I - LA FRANCE

7. LA RÉVOLUTION FRANÇAISE (1789 à 1795)

7.3. Marat et Charlotte de Corday

Jean-Paul Marat (1743-1783), médecin, physicien, journaliste et homme politique, est député montagnard à la Convention, lourdement impliqué dans les massacres de Septembre (environ 1500 morts, 2-6.9.1792). Le 13 juillet 1793, Marie-Anne Charlotte de Corday d’Armont (1768-1793), issue de la noblesse de Caen mais ouverte aux idées nouvelles, poignarde Marat dans sa baignoire, qu’elle considère comme un tyran coupable des excès les plus sanglants de la Révolution. Elle est exécutée quatre jours plus tard.
1897Mort de Marat (FR) de Georges Hatot ( ?) 
Etablissements Frères Lumière, catalogue no. 749, 15 m.
1908Charlotte Corday (FR) de Georges Denola 
Pathé Frères, 124 m./14 min. – Pour venger son ami, le comte de Belzunce, arrêté sur ordre du Comité de Salut public comme suspect à la République, Charlotte Corday décide d’assassiner Marat. Armée d’un couteau dissimulé dans ses vêtements, elle se fait conduire chez ce dernier. Porteuse d’un billet lourd de révélations, elle est reçue par Marat et alors qu’il note les noms des conjurés, elle le poignarde dans son bain. Immédiatement arrêtée, elle est conduite devant le Tribunal révolutionnaire qui la condamne à mort. Amenée à la guillotine, elle est exécutée.
1909Carlotta Corday (IT)
Cines, Roma, 165 m.
1914Charlotte Corday (US)
Kennedy Features Inc., New York (Aubrey M. Kennedy), 4 bob. – av. Constance Crawley (Charlotte Corday), Arthur Maude (Jean-Paul Marat), Henry Griffith (Georges Danton), Felix Modjeska (Charles Barbaroux).
Charlotte Corday vit heureuse avec son amant, le politicien marseillais Charles Jean Marie Barbaroux (1767-1794), en Normandie ; jaloux, Marat l’attire à Paris pour le faire arrêter. Guidée par une inspiration divine, Charlotte accepte de devenir la maîtresse de Marat contre la liberté de Barbaroux, puis poignarde le Jacobin. Film tourné en Californie.
1918/19Charlotte Corday (DE) de Friedrich Zelnik 
F. Zelnik-Berliner Film-Manufaktur GmbH, 5 actes/1681 m. – av. Lya Mara (Charlotte Corday), Hermann Vallentin (Jean-Paul Marat), Viktor Biganski, Hermann Seldeneck. – Scénario de Hans Gaus, d’après son roman.
1923Simone Evrard or Deathless Devotion (GB) d’Edwin Greenwood 
British & Colonial (série « Wonder Women of the World »), 650 m. – av. Marjorie Hume (Simone Evrard), Charles Barrat (Jean-Paul Marat), Dacia Deane (Charlotte Corday).
La vie de Simone Evrard (1764-1824), compagne fidèle et soutien financier de Marat. Après l’assassinat de l’« Ami du Peuple », elle reste à Paris, vit avec sa sœur Albertine Marat et veille sur la mémoire de son amant dont elle publiera le premier volume des « Œuvres politiques et patriotiques ».
1966® The Marat-Sade / The Persecution and assassination of Jean-Paul Marat as performed by the inmates of the asylum of Charenton under the direction of the Marquis de Sade (GB) de Peter Brook. – av. Glenda Jackson (Charlotte Corday), Patrick Magee (marquis de Sade), Ian Richardson (Jean-Paul Marat), cf. Sade (6.3).
1989(tv) Marat, terroriste apatride (FR) de Maroun Bagdadi 
Monique Annaud/Canal Plus, série « Les Jupons de la Révolution » no. 5 (C+ 13.5.89), 90 min. – av. Richard Bohringer (Jean-Paul Marat), Marie Trintignant (Charlotte Corday), Vladimir Yordanoff (Nizam), François Negret (Marat jeune), Catherine Bidaut (Simone Evrard).
2008(tv) Charlotte Corday (FR) d’Henri Helman 
Septembre Prod.-France 3 (FR3 22.5.08), 100 min. – av. Emilie Dequenne (Charlotte Corday), Bernard Blancan (Jean-Paul Marat), Thierry Gibault (Fouquier-Tinville), Marc Fayet (Montané), Raphaël Personnaz (Camille Desmoulins), Martine Gautier (Simone Evrard), Damien Gouy (Chaveau-Lagarde), Franck Adrien (Maximilien de Robespierre), Jacques Pabst (Hebert).
La jeune aristocrate, arrière-petite-nièce de Pierre Corneille, n’est pas une royaliste fanatique mais une républicaine de cœur, ayant pris parti pour les Girondins et persuadée que son crime permettra de sauver la Révolution (d’après Odile Barski, la scénariste de Claude Chabrol). Tournage à Lyon et à Pérouges.
2013*(tv) David et la mort de Marat. Un peintre en Révolution (FR) de Martin Fraudreau 
François Bertrand/Camera Lucida—Arte France (Arte 13.4.13), 52 min. – av. Christophe Grégoire (le peintre Jacques Louis David), Christophe Reymond (Robespierre), Aurore Paris (Charlotte Corday), Simone Evrard (Christelle Legroux), Lucas Bléger (Lafondée), Eric Verdin (Pelletan), Gilles Marrey (Jean-Jacques Hauer), Rudy Galiffi (député Guiralt), Murielle Gaudin (citoyenne révolutionnaire), Xavier Blanc, Bertrand Chamerois, Alexis Chevalier, Casimir Moreau, Patrice Tepaso.
Docu-fiction original, tentant de décrypter le contenu idéologique du fameux tableau « La Mort de Marat » de David : l’Ami du peuple agonisant une plume à la main dans son bain, alors qu’au sol git l’arme du crime entachée du sang de la victime. La composition, l’éclairage, les couleurs, le textes des lettres (modifiés) ont été sciemment étudiés pour produire l’effet voulu : David et Marat étaient députés de la Montagne et le tableau sera accroché à la Convention et présenté au Palais-Royal alors que Marie-Antoinette va être guillotinée le 16 octobre suivant.