean-Louis Livi-Film par Film-Divali Films-D.D.Prod.-Sedif-FR3-Paravision International-CNC-Canal Plus, 114 min. – av. Jean-Pierre Marielle (le compositeur Sainte-Colombe), Gérard Depardieu (le compositeur Marin Marais, 1656-1728), Anne Brochet (Madeleine de Sainte-Colombe), Guillaume Depardieu (Marin Marais jeune), Carole Richert (Toinette de Sainte-Colombe), Michel Bouquet (le peintre Baugin), Caroline Sihol (Mme de Sainte-Colombe), Violaine Lacroix (Madeleine enfant), Nadège Teron (Toinette enfant), Yves Gasc (l’intendant Caignet), Jean-Claude Dreyfus (abbé Mathieu), Jean-Marie Poirier (M. de Bures).
Période de 1660 à 1669. Janséniste veuf retiré à la campagne avec ses deux filles, M. de Sainte-Colombe s’est réfugié dans la musique. Il refuse les invitations de Versailles, mais prend comme disciple Marin Marais, qui séduit puis abandonne sa fille Madeleine pour aller à la Cour. Madeleine se suicide (d’après le roman de Pascal Guignard). Tournage au château de Bodeau à Rougnat (Creuse), Paris (Banque de France), abbaye de Moutier-d’Ahun (Creuse). Récompensé de sept Césars (film, réalisateur, photo, costumes, musique, etc.) et 4 nominations, Prix Louis Delluc 1991, nomination au Golden Globe 1993.
1991(tv) Les Caquets de l’accouchée (FR) d’Hervé Baslé 
VF Film Prod.-La Sept (La Sept 7.12.91), 82 min – av. Olivia Brunaux, Roger Jendly, Bernard Ballet, Genevièvre Mnich, Tatiana Lolova. – Potins et anecdotes racontés à une future mère, d’après un récit anonyme du XVIIe s.
1993® Louis, enfant roi / Luis XIV, niño rey (FR/ES) de Roger Planchon ; Films du Losange-Sabre TV, 149 min. – av. Maxime Mansion (Louis XIV), Carmen Maura (Anne d’Autriche). – Chronique historique du 6 janvier 1649 au 3 février 1653 (déroute de la Fronde), cf. Régence d’Anne d’Autriche (2).
1993*Justinien Trouvé ou Le Bâtard de Dieu (FR) de Christian Fechner 
Solange Fechner/F.C.F.-Solo Prod.-Canal Plus, 160 min. – av. Bernard-Pierre Donnadieu (Martin Coutouly), Pierre-Olivier Mornas (Justinien Trouvé), Ticky Holgado (Maître-geôlier Beaulouis), Patrice Valota (le baron Raoul de Bellerocaille), Valérie Stroh (Dame Eglantine, prieure du couvent), Zouc (Laragne-Garou, sorcière), Bernard Haller (le juge Cressayet).
1683-1710 Grand Languedoc, dans le village fortifié de Bellerocaille, fief du baron Raoul Boutefeux. Abandonné à sa naissance avec le nez arraché (par un animal ou un homme), puis éduqué par le couple Coutouly, un jeune garçon, affublé désormais d'un nez de bois, refuse de devenir moine, se révolte contre Dieu, est menacé de galère et décide de suivre son destin en devenant un bourreau détesté et craint, C'est ainsi qu'il découvre ses origines nobles et, rétabli dans son rang, finit lieutenant du roi (d’après le roman de Michel Folco, Dieu et nous seuls pouvons). Une peinture sociale du XVIIe siècle picaresque, baroque et cruelle, loin des clichés "de cape et d'épée", tournée dans les régions de Lozère (La Garde Guérin), de l'Aveyron, de Picardie (forêt d'Halatte) et aux studios de Boulogne-Billancourt. Le romanesque n'est hélas pas toujours au rendez-vous, mais il faut relever en particulier la très belle photo de Claude Agostini.
1993® Tajna korolevy Anny ili muchketyory 30 let spustya [Le Secret de la reine Anne ou les Mousquetaires trente ans après] (SU) de Georgi Yungwald-Khilkevich. – av. Dmitri Kharatyan (Louis XIV), Alisa Frejndlikh (Anne d’Autriche), Anatoli Ravikovich (Mazarin), Katri Khorma (Louise de La Vallière). – cf. « Trois mousquetaires » (1.8e).
Mme de Montespan (Valentine Varela) et Louis XIV (Didier Sandre) dans « L’Allée du Roi » de Nina Companeez (1995).
1995***(tv) L’Allée du Roi (FR) de Nina Companeez 
F2-Arte-SFP (TSR 22-23.12.95, F2 2-3.1.96), 2 x 121 min. – av. Dominique Blanc (Françoise d’Aubigné, Mme de Maintenon), Didier Sandre (Louis XIV), Valentine Varela (Mme de Montespan), Michel Duchaussoy (Scarron), Samuel Labarthe (marquis de Villarceaux), Christian Brendel (M. de Miossens), Annie Sinigalia (Ninon de Lenclos), Daniel Mesguich (Bourdaloue), Nicole Dubois (Mme de Villermont), Alain Ollivier (M. de Méré), Claude Aufaure (Cabart de Villermont), Jacques Giron (Boisrobert), Annie Gregorio (la reine, Marie-Thérèse d’Autriche), Fabienne Tricottet (Louise de La Vallière), Mauricio Buraglia (Constant d’Aubigné), Geneviève Mnich (Mme de Neuillan).
Comment Françoise d’Aubigné, née sur la paille, devient Mme Scarron, puis en tant que Mme de Maintenon, l’épouse secrète de Louis XIV (d’après la biographie de Françoise Chandernagor). Un spectacle fastueux et intelligent qui parvient à rester intimiste malgré les splendeurs et les ors du « Grand Siècle », grâce aussi à l’excellence des interprétation, notamment Dominique Blanc en Mme de Maintenon austère et dévote. Une des grandes réussites de la fiction historique à la télévision. Tournage à Versailles (parc et château).
1996/97*Marquise (FR/CH/IT/ES) de Véra Belmont 
Stéphan Films, 118 min. – av. Sophie Marceau (Mlle Du Parc), Bernard Giraudeau (Molière), Lambert Wilson (Jean Racine), Thierry Lhermitte (Louis XIV), Anémone (La Voisin), Georges Wilson (Floridor), Remo Girone (Lully), Patrick Timsit (René du Parc, dit Gros-René), Georges Wilson (Floridor), Franck de la Personne (Monsieur/Philippe d’Orléans, frère du roi), Marianne Basler (Madame, duchesse d’Orléans), Victoria Peña (Marie-Thérèse d’Autriche, la reine).
La comédienne Marquise-Thérèse de Gorla, dite Mlle Du Parc (1633-1668), courtisée par Molière et par Racine. Un film truculent, vif, fougueux (Sophie Marceau en femme libre et passionnée), tourné à Bologne, à Parme, à Mantoue et au château de Vaux-le-Vicomte.
1997® The Man in the Iron Mask (L’Homme au masque de fer) (US) de Randall Wallace. – av. Leonardo DiCaprio (Louis XIV), Anne Parillaud (Anne d’Autriche). – cf. « Trois mousquetaires » (1.8e).
1998® The Man in the Iron Mask (US) de William Richert. – av. Nick Richert (Louis XIV), Dana Barron (Louise de La Vallière), Timothy Bottoms (Fouquet), Meg Foster (Anne d’Autriche), Dan Coplan (Molière). – cf. « Trois mousquetaires » (1.8e).
1999*Vatel (FR/GB) de Roland Joffé 
Alain Goldman-Legende Enterprises-Gaumont-Nomad-Timothy Burrill Prod.-Buena Vista, 117 min. – av. Gérard Depardieu (François Vatel, intendant du prince de Condé), Uma Thurman (Anne de Montausier), Tim Roth (marquis de Lauzun), Arielle Dombasle (princesse de Condé), Julian Glover (prince de Condé), Julian Sands (Louis XIV), Marine Delterme (Athenais de Montespan), Murray Lachlan Young (Philippe d’Orléans), Hywel Benriett (Colbert), Nathalie Cerda (la reine Marie-Thérèse), Emilie Ohann (Louise de La Vallière), Sébastien Davis (Demaury).
Château du prince de Condé à Chantilly, en avril 1671 : le prince fait organiser par son fidèle intendant, François Vatel, un réception fastueuse et des festivités de trois jours pour la cour de Versailles en visite. Condé espère ainsi regagner les faveurs du roi, mais Lauzun fait obstruction et Vatel finit par se suicider, n’ayant « pas été le maître des plaisirs mais leur esclave. »
Fresque somptueuse, mal accueillie par la critique et le public, malgré l'interprétation bouleversante de Depardieu et un sens du détail historique peu courant. L’architecture de Chantilly ayant été transformée au XIX e siècle, le réalisateur américain Roland Joffé opte pour un château « en mosaïque » à partir des châteaux de Maisons à Maisons-Laffitte et de Champs-sur-Marne, ainsi que les domaines nationaux de Saint-Cloud (grande cascade), de Fontainebleau et l’Orangerie de Meudon, des arrière-fonds dignes de la tragédie personnelle qui s’y dessine (seul le parc de Chantilly figure dans le film). En contrepoint aux fastes indécents organisés pour s’attirer les faveurs du Roi-Soleil, Joffé révèle la misère du peuple et l’entassement des courtisans dans des lieux aussi exigus qu’insalubres. Ouverture du festival de Cannes.
1999**Saint-Cyr (FR) de Patricia Mazuy 
Denis Freyd-Archipel 35-Arte France-FMB, 119 min. – av. Isabelle Huppert (Mme de Maintenon), Jean-Pierre Kalfon (Louis XIV), Jean-François Balmer (Jean Racine), Simon Reggiani (abbé), Jérémie Renier, Morgane More (Anne de Grandcamp), Nina Meurisse (Lucie de Fontenelle), Anne Marel (Mme de Brinon), Bernard Waver (l’abbé Gobelin).
Mme de Maintenon fonde l’école de Saint-Cyr. Superbe et novateur, balayant tous les poncifs de la reconstitution historique. Tournage en Normandie (Caen, Sées, Sassy, Mézidon Canon) et à l’abbaye de Saint-Martin (Orne). Prix Jean-Vigo, Prix de la jeunesse à Cannes 2000 (« Un certain regard »).
2000*Le Roi danse / Der König tanzt (FR/BE/DE) de Gérard Corbiau 
Dominique Janne/K.Star-France 2 Cinéma-K.Dance-MMC Independent-K2-RTL TVI, 108 min. – av. Benoît Magimel (Louis XIV), Boris Terral (Jean-Baptiste Lully), Tcheky Karyo (Molière), Cécile Blois (Madeleine Lully), Colette Emmanuelle (Anne d’Autriche), Johan Leysen (le musicien Robert Cambert, 1628-1677), Emil Tarding (Louis XIV jeune), Jacques François (Cambefort), Idwig Stéphane (Conti), Caroline Veyte (Armande Béjart), Ingrid Rouif (Mme de Montespan), Serge Feuillard (Mazarin), Alain Eloy (Le Nôtre), Véronique Maille (reine Marie-Thérèse), Valérie Gabriel (Mme de Maintenon), Ségolène Platon (Louise de La Vallière), Kurt Auschnir (Colbert).
La prise de pouvoir par Louis XIV contre sa mère et les dévots: à 14 ans, le roi sait qu'il régnera un jour mais sait aussi que l'on fera tout pour l'empêcher de gouverner, et il en est complexé. Le monarque aime la musique et particulièrement la danse (il se travestit), domaine où se dessine la rivalité entre Molière et Lully pour les faveurs du roi (ils collaborent ensemble à 9 comédies, pendant 9 ans). Lully, qui révèle le roi à lui-même, puis au monde (le chrysalide Louis mue en Roi-Soleil), finit par trahir Molière qui en meurt. Homosexuel, Lully aime son souverain d'un amour fou et platonique, croyant que le Roi ne pourra se passer de lui. Cet aveuglement finit par le perdre ; il meurt à 55 ans d'un accident du à son tempérament violent: sa canne servant à battre la mesure lui transperce le pied et la gangrène se propage, gagnant son cerveau (1687). (Le scénario se dit librement inspiré du livre Lully ou le musicien du soleil de Philippe Beaussant.)
Le récit du cinéaste belge Corbiau est noyé sous les décors fastueux, les ballets, la musique baroque, un spectacle de luxe ostentatoire révélé par d'interminables travellings. Hélas, la muséographie finit par l'emporter sur la psychologie des protagonistes. Tournage : château de Champs (Seine et Marne), Senlis (lycée Saint Vincent, Oise), Hôtel de Sully (Paris), ferme de Vauleray, Vaux-le-Vicomte (Seine-et-Marne), Versailles (bosquet des Rocailles, galerie des Glaces) et abbaye de Villers-la-Ville (Brabant, BE). César du meilleur espoir masculin (B. Terral), du meilleur son et des meilleures costumes.
2003® (tv) Charles II – The Power and the Passion (GB) de Joe Wright. – av. Perkins Lyautey (Louis XIV).
2004(tv) Julie, Chevalier de Maupin / Il mistero di Julie (FR/IT) de Charlotte Brandström 
TF1-Alma Prod.-Mascarel Films (tv 5.9.04), 2 x 96 min. – av. Sarah Biasini (Julie de Maupin), Pierre Arditi (Charles de Florensac), Pietro Sermonti (Gaspard), Jürgen Proschnow (baron de Hengen), Marisa Berenson (Mme de Maintenon), Raymond Aquaviva (Louis XIV), Catherine Spaak (mère supérieure), Thure Riefenstein (Séranne), Carole Richert (Marthe Le Rochois), Julia Stemberger (Agnès Dormes), Gottfried John (Henri d’Armagnac).
Pour son roman « Mademoiselle de Maupin » (cf. film de 1965), Théophile Gautier a emprunté le nom de son héroïne à l’authentique Julie d’Aubigny Maupin (1670-1707), dite Mlle La Maupin, actrice et cantatrice à l’Opéra de Paris, mais aussi aventurière et escrimeuse à la vie tumultueuse. Ici, Julie de Maupin est à la recherche de ses parents et, mêlée à une sombre histoire de magie noire et de sorcellerie, risque le bûcher. Tourné en France (Dôle, Le Mans, Ancy-le-Franc, Pierre-Perthuis, châteaux de Tanlay et Vaux-le-Vicomte) et au Portugal, nominé à l’Emmy Award pour le meilleur téléfilm 2005.
2005(tv) Les Voyages en Orient du Baron d’Aubonne (CH) de Philippe Nicolet
(TSR 25.12.05), 52 min. – av. Jean-Pierre Althaus (Jean-Baptiste Tavernier), Eörs Kirsfaludy (Chappuzeau), Louis Bourbon de Parme (Louis XIV), Ania Temler (Madame d’Orléans), Daniel Brélaz (le bourgmestre de Lausanne), Michel Matter (l’empereur moghol Aurangzeb), Roland Carey, Delphine Barut, Sarah Berney, Stéphane Günther, Michel Horwath, François Landolt, Ariane Le Roux, Amadou Nicolet, Julien Nicolet, Hamed Rouzbehani, Chandra Shekhar Singh, Isabelle Tosic.
Une biographie un peu bricolée de Jean-Baptiste Tavernier, chevalier baron d’Aubonne (1605-1689), produite à l’occasion du 400e anniversaire de sa naissance. Neveu d’un cartographe de Louis XIII, auteur de « Six voyages en Turquie, en Perse et aux Indes » (1676), invité des cours royales d’Europe et d’Asie, pourvoyeur royal des diamants des Indes et pionnier du reportage, Tavernier est un explorateur qui peut se targuer d’avoir parcouru 240000 km en 40 ans. Il a assisté à construction du Taj Mahal. Commerçant de produits de grands luxe en Orient (parfums, perles, rubis, diamants que l’on trouve alors uniquement en Inde), Tavernier vend à Louis XIV le Diamant Bleu (rebaptisé « Hope »), pierre disparue en septembre 1792 pendant le pillage du trésor de la Couronne et retrouvée en 1812 à Londres, puis en 1839 dans la collection d’Henry Philip Hope. Vers 1668, auréolé de gloire et anobli par le Roi-Soleil, Tavernier s’installe pour quinze ans en Suisse, dans le Pays de Vaud, où il espère un privilège fiscal. En 1670, il y achète le château d’Aubonne et sa baronnie. Il meurt en 1689 à Moscou. – Extérieurs tournés en Suisse aux châteaux Saint-Maire (siège du gouvernement vaudois) et de L’Isle (VD), en Syrie, en Inde (Jodhpur, Kimsar), au Vietnam et en Iran. Louis de Bourbon Parme est un descendant direct de Louis XIV qu’il interprète à l’écran ; Daniel Brélaz est maire de Lausanne, Jean-Pierre Althaus directeur du théâtre de l’Octogone à Pully. Les exploits de Tavernier sont aussi le sujet de « The Diamond Queen » (1953) de John Brahm (cf. supra).
2005(tv) Die Geliebte des Königs / La Maîtresse du roi (DE/FR) de Jan Peter 
série « Mätressen. Die geheime Macht der Frauen / Maîtresses. Le pouvoir secret des femmes », Le Vision Film-Fernsehproduktion GmbH-UFA-MDR-Arte (Arte 13.11.05), 52 min. – av. Susan Anbeh (Mme de Montespan), Christina Grossi (Mme de Maintenon), Sylvester Groth (Louis XIV), Marie Christine Friedrich (Louise de Valllière), Karl Stickler (duc de Maine), Daniela Voss (la reine Marie-Thérèse). – Docu-fiction tourné au château de Versailles.
2006(vd) Le Roi Soleil (FR) de Kamel Ouali 
Albert Cohen-Dove Attia,120 min. – av. Emmanuel Moire (Louis XIV), Anne-Laure Girbal (Marie Mancini), Christophe Mae (Monsieur, frère du roi), Lysa Ansaldi (Mme de Montespan), Merwan Rim (duc de Beaufort), Victoria Petrosillo (Isabelle), Cathialine Andria (Françoise d’Aubigné), Pierre Forest (Mazarin/Molière), Céline Duhamel (Anne d’Autriche), Marie Lenoir (La Voisin). – Captation du spectacle musical de Kamel Ouali (aussi auteur des décors et du ballet).
2007® Sluga Gosudarev [Fantassins, seuls en première ligne / Serviteur de deux maîtres] (RU) d’Oleg Ryaskov. – av. Dimitri Chilyaev (Louis XIV), Viktoriya Zakharova (Mme de Maintenon). – L’affrontement de deux duellistes français exilés en Russie par Louis XIV, où l’un prend parti pour Pierre le Grand tandis que l’autre prête allégeance à Charles XII de Suède. Les deux se retrouvent face à face lors de la bataille de Poltava, en 1709. Juste retour des choses : Louis XIV est représenté comme un pantin fat et poudré (on le voit poser en costume de sacre pour Hyacinthe Rigaud), lui qui méprisait la Russie, considérée comme un pays d’arriérés. – cf. Russie (3).
2007(tv) Vauban, le vagabond du roi (FR) de Jacques Tréfouël
(TV5 8.6.07), 52 min. – Docu-fiction avec reconstitutions : la vie, les audaces et la disgrâce de Sébastien le Preste de Vauban, maréchal de France.
2007**(tv) Versailles, le rêve d’un roi (FR) de Thierry Binisti 
Les Films d’Ici (Serge Lalou)-FR2-Château de Versailles (TSR2 25.12.07 / FR2 3.1.08), 91 min. – av. Samuel Theis (Louis XIV), Jérôme Pouly (Colbert), Caroline Bourg (Mme de Montespan), Laura Weissbecker (Louise de La Vallière), Florence Huige (Mme de Maintenon), Antoine Coesens (Le Vau), Niclas Jouhet (Le Nôtre), Germain Wagner (Le Brun), Benjamin Baroche (Mansart), Florent Bigot de Nesles (Lully), Eric Franquelin (La Fontaine), Laurent Vernick (Racine), Thierry Garet (Molière), Stéphane Roux (Charles Perrault), Sandrine Cohen (la reine Marie-Thérèse), Diane Stolojan (Anne d’Autriche), Gautier van Lieshout / Gabriel Hallali (Louis XIV enfant), Jean-Marie Galey (Toussaint Rose), Luc Gentil (M. de Longueville), Aymeric Peniguet de Stoutz (Monsieur, frère du roi), François Vincentelli (Fouquet), Enrico Di Giovanni (Mazarin), Daniel-Jean Colloredo (Bontemps).
La construction du château, ses enjeux artistiques et politiques. Docu-fiction de qualité, clair et intelligent, un modèle du genre filmé sur place à Versailles et aux châteaux de Dampierre, Lésigny, Maisons-Lafitte et Vaux-le-Vicomte, et qui complète le portrait esquissé par Roberto Rossellini en 1966.
2009® (ciné+tv) Vozvashcheniye mushketorov, ili Sokrovishcha kardinala Mazarini (Le Retour des mousquetaires ou Les Trésors du cardinal Mazarin) (RU) de Georgi Yungvald-Khilkevich. - av. Dimitri Kharalyan (Louis XIV), Eugenia Kryukov (Louise de la Vallière).
2010(tv) La Princesse Palatine, une commère à la cour de Louis XIV (FR) de Jean-Christophe de Revière
série "Secrets d'Histoire" (FR2 18.8.10), 95 min. – Docu-fiction avec reconstitutions et comédiens muets. Présentation par Stéphane Bern. Cf. « Liselotte von der Pfalz » (1935) de Carl Froelich et remake de 1966.
2010*(tv) La Marquise des ombres (FR/BE) d’Édouard Niermans 
GéTéVé (RTB 12.1.10 / FR2 9.2.11), 131 min. – av. Anne Parillaud (Marie-Madeleine Dreux d’Aubray, marquise de Brinvilliers), Nicolas Bouchaud (chevalier de Sainte-Croix), Olivier Perrier (Dreux d’Aubray), Eric Ruf (Antoine Gobelin), Théo Frilet (l'abbé Briancourt), Laurent Natrella (Antoine), Astrid Bas (Thérèse), Philippe Hérisson (Penautier), Nicky Marbot (La Chaussée), Michaeël Vander Meiren (La Reynie), Alice Gingembre (Marie-Madeleine adolescente), César van den Driessche (le père Pirot), Maurice Antoni (Lamoignon), Eric Bougnon (l'avocat Nivelle), Valérie Moreau (Toinette), Francine Lorin-Blazquez (Charlotte), Martine Gauthier (Geneviève), Jérémy Petit (Antoine Gobelin adolescent).
Le 17 juillet 1676, la marquise Marie-Madeleine de Brinvilliers est décapitée en place de Grève après avoir été reconnue coupable du meurtre de son père et de ses deux frères par empoisonnement. L’abbé qui la rencontre à la Conciergerie rapporte qu’il a « confessé une sainte », et le film de Niermans, sans réhabiliter l’intrigante, tisse un portrait tout en nuances d’un personnage meurtri, acharné à briser les carcans de son époque. Manipulée par son mystérieux amant, le chevalier Godin de Sainte-Croix, et ayant gardé les séquelles d'une enfance douloureuse, elle n'hésite pas à empoisonner son père et ses deux frères afin de récupérer leur héritage. Tourné à l’abbaye de Fontenay, aux châteaux de Bussy-Rabutin, Cormatin, Rosières et Tanlay, à Pierre-Perthuis et à Semur-en-Auxois.
2011*(tv) Le Roi, l’écureuil et la couleuvre (FR) de Laurent Heynemann
(FR3 5+6.3.11), 94 + 94 min. – av. Lorànt Deutsch (Nicolas Fouquet), Thierry Frémont (Jean-Baptiste Colbert), Sacha Giraudeau (Mme Fouquet), Carole Richert (Mme de Sévigné), Laurent Natrella (d’Artagnan), Davy Sardou (Louis XIV), Anne Loiet (Anne d’Autriche), Lizzie Brocheré (Louise de la Valllière), Marie-Christine Adam (Marie de Maupéou), Sara Giraudeau (Marie-Madeleine).
L’éviction et la fin de Fouquet (« l’écureuil »), surintendant des Finances, victime des intrigues de Colbert (« la couleuvre ») et de la jalousie du roi : Fouquet l’impétueux grand argentier de la Couronne, affairiste doué mais trop ambitieux, contre Colbert, le procédurier à l’austérité figée. Dense et passionnant, tourné à Vaux-le-Vicomte.
2011(tv) L’Épervier (FR) de Stéphane Clavier 
Rendez-vous Productions (François Charlent, Christophe Carmona)-France Télévisions-La Région Bretagne-CNC (FR3 18.6.-2.7.11), 6 x 52 min. – av. Aurélien Wilk (Yann de Kermeur, dit l’Epervier), Fanny Valette (Agnès de Kermellec), Lou Doillon (Marion Pouliquen), Martin Lamotte (marquis de La Motte Kerdu), Thibaut de Montalembert (Hervé de Villeneuve), Grégoire Colin (Cha-Ka, l’Iroquois). Loïc Houdré (Caroff), Manuel Olinger (Barbarossa), Fred Saurel (docteur Le Scouarnec), Olivier Saladin (Lapipe), Fred Bianconi (Malhurin), Eric Caravaca (l’abbé).
Elevé au château de Kermellec, Yann, fils du régisseur, en est chassé pour avoir trop approché la fille du comte, Agnès. Dix ans plus tard, ancien pirate devenu corsaire par la grâce de Louis XIV, auréolé de gloire et fêté à Brest, Yann entend reconquérir celle qu’il avait dû délaisser. Piégé, il est surpris et arrêté près du cadavre du comte de Kermellec, les mains rougies de son sang… Spectacle plaisant, mais une trahison de la superbe bande dessinée de Patrice Pellerin ; Yann perd son titre de chevalier (cousin d’Agnès de Kermellec) pour devenir un simple roturier. Tournage en Bretagne (Fort La Latte, Dinan, Locronan, Crozon, Lehon, Saint-Malo), en Provence-Alpes-Côte d’Azur (Marseille, Avignon, Porquerolles) et en Ile-de-France (Meriel, Luzarches, Nandy, Bry-sur-Marne).
2011(tv) Nicolas Fouquet, le soleil offusqué (FR) de Francis Cote, José Fosse 
série « Secrets d’Histoire », FR2-Société Européenne de Télévision-France Télévisions (FR2 23.8.11), 100 min. – av. Jean Christophe Clément, William Simonnet, Jean-Luc Tartes, Renaud Cathelo. – Docu-fiction avec comédiens muets, tourné à Vincennes, Saint-Maur et Belle-Île-en-Mer (présentation par Stéphane Bern).
2011(vd) L’Affaire Nicolas Fouquet (1661) (FR) de Ghislain Vidal 
série « Les Procès de l’Histoire » no. 2, Injam Productions (Marc Andréani)-Cinaps Télévision-Toute l’Histoire, 52 min. – av. Bruno Fleury (Nicolas Fouquet), Pascal Neyron (Louis XIV), Hugues Massignat (Jean-Baptiste Colbert), Jean-Charles Delaume (Olivier d’Ormesson, magistrat rapporteur). – Docu-fiction.
2011® Aguila Roja, la película (ES) de José Ramón Ayerra. - av. Xavier Lafitte (Louis XIV). - cf. Espagne (2).
2012(tv) Vauban. La sueur épargne le sang (FR/LX) de Pascal Cuissot 
Le Miroir-Arte-Mélusine (Arte 10.3.12), 85 min. – av. Nicky Marbot (Vauban), Raphaël Labourasse (Vauban jeune), Aurélie Youlia (Jeanne Vauban, sa femme), Armand Eloi (Louis XIV), Franck Mercadal (Louis XIV jeune), Régis Le Rohellec (Colbert), Daniel-Jean Cassagne (Mazarin), Frédérick Boquet (Fontenelle), Jean-Paul Dubois (l’abbé Ragot), Arnaud Garnier (La Feuillade), Benjamin Guyot (Delemare), Ivan Heidsiek (D’Argenson), Laurent Klug (Friand), David Sighicelli (Mesgrigny).
Docu-fiction exhaustif montrant Sébastien Le Prestre de Vauban (1633-1707) en royaliste progressiste, grand artisan de la modernisation de la France, ingénieur hydraulicien, architecte militaire, urbaniste, contempteur horrifié de la révocation de l’Édit de Nantes et, cinq décennies durant, serviteur fidèle du belliqueux Roi-Soleil. La fin de sa vie est marquée par un audacieux programme de réforme fiscale (interdit sur ordre du roi) pour tenter de résoudre les injustices sociales et les difficultés économiques des "années de misère" (1680 à 1695), qui provoqua la mort de deux millions de personnes.
2012(tv) Éléonore, l’intrépide (FR) d’Ivan Calbérac 
K’Ien Productions-FR3 Fictions (FR3 22.12.12), 100 min. – Valentine Catzéflis (Eléonore Monblanc), Marc Ruchmann (Renaud de Moncourt), Pierre Cassignard (Tristan de Tressanges, comte de Montferrant), Frédéric Pierrot (Gaspard), Lucile Barbier (Agathe), Olivier Jeannelle (Charrois), Pascal Elso (duc de La Rochefoucauld-Liancourt), Grégoire Bonnet (Louis XIV), Elliot Broué (le Dauphin), Thaïs Lamothe, Régis Lux.
En 1662 à Montardy. Eléonore a cinq ans lorsque sa famille, victime d’un complot, est sauvagement assassinée. Eléonore ne doit sa survie qu’à une erreur : on l’a prise pour la fille de Ferron, un forgeron taillandier. Celui-ci l’adopte et lui enseigne le maniement des armes. Adulte, devenue fine lame, elle se coiffe d’un masque pour défier les autorités, décidée de trouver les commanditaires des assassins de sa famille. Elle affronte, puis tombe amoureuse de Renaud, le fils du nouvel intendant du roi, Nicolas de Moncourt. Ce dernier fait partie de l’« Alliance du Serpent », une milice secrète visant à empoisonner le roi lors de son passage à Montardy. A force de complots et de coups d’épée, Eléonore sauve la vie du Roi-Soleil, découvre qu’elle est une de ses filles naturelles, jadis condamnée à disparaître sur ordre d’Anne d’Autriche, et que le Dauphin est son propre frère. Mais l’affaire est un secret d’État et doit rester classée. Eléonore épouse Renaud. – Un médiocre téléfilm de cape et d’épée, rocambolesque, incohérent et prévisible de bout en bout. Tournage à Martel, Gignac, Saint-Jean-Lespinasse et au château de Montal (Lot).
2014/15*A Little Chaos (Les Jardins du roi) (GB) d'Alan Rickman
Andrea Calderwood, Gail Egan, Bertrand Faivre/BBC Films-Black Park-The Bureau-K. Jam Media-Lionsgate-Lipsync Prod.-Potboiler Prod., 117 min. - av. Kate Winslet (Sabine de Barra), Stanley Tucci (Philippe, duc d'Orléans), Jennifer Ehle (Mme de Montespan), Alan Rickman (Louis XIV), Helen McCrory (Mme Le Nôtre), Matthias Schoenaerts (André Le Nôtre), Steven Waddington (Thierry Duras), Danny Webb (Moulin), Adrian Schiller (Jean Risse), Pauline Moran (Ariane), Morgan Watkins (Luc), Adrian Scarborough (Daniel Le Vielle), Henry Garrett (Vincent), Adam James (M. de Barra), Paula Paul (Élisabeth-Charlotte d'Orléans, Princesse Palatine), Carolina Valdès (la reine Marie-Thérèse).
En 1682, André Le Nôtre, responsable en chef du Jardin et du Parc du Roi, engage une jeune veuve, Sabine de Barra, paysagiste créative et audacieuse, pour l'aider à mettre la touche finale à la création de la salle de bal extérieure (le bosquet des Rocailles) au château de Versailles. Ils tombent amoureux et Sabine, introduite à Versailles, découvre le système, les intrigues et les acteurs de la Cour autour de Louis XIV.
La critique salue les performances effectivement remarquables des comédiens, la splendeur des images, mais regrette des caractères et une intrigue anachroniques, fabriqués selon les schémas et la sensibilité d'aujourd'hui: le Roi-Soleil s'affaire démocratiquement en bras de chemise dans les plates-bandes (Sabine le prend d'abord pour un jardinier et le laisse porter ses pots de fleur), ses enfants brûlent la politesse à la noblesse au Lever du Roi et se roulent sur le lit avec leurs parents sous les yeux médusés de la cour, etc. Signalons en passant qu'en 1682, l'authentique Le Nôtre était un vieillard de 69 ans et que le Roi-Soleil était de vingt-cinq ans son cadet… Le Nôtre n'a aimé que Françoise Langlois, fille du gouverneur des pages de la Grande Écurie, avec laquelle il eut trois enfants tous morts jeunes. En fin de compte, on peut reprocher au film d'être une bluette costumée avec de jolis décors qui escamote le génie de Le Nôtre, mais c'est oblitérer l'intelligence des dialogues, la direction d'acteurs inspirée, le charme et la subtilité de l'interprétation (Rickman, qui parfois murmure ses répliques, fait un monarque discret et d'une sensibilité très au-dessus de la moyenne - comme de celle du Roi Soleil lui-même !). Le cinéaste-comédien est parfaitement conscient d'avoir fabriqué une fiction fleurie - limite romance à l'eau de rose - qui prend largement ses aises avec la réalité historique (Sabine de Barra n'a jamais existé et il n'y avait, selon toute vraisemblance, aucune architecte-jardinière à Versailles) pour le simple plaisir de confronter sur le mode ironique l'ordre des conventions du Grand Siècle avec le petit désordre d'une jardinière roturière et volontaire, chargée de créer l'extravagante salle de bal en plein air appelée "le Bosquet des Rocailles". Bref, la rigoureuse symétrie des jardins à la française contre le désordre végétal des jardins à l'anglaise. Tel était son but avoué, et sur ce point, sa réussite est réelle, même si Kate Winslet rejoue la partition d'une femme blessée (l'abandon du mari, la mort de sa fille), cachant sa fragilité sous le masque de la force. Tournage en Angleterre: studios de Pinewood, Hampton Court Palace, Ham House à Richmond (Surrey), Black Park à Iver Heath, Cliveden House à Taplow, Waddesdon Manor (Buckinghamshire), Blenheim Palace (Oxfordshire), Ashridge Park (Hertfordshire). Présenté au Festival de Toronto 2014.
2015(tv) Versailles (FR/CA) de Jalil Lespert (ép. 1-2), Thomas Vincent, Christoph Schrewe, Daniel Roby
Ian Whitehead/Capa Drama-Indendo Productions-Marathon Prod.-Zodiak Media Group-Canal+ (Canal+), série de 10 épisodes. - av. George Blagden (Louis XIV), Steve Cumyn (Colbert), Domminique Blanc (Anne d'Autriche), Joe Sheridan (Louvois), Sarah Winter (Louise de La Vallière), Olivia Gotanègre (Françoise Parthenay), Alexander Viahos (Monsieur, frère du Roi).
Un budget de 27 millions d'euros pour conter la construction du château entre 1667 et 1670 et la lutte du jeune roi pour s'imposer, d'après un scénario de Simon Mirren et David Wolstencroft. Série tournée en France, mais en anglais (studios de Bry-sur-Marne et Versailles).
2015® (tv) Prinz Eugen und das Osmanische Reich / Eugène de Savoie et l'empire Ottoman (AT/FR) de Heinz Leger. - av. Cornelius Obonya (Louis XIV). - cf. Autriche: Leopold I.
2015(tv) La Marquise de Sévigné, l'esprit du Grand Siècle (FR) de Dominique Leeb et Xavier Lefebvre
série "Secrets d'Histoire", Jean-Louis Remilleux/France Télévisions-Société Européenne de Production (SEP) (FR2 18.8.15), 90 min. - av. Alexandra Yermak (Mme de Sévigné), Philippe Bertin (Grignan), François Audoin (Celse-Bénigne de Bussy-Rabutin), Charlotte Deysine (Françoise de Sévigné), Audrey Quotun (une dame de compagnie). - L'activité littéraire de Marie de Rabutin-Chantal, marquise de Sévigné (1626-1696). Docu-fiction avec reconsitutions présenté par Stéphane Bern.
2015(tv) Louis XIV, l'homme et le Roi (FR) de Guillaume de Lestrange
série "Secrets d'Histoire", Jean-Louis Remilleux/France Télévision-Société Européenne de Production (SEP) (FR2 1.9.15), 90 min. - av. Vladimir Perrin (Louis XIV), Sébastien Gill (Louis XIII), Dorothée Lebard (Anne d'Autriche), Amélie Prevot (Marie-Thérèse d'Autriche), Rebecca Finet (Palatine), Piérick Tournier (Luynes), Sinan Bertrand (Philippe Ier d'Espagne), Gabriel Matringe (Louis XIV jeune), Patrick Hamel (Mazarin), Grégoire Foessel (le valet du roi), François Hatt (le duc de Saint-Simon). - Docu-fiction avec reconsitutions présenté par Stéphane Bern.
2016*La Mort de Louis XIV (FR/ES) d'Albert Serra
Thierry Lounas/Capricci Films-Andergraun Films-Bobi Lux-Arte France Cinéma, 105 min. - av. Jean-Pierre Léaud (Louis XIV), Irène Silvagni (Mme de Maintenon), Patrick d'Assumçao (Fagon, le médecin), Bernard Belin (Mareschal, le chirurgien), Marc Susini (Blouin, le valet de chambre), Filipe Duarte, José Wallenstein, Philippe Crespeau, Jean Henric, Olivier Cadiot.
Le Roi-Soleil, 76 ans, arrivé au seuil de son existence, alors que la gangrène le ronge de l'intérieur, face à l'impuissance des médecins et le vain théâtre de la Cour. Les trois semaines d'agonie d'un monarque-monstre, flanqué de perruques géantes qui écrasent son visage ravagé, filmée pendant une heure et demie dans une suite de tableaux évoquant Velasquez et Rembrandt. "Souverain au milieu d'une cour qui le flatte sans vergogne, qui applaudit à la moindre de ses déglutitions (mention spéciale à l'hilarant charlatan espagnol qui considère la vérole comme une jolie rose), soudain réduit à la condition de corps déliquescent secoué par les spasmes, râlant à la mort pendant de longues minutes, il se montre émouvant avec son petit-fils, le dauphin, et plus encore avec ses chiens, et trouve encore le moyen d'exprimer sa personnalité fantasque dans les interstices" (Le Monde, 20.5.16). Le roi a tenu à offrir à ses courtisans l'épreuve de la maladie, de l'agonie, de la mort, en public, assumée et jouée comme un spectacle: "Ils ont suivi tout le cours de ma vie; il est donc juste qu'ils me voient finir." Le récit intime et superbe de la décrépitude au pouvoir, présenté hors compétition au festival de Cannes 2016 où Jean-Pierre Léaud, habité par son rôle, reçoit la Palme d'or d'honneur. Tournage au château de Hautefort (Dordogne). Prix Jean Vigo 2016.
2016Mademoiselle de La Charce. Une femme seule contre une armée (FR) de Lionel Baillemont
Carnet de Notes Production, 100 min. - av. Alexia Carr (Marquise Philippe de La Tour-Gouvernet, dite Philis de la Charce), Marie-Christine Barrault (Catherine de La Tour-Du-Pin de La Charce, sa mpre), Chris Gabriel (Mme de Sévigné), Eva Chevret (Jeanne), Nicolas Eibner (un noble), Myriam Icaza (sa femme).
Calviniste convertie au catholicisme après l'Édit de Nantes, Philis de La Charce (1645-1703) organise la résistance populaire du Dauphiné lorsque le prince Victor-Amédée II de Savoie envahit le territoire en 1692, pendant la guerre de la Ligue d'Augsbourg. À cheval et l'épée à la main, elle aurait libéré des pillards Gap, le Diois et les Baronnies à la tête d'une armée de paysans. La marquise de Sévigné assure sa renommée à Versailles. Tournage en été 2015 au château de Grignas et de La Charce.
2017The King's Daughter (US) de Sean McNamara
Brookwell-McNamara Entertainment-Kylin Pictures-Lightstream Entertainment-Good Universe-Bliss Media. - av. Pierce Brosnan (Louis XIV), William Hurt (le Père La Chaise), Benjamin Walker (Yves de la Croix), Kaya Scodelario (Marie-Josèphe d'Alembert), Bingbing Fan (la sirène), Ben Lloyd-Hugues (Jean-Michel Lintillac).
En quête d'immortalité, Louis XIV fait capturer une sirène pour lui voler sa force vitale, un acte qui provoque la colère de sa fille naturelle, Marie-Josèphe, qui cherche à délivrer la pauvre créature emprisonnée à Versailles. Une sottise américaine filmée en 2014 en Australie (Dockland Studios à Melbourne) et à Versailles, d'après un best-seller fantastique de Vonda N. McIntyre ("The Moon and the Sun", également titre de travail du film).
2019*(tv) Versailles : Le Palais retrouvé du Roi-Soleil / Versailles Rediscovered - The Sun King's Vanished Palace (FR) de Marc Jampolsky
Série "L'aventure humaine", Arte France-CNRS Image, Ceska Televize-Gedeon Programmes (Arte 1.6.19), 52 min./90 min. - av. Douglas Jouishomme (Louis XIV), Jean-Noël Martin (Louis XIV vieux), Delphine Bechetoille (la reine Marie-Thérèse), Armand Eloi (Jean-Baptiste Colbert), Anouchka Csernakova (Anne d'Autriche), Alice Gozlan (la Dauphine Marie-Anne de Bavière), Donat Guibert (Charles Perrault), Bertrand Chamerois (Nicodème de Tessin), Charles Durot (Marquis de Sourde), Hervé Masquelier (Philippe de Courcillon, marquis de Dangeau), Stephane Milliere (Alexandre Bontemps), Jean-Pierre Roulin (un fontainier), Clara Cirera (une dame d'honneur).
La reconstruction fastueuse du palais et de la vie de la Cour dans un docu-fiction brillant, avec l'appui de l'animation en 3D pour les évolutions du château bâti autour d'un ancien relais de chasse, les agrandissements successifs par Louis Le Vau et Jules Hardouin-Mansart. "Jamais dans l'anecdote, rigoureux, le film dispense une belle leçon d'architecture et d'histoire" (Télérama 29.5.19).
2019(tv) Versailles, les défis du Roi-Soleil (FR) de Philippe Tourancheau
Série "Science Grand Format", Jean-Luc Orabona/Eclectic Prod.-France Télévisions-Toute l'Histoire (FR5 19.9.19), 91 min. - Docu-fiction soigné et instructif avec reconstitutions et comédiens anonymes (Louis XIV, Colbert, Louis Le Vau, Charles Le Brun, André Le Nôtre): comment Versailles est devenu le premier laboratoire scientifique du XVIIe siècle.
2019(tv) Flucht im Namen Gottes - Die Hugenotten - 1. Aufbruch ins Ungewisse - 2. Ankunft in der Fremde (La Fuite des huguenots - 1. Le Saut dans l'inconnu - 2. En terre étrangère) (DE) de Paul Wiederhold, Marvin Entholt et Saskia Weisheit (fict.)
Reinhardt Beetz, Paul Wiederhold/Gebrüder Beetz Filmproduktion-Nordmedia-Hessenfilm und Medien GmbH-WDR-NDR-RBB-Arte (Arte 23.11.19), 2 x 48 min. - av. Anja Antonowicz (Suzanne Loyal), Björn von der Wellen (Abraham Loyal), Isabelle Barth (Mechthild Vogel), Ingo Abel (Oswald Vogel), Nils Brunkhorst (Pierre Roué), Mariella Ahren.
En automne 1685, suite à la révocation de l'Édit de Nantes (édit de tolérance envers les non-catholiques promulgué par Henri IV en 1598) par Louis XIV, les protestants français sont systématiquement persécutés. La conversion au catholicisme est imposée, avec violence lors des dragonnades, véritables raids punitifs menés par l'armée royale. Plus de quarante mille huguenots traversent la frontière clandestinement, car l'exil est puni sans pitié. Les princes allemands et la Suisse (intéressés au savoir-faire des protestants français dans l'art du tissage, la confection de gants et de perruques, l'horlogerie) leur offrent refuge. Ces atouts industriels permettent aux exilés les meilleures conditions d'accueil.Un docu-fiction de bonne facture et très instructif suit la destinée de quatre familles venues de Lorraine et de Bordeaux.
« Le Vicomte de Bragelonne » (roman d’Alexandre Dumas) et l’énigme du Masque de fer
Cf. supra, « Le cycle des Trois Mousquetaires », sous Louis XIII (1.8e).

3.1. Molière

(Jean-Baptiste Poquelin, dit Molière, 1622-1673), auteur dramatique, comédien et chef de troupe de théâtre. Soutenu par Louis XIV, il dirige la "Troupe du Roy", Peintre des moeurs de son temps il dénonce en particulier les travers de la bourgeoisie montante. L'auteur de comédies le plus joué et le plus lu de la littérature française.
1910Molière (FR) de Léonce Perret
[scénario : Abel Gance] ; Films Gaumont no. 2860, 311 m. – av. Abel Gance/André Bacqué (Molière jeune/âgé), René d’Auchy (Louis XIV), Mlle de Pouzols Saint-Phar (Armande Béjart), Mary Brunel (servante La Forest), Madeleine Sézanne (La Muse de Molière). - Un aperçu des principales étapes de la vie de Molière.
1922Molière, sa vie, son œuvre (FR) de Jacques de Féraudy
– av. Firmin Gémier (Harpagon), Silvain, Maurice de Féraudy, Emile Dehelly, Thérèse Kolb, Berthe Bovy, Huguette Duflos, André Brunot, Jacques Guilhène. – Semi-documentaire à l’occasion du tricentenaire de Molière, av. interprétation de scènes choisies de ses comédies, jouées par des artistes de la Comédie-Française.
1934Un soir à la Comédie-Française – 1. La Maison de Molière – 2. Une soirée à la Comédie-Française : « Les Précieuses Ridicules » (FR) de Léonce Perret 
Alexandre Nalpas-Les Films T.F. et J. de Maistre. – av. Albert Lambert (Molière), Léon Bernard (M. Pelletier), Fernand Ledoux, Berthe Bovy, Marie Bell, Vera Korène, Madeleine Renaud, Jean Weber, Emile Drain (Napoléon).
Vie de Molière et histoire de la Comédie-Française depuis ses origines, en 1681 (le docu-fiction « La Maison de Molière » dure 30 min.). Premier grand document cinématographique sur la Comédie-Française, tourné aux studios Pathé-Natan de Francoeur.
1938® Nanon (DE) d’Herbert Maisch. – av. Otto Gebühr (Molière).
1946Comédie avant Molière (FR) de Jean Tedesco 
CGCF, 20 min. – av. Robert Manuel, Claude Bonheur, Alain Gilbert, Alfred Adam, Jean Meyer, Martiel Rébe, Julien Bertheau. – Les comédiens de l’Hôtel de Bourgogne.
Molière (Albert Lambert) lit à ses camarades l’acte constitutif de société de la Comédie-Française (L. Perret, 1934).
1954® Si Versailles m’était conté (FR) de Sacha Guitry. – av. Fernand Gravey (Molière), Germaine Rouer (Mlle Molière).
1955® Si Paris nous était conté (FR) de Sacha Guitry. – av. Gilbert Gil (Molière).
1958® (tv) Les Tentations de La Fontaine (FR) de Pierre Viallet. – av. Roger Carel (Molière).
1962(tv) Mesdemoiselles Armande (FR) de René Lucot
(1e Ch. RTF 10.4.62). – av. Jacqueline Jehanneuf (Armande Béjart), Jacques Biutin (son avocat), Lila Kedrova (Jeanne Le Doux), Julien Bertheau (Lescot), Raymond Danjou (Guérin d’Etriché), Jacqueline Jehanneuf (Armande), Paule Annen (Nérina), Bruno Balp, Jacques Balutin, Maurice Chevit, Henri Crémieux (le président du Tribunal).
En 1676, une femme du peuple se fait passer pour Armande Béjart (v. 1642-1700), l’épouse de Molière.
1964(tv) Théâtre aux chandelles : Autour d’une répétition des « Précieuses Ridicules » (FR) de Jean Pignol 
« Histoire pittoresque » (2e Ch. 30.5.64), 40 min. – av. Dominique Paturel (Molière), Yvette Grandelle (marquise Thérèse Du Parc), Eugène Marbel (Catherine de Brie), Bernard Haller.
1964(tv) Mademoiselle Molière (FR) de Jean-Paul Sassy
(TF1 17.3.64), 100 min. – av. Robert Manuel (Molière), Jean-Loup Philippe (Baron), Lucien Nat (Mignard), Marcel Charvey (Boileau), Jean Galland (Pierre Corneille), Jacques Gheusi (Jean de La Fontaine), Jean-Michel Rouzière (duc de Lauzun), Jean Leuvrais (Louis XIV), Pierre Plessis (Guérin), Luce Feyrer (Armande Béjart), Mireille Perrey (Madeleine Béjart), Claudine Coster (marquise Thérèse Du Parc). – Vicissitudes de la vie conjugale de Molière avec Armande Béjart.
1966® (tv) D’Artagnan, chevalier du roi (FR) d’Henri Carrier. – av. Philippe Mareuil (Molière), cf. (1.8c).
1973*(tv) Molière pour rire et pour pleurer – 1. L’Illustre théâtre – 2. Les Chemins de la farce – 3. Le mariage d’Armande – 4. L’Affaire Tartuffe – 5. Les Feux de l’enfer – 6. La Mort de Molière (FR) de Marcel Camus
(2e Ch. ORTF 8.11.-12.73), 6 x 52 min. – av. Roger Miremont/Jean-Pierre Darras (Molière jeune et adulte), Louis Seigner (Poquelin père), André Reybaz (Pierre Corneille), Denis Manuel (Louis XIV), Claude Rollet (Jean-Baptiste Lully), Bernard Alane (La Grange), Christian Parisy (Louis Béjart), Henri Courseaux (Joseph Béjart), Guy Grosso (Du Parc), Marcel Amont (Jean de La Fontaine), Michel Aumont (Du Croisy), Jean-Louis Broust (Boileau), Yves Carlevaris (Jean Racine), Edouard Niermans (Baron), Marianne Comtell (Madeleine Béjart), Maud Rayer (Genevière Béjart), Alice Sapritch (Mme Béjart), Henri Coutet (Béjart père), Thérèse Liotard (Catherine de Surlis), Michèle Grellier (Catherine de Brie), Sarah Sanders (marquise Thérèse Du Parc), Laurence de Monaghan (Louise de La Vallière).
Une télésérie de haute tenue du réalisateur d’« Orfeo Negro » (Palme d’or à Cannes, 1959), sur un scénario du romancier Georges Neveux.
1973(tv) La Troupe du Roy (FR) de Claude Barma 
Comédie Française-TF1 (17.2.73). – av. Paul-Emile Deiber (Molière), Jacques Toja (La Grange), René Arrieu (Brécourt), Georges Riquier (Du Croisy), Tania Torrens (marquise Thérèse Du Parc), Denise Noel (Armande Béjart), Nicole Calfan (Mlle de Brie), Catherine Hiégel (Mme Du Croisy).
1973(tv) Jean-Baptiste le mal-aimé (FR) de Georges Folgoas (tv), Louis Ducreux
(2e Ch. ORTF 11.5.73). – av. Dominique Paturel (Molière), Fanny Gravière (Armande Béjart), Claude Nicot (Boileau), Claude Nollier (Madeleine Béjart), Nelly Benedetti, Raoul Curet. – Trois grands moments de la vie de Molière : 1655 – 1666 – 1671, d'après la pièce d'André Roussin.
1974(tv) La Vie de Jean-Baptiste Poquelin dit Molière (FR) d’André Leroux
(3e Ch. ORTF 22.11.74), 95 min. – av. Gildas Bourdet (Molière), Sylvie Fennec (Madeleine Béjart), Jean-Pierre Agazar, Pierre Ascardie, André Fouché, André Guittier, Mireille Rivat, Pierrik Mefcam, Marief Guittier. – Spectacle collectif en 18 séquences du Théâtre de la Salamandre.
1976(tv) Vita, amori, autocensura e morte in scena del Signor Molière, nostro contemporaneo, ovvero il Tartufo (IT) de Luigi Squarzina
(RAIdue, 6/13.2.76), 2 x 195 min. – av. Eros Pagni (Molière), Lucilla Morlacchi (Madeleine Béjart), Elisabetta Carta (Armande Béjart), Michele De Marchi (Jean-Baptiste Lully), Omero Antonutti (Louis XIV), Adolfo Fenoglio (marquis d’Orsigny).
Mollière (Philippe Caubère, au centre) dans le « Molière » d’Ariane Mnouchkine (1978).
1976-78**(tv+ciné) Molière, ou la vie d’un honnête homme (FR/IT) d’Ariane Mnouchkine ;
Les Films du Soleil et de la Nuit-Alexandre Mnouchkine-Antenne 2-Les Films 13 (Claude Lelouch)-RAI Uno (A2 6.3.81), 260 min. / 5 x 60 min. – av. Philippe Caubère (Molière), Joséphine Derenne (Madeleine Béjart), Jonathan Sutton (La Grange), Jean-Claude Bourbault (Louis Béjart), François Jamet (Geneviève Béjart), Marie-Françoise Andollent (La Forest), Claude Merlin (Joseph Béjart), Daniel Mesguich (Philippe d’Orléans), Jean-Claude Penchenat (Louis XIV), Roger Planchon (Colbert), Mario Gonzales (Jean-Baptiste Lully), Lucia Bensasson (marquise Thérèse Du Parc), Yves Gourvil (prince de Conti), Christian Colin (Descartes), Fabrice Herrero (cardinal Mazarin), Marilu Marini (la reine Marie-Thérèse d’Autriche), Antoine Brassat (Louis XIV adolescent), Raphaël Penchenat (Louis XIV enfant), Brigitte Catillon (Armande Béjart), Nicole Félix (Catherine de Brie), Lucia Bensasson (Thérèse, marquise du Parc), Gérard Hardy (Charles Coypeau d’Assoucy).
La vie de Jean-Baptiste Poquelin dit Molière, de ses premières tournées, la rencontre décisive avec le prince Conti, l’accueil de la troupe à Versailles, jusqu’à sa mort (d’après la biographie « Le roman de Monsieur de Molière » de Mikhaïl Boulgakov, 1933). Un film-fleuve de 260 minutes, constamment original mais parfois un peu longuet, aux touches impressionnistes, aux détails crus (la mort de la mère de Molière, avec ses médecins ripailleurs qui ne savent que « saigner »). Pour permettre une compréhension en profondeur de cette trajectoire en dents de scie, le film illustre notamment l’émeute sanglante du carnaval d’Orléans, les échecs et l’errance de l’Illustre Théâtre, la trahison de Lully, la défaveur du Roi-Soleil, les tourments de jalousie à propos de la belle Armande Béjart, etc.
Loin de toute légende dorée, à travers de longues scènes à peine dialoguées, le film révèle la misère du siècle de Louis XIV ainsi que les grandeurs et les rigueurs de la vie de troupe. La cinéaste dérange en dénonçant l’exploitation de l’artiste par l’État : les comédiens doivent « pousser leur chariot de Thespis à genoux dans la boue », les subventions doivent « être arrachées à des souverains pleins de méfiance et de dents gâtées », la sonnette d’Argan, « il faut s’échiner à l’agiter, même quand on se sent mal, pour qu’elle fasse rire… » (Bernard Poirot-Delpech). Foisonnante d’images, cette grande réflexion lyrique sur la place de l’artiste dans la société porte atteinte à l’un des mythes du « génie français ».
C’est l’œuvre collective d’une femme passionnée de théâtre et de sa troupe, le légendaire Théâtre du Soleil (installé à la Cartoucherie de Vincennes) qui a accepté de travailler pour le minimum syndical. Ariane Mnouchkine, dont c’est la deuxième expérience cinématographique (après « 1789 » quatre ans plus tôt), parvient non sans peine à réunir un budget alors impressionnant de vingt millions de francs, grâce à l’appui de Claude Lelouch. Tournage en Eastmancolor pendant six mois à Senlis (Oise), Paris (Musée Bricard, palais Cardinal, Cartoucherie de Vincennes), aux châteaux de Vaux-le-Vicomte (Seine-et-Marne), de Versailles, de Fontainebleau, de Hautefort (Dordogne), Guermantes (Seine-et-Marne), des Mesnuls (Yvelines), dans l’Aveyron et à Cinecittà. Le film est boudé avec véhémence sinon mauvaise foi par le jury de Cannes 1978 et une frange de la critique (de droite), mais récompensé de deux Césars pour la photo et les décors, et par un véritable triomphe public en salle (120’000 spectateurs sur les six premières semaines d’exploitation à Paris, 1,6 millions de spectateurs en France).
1985(tv) Moliere (GB) de Bill Alexander
[d’apr. Mikhail Bolgakov] ; BBCtv (BBC2 27.10.85). – av. Antony Sher (Molière), David Bradley (Charron), Penelope Beaumont (Madeleine Béjart), David Shaw-Parker (Du Croisy), Katy Behean, Simon Clark, David Troughton, John Carlisle (Louis XIV).
1994(tv) La Mort de Molière (FR) de Robert Wilson [et Philippe Chemin] 
La Sept/Arte-INA-France Supervision (La Sept 8.2.96), 47 min. – av. Robert Wilson (Molière), Bulle Ogier (Madeleine Béjart), Jeanne Chemin (Isabelle), Cléonas Shannon (Armande), Francis Bouc (Galilée), Geoffrey Carey (La Grange), Olivier Hemon (Colbert), Hervé Ruet (Racine), Christian Ruche (Louis XIV), Laurence Mercier (la reine Marie-Thérèse). – Molière se meurt en présence de plusieurs de ses contemporains.
1996/97® Marquise (FR) de Véra Belmont ; Stéphan Films. – av. Sophie Marceau (marquise Thérèse Du Parc), Bernard Giraudeau (Molière), Lambert Wilson (Jean Racine), Thierry Lhermitte (Louis XIV). –
1998® Man in the Iron Mask (US) de William Richert. – av. Dan Coplan (Molière).
2000® Le Roi danse (FR) de Gérard Korbiau. – av. Tchéky Karyo (Molière).
2003(tv) L’Impromptu de Versailles (FR) de Georges Bensoussan (tv), Jean-Luc Boutté (th)
(FR3 22.7.03), 65 min. – av. Thierry Hansisse (Molière), Yves Gasc, Catherine Samie, Claude Mathieu.
2006Molière / Molière ou le comédien malgré lui (FR) de Laurent Tirard 
Olivier Delbosc, Marc Missonnier/Fidélité Productions-France 2 Cinéma- France 3 Cinéma-Wild Bunch-Canal+-TPS Star, 120 min. – av. Romain Duris (Jean-Baptiste Poquelin), Fabrice Luchini (M. Jourdain), Laura Morante (Elmire Jourdain), Edouard Baer (Dorante), Ludivine Sagnier (Célimène), Fanny Valette (Henriette Jourdain), Gonzague Montuel (Valère), Gillian Petrovski (Thomas), Sophie-Charlotte Husson (Madeleine Béjart), Anne Suarez (Catherine de Brie), Annelise Hesme (Marquise du Parc), Luc Tremblais (Gros-René), Nicolas Vaude (Monsieur, duc d’Orléans), Philippe du Janerand (Bonnefoy), Isabelle Caubère (Toinette), Pierre Laplace (Cyrano), Wilfred Benaïche (Jean Poquelin).
En 1644, âgé de vingt-deux ans, criblé de dettes et jeté au cachot, Molière est libéré à la demande d’un M. Jourdain, bourgeois riche et inculte qui l’accueille dans sa propriété. Amoureux de Célimène, Jourdain entend engager Molière afin qu’il l’aide à répéter une pièce de son cru, écrite à l’attention de sa bien-aimée. Le saltimbanque s’installe au château et se fait passer pour un dévot nommé Tartuffe… Treize ans plus tard, le 14 octobre 1670 au château de Chambord, devant le roi, Molière triomphe avec Le Bourgeois gentilhomme, une comédie inspirée de son séjour chez Jourdain. Amusante rencontre fictionnelle entre l'auteur et ses personnages - surtout grâce à Luchini en une synthèse de Jourdain, Dandin, Orgon, Chrysale et M. de Pourceaugnac - mais néanmoins un peu court. Le scénario brode habilement à partir de la disparition de Molière en 1645, une brèche dans sa biographie. Tournage : Abbaye de Chalis (Oise), châteaux d’Ambleville (Val d’Oise), d’Alincourt (Vexin) et de Courances (Essonne), Le Mans (Sarthe), Senlis (Oise), Petit Théâtre de la Reine à Versailles, Noyers-sur-Serein (Yonne), Paris.
2006® Jean de la Fontaine, le défi (FR) de Daniel Vigne. – av. Julien Courbey (Molière).
2007® (tv) Commedia dell’Arte : The Story, the Style (AU) de Richad Di Gregorio, Niniane Le Page. – av. Gérard Cogley (Molière).
2008(tv) Le Nègre de Molière (FR) de Didier Bivel 
Ciné Mag Bodard-FR3, 90 min. – av. Yvon Back (Corneille), Gabrièle Valensi (Marquise Du Parc), Patrick Mille (Molière), Sophie Broustal (Florence Delorme), François Berland (Desmarais), Souria Adèle (Martine), Caroline Archambaud (Aemande Béjart).
Hypthèse iconoclaste : les grandes pièces de Molière ont-elles été écrites par Corneille, amoureux de Mlle Du Parc ? (Récit cadre au XXe siècle.I
2019(tv) Brûlez Molière ! (FR) de Jacques Malaterre
Emmanuel Priou, Yves Darondeau/Bonne Pioche Productions-France Télévisions (FR2 13.5.19), 90 min. - av. Dimitri Storoge (Molière), Jules Pelissier (Louis XIV), Cosima Bevernaege (Armande Béjard), Agathe de La Boulaye (Madeleine Béjard), Arnaud Agnel (La Grange), Grégory Di Meglio (La Thorillière), Pierre Aussedat (Perefixe), Benoît Chavin (Chapelle), Romane Fournier (Madame), Jessé Rémond Lacroix (Boileau), Alain Payen (Abbé D'Aubignac), Samuel Dupuy (le Prince de Condé), Alban Casterman (La Fontaine), Alain Cesco-Rosia (Roulle), Vincent Scarito (Scaramouche), Fabien Baïardi (Président Lamoignon), Jeanne Lepers (la Marquise du Parc), Leïlani Lemmet (la gourgandine), Lara Saint Guilhem (Mlle Desjardin), Caroline Pierre (Hilaire Dupuy), Laurence Côte (la bourgeoise).
En 1664, Molière donne une représentation de son Tartuffe devant le roi et sa cour au pavillon de chasse de Versailles. Les religieux s'offusquent et font pression sur le roi pour qu'il interdise cette pièce qui les ridiculise. Pendant plus de cinq ans, de 1664 à 1669, Molière se bat pour obtenir le droit de jouer sa comédie jugée scandaleuse, refusant de céder aux menaces de l'Église et aux intérêts politiques du Roi qu'il parviendra à convaincre. Scénario de Jacques Malaterre.
Les pièces de Molière portées à l’écran (sélection) :
1900Les Précieuses Ridicules (FR) de Clément Maurice. – av. Coquelin aîné.
1908Tartufo (IT) de Piero Fosco ; Itala Film, 159 m.
1909Les Précieuses Ridicules (FR) de Georges Berr, Le Film d’Art-Pathé Frères, 225. – av. André Brunot, Georges Berr, Béatrix Dussane, Jeanne Provost.
1910L’Avare (FR) Le Film d’Art-Pathé Frères no. 3241, 225 m. – av. Théophile Barral (Harpagon), René Alexandre (Cléante), Louis Cardin (Mme Orgon).
1910Le Médecin malgré lui (FR) d’Emile Chautard ; ACAD, 320 m. – av. Maurice de Féraudy (Sganarelle).
1910Tartuffe (FR) d’Albert Capellani ; Film d’Art. – av. Emile Matrat, Clément, Jeanne Provost.
1912Gorgibus et Sganarelle (FR) de Camille de Morlhon ; Pathé Frères, 225 m. – av. Félix Galipaux. [d’après « Le médecin volant »].
1913Médecin malgré lui (FR) Les GFP, 500 m. – av. Dranem (Sganarelle), Jean Signoret (Léandre), Paglieri, Léo Courtois, Herlande, Luce Colas, Barsange.
1925Tartüff (Tartuffe) (DE) de Friedrich Wilhelm Murnau ; Ufa, 1876 m./90 min. – av. Emil Jannings (Tartuffe), Lil Dagover (Elmire), Werner Krauss (Orgon), Lucie Höflich (Dorine), Rosa Valetti (gouvernante), Hermann Picha (vieillard).
1927La Jalousie du barbouillé (FR) d’Alberto Cavalcanti. – av. Alfred Pasquali, Jeanne Helbling, Philippe Hériat, Jean Aymé, Michel Duran, Germaine Michel.
1932Monsieur de Pourceaugnac (FR) de Gaston Ravel, Tony Lekain ; GFFA-Star Film. – av. Armand Bernard (M. de Pourceaugnac), Jaque Catelain (Eraste), Josseline Gaël (Julie), Pasquali (Sbrigani), Jean Coquelin (Oronte), Colette Darfeuil (Nérine). – Tournage aux studios GFFA à la Villette.
1934Le Médecin malgré lui (FR) de Pierre Weill ; Rognoni (moyen métrage). – av. Raymond Rognoni (Sganarelle), Lily Mounet (Martine), Hélène Perdrière (Lucinde), Pierre Lccomte (Léandre).
1934Le Malade imaginaire (FR) de Jaquelux, Marc Merenda ; Pellegrin, 51 min. – av. Dranem (Argan), Robert Pizani (Diafoirus), Ginette Gaubert (Angélique).
1934Les Précieuses Ridicules (FR) de Léonce Perret ; Levy-Strauss, 45 min. – av. André Brunot, Jean Croué, Georges Lafon, Jean Weber, Pierre Dux, Béatrice Bretty (de la Comédie-Française).
1955Dandin György vagy a megcsúfolt férj (Georges Dandin) (HU) de Zoltán Várkonyi ; Magyar Filmgyarto, 88 min. – av. Sándor Pécsi (Georges Dandin), Agi Mészáros, Ferenc Kállai.
1958Le Bourgeois gentilhomme (FR) de Jean Meyer ; Prod. Cinématographiques-Filmsonor-Films JRD, 96 min. – av. Jean Meyer (Covielle) et Louis Seigner (M. Jourdain).Micheline Boudet (Nicole), Jean Piat (Cléonte)
1965(tv) Dom Juan ou le Destin de pierre (FR) de Marcel Bluwal ; ORTF. – av. Michel Piccoli (Dom Juan), Claude Brasseur (Sganarelle), José Steiner.
1971(tv) Tartuffe (FR) de Marcel Cravenne ; ORTF (1e Ch. 12.6.71), 115 min. – av. Michel Bouquet (Tartuffe), Delphine Seyrig (Elmire), Jacques Debary, Jacques Weber.
1973(tv) L’École des femmes (FR) de Raymond Rouleau ; ORTF (23.5.73), 98 min. – av. Bernard Blier (Arnolphe), Isabelle Adjani (Agnès), Robert Rimbaud.
1979L’Avare (FR) de Jean Girault et Louis de Funès ; Films Chr. Fechner, 125 min. – av. Louis de Funès (Harpagon), Michel Galabru (Maître Jacques), Frank David (Cléante), Claire Dupray (Elise), Hervé Bellon (Valère). – Tournage à Senlis (Oise).
1979Il malato immaginario (Le Malade imaginaire) (IT) de Tonino Cervi ; Piero La Mantia Prod., 107 min. – av. Alberto Sordi (Argante), Laura Antonelli (Tonina), Bernard Blier (Purgone), Marina Vlady (Lucrezia), Ettore Manni (régisseur), Giuliana De Sio (Angelica). – Action restituée dans la Rome pontificale du XVIIIe siècle.
1981Les Fourberies de Scapin (FR) de Roger Coggio 
CASDEN, 107 min. – av. Roger Coggio (Scapin), Michel Galabru (Geronte), Jean-Pierre Darras (Argante), Maurice Risch (Sylvestre), Cécile Paoli (Zerbinette), Fanny Cotençon (Hyacinte).
1982Le Bourgeois gentilhomme (FR) de Roger Coggio ; Guerland Prod., 136 min. – av. Michel Galabru (Jourdain), Rosy Varte (Mme Jourdain), Christine Deschaumes (Lucile), Elisabeth Margoni (Nicole), Franck David (Cléonte). – Tournage à Senlis (Oise).
1984Le Tartuffe (FR) de Gérard Depardieu 
Losange-D.D. Prod.-TF1-Gaumont, 140 min. – av. Gérard Depardieu (Tartuffe), François Périer (Orgon), Elisabeth Depardieu (Elmire), Hélène Lapiower (Marianne), André Wilms (Damis), Jean-Marc Roulot (Valère). – Tourné sur la scène du Théâtre National de Strasbourg à partir de la mise en scène de Jacques Lassalle. Festival de Cannes 1984.
1988Dandin (FR) de Roger Planchon ; Losange-Selena-La Sept-Films A2, 113 min. – av. Claude Brasseur (Dandin), Daniel Gélin (M. de Sotenville), Zabou (Angélique), Nelly Borgeaud (Mme de Sotenville), Jean-Claude Adelin (Clitandre), Marco Bisson (Lubin). – Tournage au château de Buranlure-en-Sancerrois (Cher), à l’estuaire de la Seudre en Charente, Chenonceaux-sur-le-Cher et Meslay-en-Touraine.
1990L’avaro / L’Avare / El avaro (IT/FR/ES) de Tonino Cervi ; Carthago-Velarde-RAI 1, 109 min. – av. Alberto Sordi (Harpagon), Laura Antonelli (Frosina), Christopher Lee (le cardinal Spinosi), Marie Laforêt (Isabella Spinosi), Valérie Allain (Mariana), Lucia Bose (Elvira). - Tourné aux palais Odelaschi à Bassano et Farnèse à Caprarola, puis à Madrid.
1992Tartyuf (RU) de Jan Frid ; Lenfilm-Petropol-Sojuztelefilm-Assotsiatsiya Sankt-Peterburg, 95 min. – av. Mikhail Boyarsky (Tartuffe), Larisa Udovichenko, Vladislav Strzhelchik, Irina Mouravyova.
1997(tv) George Dandin ou le mari confondu (FR) de Jean-Claude Brialy. – av. Jacques Villeret, Mathilde Seigner, Jean-Pierre Darras, Alexandre Brasseur.
1984/85Monsieur de Pourceaugnac (FR) de Michel Mitrani ; Gerland Prod. (Roger Coggio), 91 min. – av. Michel Galabru (M. de Pourceaugnac), Roger Coggio (Sbrigani), Fanny Cottençon (Julie), Jérôme Angé (Eraste), Rosy Varte (Nérine), Michel Mitrani (Louis XIV). – Tournage à Bry-sur-Marne (S.F.F.).
2001(tv) Les Femmes savantes (CA) d’Isabelle Turcotte ; Tout Ecran, 115 min. – av. Jacques-Henri Gagnon, Marie Ginette Guay, Sylvie Cantin, Nadine Meloche.
2006(tv) L’Avare (FR) de Christian de Chalonge (FR3 7.1.07), 140 min. – av. Michel Serrault (Harpagon), Nacia Trancar (Frosine), Nicolas Vaude (La Flèche), Cyrille Thouvenin (Cléante), Micha Lescot (Valère), Louise Monot (Marianne), Fanny Valette (Elise), Jackie Berroyer (Maître Jacques).
2008(tv) Le Malade imaginaire (FR) de Christian de Chalonge (FR3 13.11.08), 125 min. – av. Christian Clavier (Argan), Marie-Anne Chazel (Toinette), Armelle Deutsch (Béline), Wladimir Yordanoff (Béralde). – Tourné au château de Pontchartrain, près de Paris.
2009(tv) Le Bourgeois gentilhomme (FR) de Christian de Chalonge (FR3 19.12.09). – av. Christian Clavier (M. Jourdain), Michèle Bernier (Mme Jourdain), Arthur Dupont (Cléonte).