III - LES PAYS-BAS, RÉPUBLIQUE DES PROVINCES-UNIES

Une bourgade de Flandres au début du XVIIe siècle (« La Kermesse héroïque » de Jacques Feyder, 1935).

1. LES PROVINCES-UNIES DIRIGÉES PAR LES PRINCES D'ORANGE

L’indépendance de la République des Provinces-Unies est définitivement reconnue par les nations européennes au Congrès de Westphalie en 1648. Gouvernée par la dynastie des princes d’Orange, à commencer par GUILLAUME II (Willem II van Oranje), comte de Nassau et stathouder de Hollande de 1647 à 1650. Rivale maritime de l’Angleterre et de la France. Conquis sous la Révolution par les armées françaises, les Pays-Bas forment la République Batave en 1795.
Un seigneur espagnol en visite dans une bourgade de Flandres (« La Kermesse héroïque » de Jacques Feyder, 1935).
1911Une aventure de Van Dyck (FR) de Gérard Bourgeois ;
Pathé, 225 m.
1912De Ontsnapping van Hugo de Groot uit het Slot Loevestein / L’Évasion de Hugo de Groot de la prison de Loevestein (NL/FR) d’Alfred Machin 
Hollandsche Film-Pathé, 300 m. – En 1619, Hugo de Groot, diplomate en disgrâce, est condamné à la réclusion à vie ; son épouse Maria van Reigersbergen organise sa fuite jusqu’à à Anvers.
1914[épisode] Het Geheim van het Slot Arco [Le Mystère du château d’Arco] (NL) de Jan van Dommelen 
Famfabriek-Hollandia, 1100 m. – av. Tilly Lus, Willem van der Veer, Constant van Kerckhoven, Jan van Dommelen. – Drame dont l’action est située dans les temps modernes et en 1610.
1914Uriel Acosta (US) de Sidney M. Goldin 
Great Players Feature, 5 bob. – av. B. Adler (Uriel Acosta), Rosetta Conn (Judith Vanderstraten). – Le destin du philosophe-théologue Uriel Acosta (v. 1585-1640) ou Uriel da Costa, chrétien d’origine juive qui fuit le Portugal en 1616 après être retourné à la tradition de ses pères. Il s’établit à Amsterdam où ses écrits rationalistes, encourageant au doute et à la lecture critique des textes sacrés sont saisis par les rabbins et autodafés pour blasphème. Il subit le même sort à Hambourg, où la communauté sépharade l’ostracise. De retour aux Pays-Bas, il est fouetté publiquement dans l’enceinte de la synagogue et il se suicide.
1920Uriel Acosta (DE) d’Ernst Wendt 
Decarli-Film, 1987 m. – av. Bruno Decarli (Uriel Acosta), Adolf Klein (Banderstraaten), Margit Barnay (Judith), Leonhard Haskel (De Silva), Josef Rehberger (Ben Jochai), Frida Richard (la mère aveugle). – cf. film de 1914.
1926Kermesse sanglante / Bloedige kermis (BE) de Francis Martin 
Belgian Film Office. – av. Aimé Bougeois (Henri Lemmens), Lucienne Masset (Suzette), Sarah Clèves (mère d’Henri), Andrée Meunier (Mme de Belfonds), Gilberte Mormont (Gilberte), René Vermandèle (le comte de Belfons).
Un sombre mélodrame inspiré de la nouvelle de Philippe Meert : amours, jalousies, coups de couteau lors d’une kermesse bien arrosée. Tournage au studio Belga Films de Malines.
1928Het Heksenlied / De Bekentenis van Broeder Medardus (NL) de Jan van Dommelen
(+ prod.), 600 m. – av. Mientje van Kerckhoven-Kling, Jan van Dommelen, Constant van Kerckhoven, Co Balfoort, Hendrik Teune. – Une affaire de sorcellerie en 1600.
1935***La Kermesse héroïque (FR) de Jacques Feyder 
Société des Films Sonores Tobis (Pierre Guerlais), 115 min. – av. Françoise Rosay (Cornelia de Witte), Jean Murat (le duc d’Olivarès), André Alerme (Korbus de Witte, le bourgmestre), Louis Jouvet (le chapelain), Bernard Lancret (Jean Breughel / Jan Bruegel), Micheline Cheirel (Siska de Witte), Alfred Adam (Josef Van Meulen, le boucher), Lyne Clevers (la poissonnière), Ginette Gaubert (l’aubergiste), Delphin (le nain).
Flandres en 1616. Boom, une petite ville encore traumatisée par les horreurs de la guerre, panique à l’annonce de la visite pour une nuit du duc d’Olivarès et de son impressionnante escorte. Les hommes se terrent, leurs épouses prennent vaillamment leur place. Tandis que le bourgmestre, un couard, feint d’être mort, Cornelia, sa femme, esprit pratique et efficace, accueille chaleureusement les Espagnols qui le lui rendent bien. Bel homme et fort galant, le duc est séduit par l’aplomb de Cornelia qui organise un grand festin en son honneur. Prisonnier de sa supercherie, le bourgmestre voit sa femme courtisée par le duc et sa fille, ô désespoir, obtenir de ce dernier la main du jeune peintre (Jan Bruegel de Velours, 1568-1625) qu’elle aime contre la volonté paternelle. Les « envahisseurs » tant redoutés vont se révéler gens exquis et raffinés que la gent féminine de Boom laissera repartir au lendemain matin une larme à l’œil…
« Voici la chose la plus rare au cinéma, s’exclamera Graham Greene, « un film véritablement adulte ! » (The Spectator, 30.10.36). Toutefois, en 1935 en Belgique avec le souvenir de la Première guerre mondiale, un tel film suscita des commentaires négatifs sur la collaboration des flamingants avec l’occupant allemand ; plus tard on a même parlé de l’aspect « munichois » du film, ce qui est très exagéré (dans La Flèche, Henri Jeanson y vit un film d’inspiration nazie). Les protestations de certains milieux flamands provoquèrent une interpellation à la Chambre demandant l’interdiction du film, demande rejetée (l’œuvre fut toutefois interdite à Bruges). Le film est financé avec des capitaux franco-allemands. Cependant, cette même trame transposée en France ou en Allemagne à une époque quelconque eût été politiquement impensable. Il fallait deux Belges (Feyder, son scénariste Charles Spaak) et les Flandres d'un passé lointain pour rendre cette charge héroï-comique, de portée évidemment universelle, quelque peu digestible.
Aujourd’hui, ce film truculent et subtil est devenu un classique incontournable et particulièrement éloquent des savoir-faire en studio, une farce picaresque d’une qualité plastique exceptionnelle, un hommage vibrant à la peinture flamande, de surcroît admirablement écrit et interprété (Françoise Rosay, épouse de Feyder, y joue le rôle de sa vie). Jouvet fait merveille en chapelain dominicain à l’austérité maniérée. Les comédiens initialement envisagés étaient Michel Simon, Jules Berry et Paulette Dubost (premier titre : « Les six bourgeois d’Alost »). Pour les décors stupéfiants érigés aux studios Tobis d’Epinay-sur-Seine – une ville artificielle qui nécessita huit semaines de travail et dans laquelle évoluent jusqu’à 400 figurants -, Lazare Meerson est aidé par Alexandre Trauner et Georges Wakhévitch : les trois plus grands décorateurs du cinéma français sont réunis dans le même film. La scène d’ouverture et l’arrivée des troupes espagnoles sont filmées en Belgique. Grand Prix du cinéma français et Prix de la mise en scène à la Mostra de Venise 1936 (Coupe Alfieri), Grand Prix du cinéma international décerné par les critiques japonais (Kinema Junpo Award), Prix du meilleur film de l’année du National Board of Review of Motion Pictures (USA), New York Film Critics Award. Le film est réalisé en double version française et allemande (cf. infra), une version anglaise avec Charles Laughton est envisagée par London Films (Alexander Korda), mais n’aboutit pas, Korda donnant la priorité à son «Rembrandt ». En 1953 à New York, le film fera l’objet d’une adaptation scénique en musical, « Carnival in Flanders » avec Dolores Gray et John Raitt (New Century Theatre).
1935Die klugen Frauen (version allemande du précédent) (DE/FR) de Jacques Feyder et Arthur Maria Rabenalt 
Tobis Klangfilm (Hans Nerking), 102 min. – av. Françoise Rosay (Cornelia de Witte), Paul Hartmann (le duc d’Olivares), Will Dohm (Korbus de Witte, le bourgmestre), Charlotte Daubert (Siska de Witte), Albert Lieven (Jan Bruegel), Paul Westermeier (le boucher), Willem Holsboer (le chapelain), Carsta Löck (la poissonnière), Tude Marlen (l’aubergiste), Paul Wolka-Walker (le nain).
Un triomphe public également à Berlin (adaptation allemande par Robert A. Stemmle et Bernard Zimmer, dialogues d’Arthur Maria Rabenalt).
Jan Bruegel « de Velours » au travail (« La Kermesse héroïque » de Jacques Feyder, 1935).
1942/43Das Bad auf der Tenne (DE) de Volker von Collande 
Tobis Filmkunst, 84 min. – av. Willi Dohm (Hendrik, le bougmestre), Heli Finkenzeller (Antje, son épouse), Gisela von Collande (Stin), Marianne Simson (Nina), Wilfried Seyferth (Jan), Paul Henckels (Ule Sleeks), Richard Häussler (Fernando Sartorius, le Viennois). – Un des premiers films en couleurs allemands. Comédie de mœurs, Utrecht v. 1700 : Sartorius, un commerçant fortuné de Vienne, sème le trouble dans la petite bourgade hollandaise de Terbrügg en introduisant une baignoire, objet qui séduit Antje, la jolie femme du bourgmestre et scandalise les citoyens prudes. Hypocrites, ils assistent, cachés, au bain de la belle. Comme l’époux jaloux interdit la baignoire sous son toit, Antje l’utilise sur les rives de la Tenne, ce qui ne passe pas inaperçu… Tourné aux studios Tobis à Berlin-Johannisthal et Berlin-Grunewald, en extérieurs à Oderbruch.
1946Le Cocu magnifique (BE/FR) d’Emile-Georges De Meyst 
Belnapro, 88 min. – av. Jean-Louis Barrault (Bruno), Maria Mauban (Sella), Werner Degan (Petrus), Marcel Josz (Estrugo), Jos Gevers (Saturnin).
D’après la comédie de Fernand Crommelynk (1921) : Bruno, jeune et beau, est marié avec Stella, la beauté du village qu’il met à l’épreuve, persuadé qu’elle le trompe. Ce qu’elle finit par faire. Farce cruelle sur la jalousie et la folie qu’elle engendre. (Remake au cinéma par Antonio Pietrangeli, « Il magnifico cornuto », avec Claudia Cardinale et Ugo Tognazzi, dont l’action est transposée en Lombardie.)
1955/56Das Bad auf der Tenne (DE) de Paul Martin 
CCC-Film GmbH (Artur Brauner), Berlin, 89 min.. – av. Sonja Ziemann (Antje), Paul Klinger (Hendrick), Karl Schönböck (Don Fernando), Rudolf Platte (Ule Sleeks, le sculpteur), Herta Staal (Saskia), Nadja Tiller (Evelyn Korff), Waltr Giller (Peter Korff). – Remake en Eastmancolor de la saynète de 1943, tourné aux studios de la CCC-Film à Berlin-Spandau.
1964(tv) L’Âme de Nicolas Snyders (FR) de Georges Lacombe
(1e Ch. RTF 12.8.61). – av. François Maistre, Jean Larroquette, Danièle Ajoret, André Philip. – En 1630 dans le port de Tandam, un vieil usurier fait un pacte avec le diable (d’après la pièce « The Soul of Nicolas Snyders » de Jerome K. Jerome, 1925).
1965(tv) Johan en de Alverman (BE) de Senne Rouffaer, Bert Struys 
RTB, 16 x 25 min. – av. Frank Aendenboom (Johan Keleszooon), Rosemarie Bergmans, Cyriel Van Bent (Don Cristobal De Bodadilla), Dolf De Winter. – Gand v. 1650, un étudiant en médecine s’éprend de la fille d’un noble espagnol.
1969(tv) De vier jaargetijden van Pieter Brueghel / Les Quatre Saisons de Pieter Brueghel (BE) de Kris Betz et Edward Deleu
(BRT 5.12.69). - av. Marcel Hendrickx (Pieter Breughel l'Ancien), Helene van Herck (Katelijne), Gabriël Van Landeghem (Hans Frankert), Gust Ven (le roi), Gerard Vermeersch (l'évêque), Mieke Verheyden (Maaike), John Mertens, Herman Wooumans. - D'après Brueghel contre les Pouvoirs, pièce de Jean Francis (Bruxelles, 1969).
1974(tv) Rubens – La osadia de vivir (ES) de Ramon Gomez Redondo 
Television Española, série « Los pintores del Prado » (TVE 26.6.74), 27 min. – av. Alfredo Mayo (Peter Paul Rubens), Paloma Aristegui (Hélène Fourment), Vicente Soler (Van Dyck), Blanca Sendino, Francisco Guijar, José Lahoz, Luis Ciges, Chelo Vivares, Carmina Ventura.
Encouragé par son disciple Van Dyck, Rubens reprend goût à la vie après le décès de son épouse Isabelle Brant et s’éprend d’Hélène Fourment.
1974(tv) Teniers – Un dia en el campo (ES) de Ramon Redondo Gomez 
Television Española, série « Los pintores del Prado » (TVE 31.7.74), 33 min. – av. Luis Ciges (David Teniers), Ramon Corroto (l’archiduc Léopold d’Autriche), Beatriz Garrido, Juan Ramon Torremocha, Pascual Barrachina, Antonia Matellanes, Arturo Minguez.
Le peintre flamand David Teniers (1610-1690) reçoit dans son atelier l’archiduc Leopold Guillaume d’Autriche, son mécène, qui lui interdit de peindre des scènes mythologiques.
1977(tv) Rubens, schilder en diplomaat (Rubens, peintre et diplomate) (BE/NL) de Roland Verhavert 
Belgische Radio en Televisie-Kunst & Kino-MNOK-MNK (BRT 2.10.77), 260 min./5 x 55 min. – av. Johan Leysen (Peter Paul Rubens, 1577-1640), Ingrid de Vos (Hélène Fourment), Nele van den Driessche (Isabelle Brant), Dora van der Groen (infante Isabelle), Peter Strynckx (Philippe Rubens), Tine Balder (Marie Pypelinckx), Gus Oster (Otto Venius), Hugo van den Berghe (Adrien Brouwer), Alex van Royen (Abraham van Noort), Senne Rouffaer (Spinola), Ann Petersen (Marie de Médicis), Martin van Zundert (Richelieu), Jérôme Reehuis (duc Vincent de Gonzague), Johan van der Bracht (archiduc Albrecht), Joris van den Eynde (Philippe IV d’Espagne), Andre van den Heuvel (le Caravage), Rudy van Vlaenderen (cardinal Montalto), Lucas Vandervorst (Jacob Jordaens), Berge Adriaensen (François Molenar), Ludo Leroy (Balthazar Moretus).
Chronique de la vie de Rubens et de sont temps, d’après un scénario de l’écrivain Hugo Claus.
1979(tv) Schalcken the Painter (GB) de Leslie Megahey 
« Omnibus », Stephany Marks, Carol Akillian/BBCtv-RM Prod. (BBC2 23.12.81), 75 min. – av. Jeremy Clyde (Godfried Schalcken), Maurice Denham (Dou), Cheryl Kennedy (Rose), John Justin (Vanderhausen), Charles Gray (narrateur). – Un récit fantastique de J. Sheridan Le Fanu qui implique le peintre hollandais Godfried Schalcken (1643-1706).
1980(tv) Le Cocu magnifique (FR) de Marlène Bertin
(FR3 14.2.81). – av. Corinne Le Poulain (Stella), Henri Tisot (Petrus), Daniel Sarky (Ludovicus), Mado Maurin (la nourrice). – La comédie de Fernand Crommelynk (cf. 1946), captation d’une mise en scène de Roger Hanin au festival de Pau.
1995(tv+ciné) Charlotte Sophie Bentinck / Huwelijkscontract (NL) de Ben Verbong 
Meteor-Avro Television (TV 1.9.96), 107 min. – av. Nanette Kuijpers (Charlotte Sophie van Aldenburg, future Mme Bentinck), Dic van Duin (Willem Bentinck), Hiske van der Linden (Lottgen), Tom Jansen (Albrecht), Carl van der Plas (Anton).
La destinée de Charlotte Sophie Bentinck (1715-1800), son divorce de l’homme d’État Willem Bentinck après sept ans de vie commune et la situation des femmes de son époque (d’après le roman biographique « Mevrouw Bentinck (La Récalcitrante) » de Hella S. Haasse, 1978). Tourné en République tchèque et en Allemagne.
2001Zheng Cheung Gong / The Sino-Dutch War of 1661 (HK) de Ziniu Wu
98 min. – av. Man Cheuk Chiu (Zheng Cheung Gong), Yoko Shimada, Min Xu. – Formose en 1661 : avec 900 navires et 25’000 hommes, le pirate sino-japonais Koxinga déloge les Hollandais de l’île, installés depuis 1624.
2003***Girl With a Pearl Earring (La Jeune Fille à la perle) (GB/LU) de Peter Webber 
Archer Street-Delux-Pathé-Wild Bear, 100 min. – av. Colin Firth (le peintre Johannes Vermeer), Scarlett Johansson (Griet, sa muse), Tom Wilkinson (Pieter van Ruijven, le mécène), Judy Parfitt (Maria Thins), Cillian Murphy (Pieter), Essie Davis (Catharina Vermeer), Joanna Scanian (Tanneke), Chris McHallem (le père de Griet), Gabrielle Reidy (la mère de Griet), Geoff Bell (Paul le boucher).
À Delft en 1665. Pour aider ses parents dans la misère, la jeune et ravissante Griet se fait engager comme servante dans la maison du peintre Johannes Vermeer (1632-1675), où elle s’occupe du ménage et des six enfants du maître. La famille Vermeer cache le fait qu’elle vit une situation financière difficile. Catharina, l’épouse impulsive et jalouse du peintre, déteste Griet dès le premier jour, et Cornélia, une de ses filles, hait tellement l’« intruse » qu’elle tente de la pousser à bout en sabotant son travail, puis en l’accusant d’un vol qu’elle a elle-même commis. Griet se fait discrète et très obéissante, mais ne peut empêcher que le peintre la remarque et soit touché par sa sensibilité, sa douceur. Il la prend secrètement pour modèle, leur intimité complice (il lui perce l’oreille pour y placer la perle) crée le scandale qui se propage dans la ville. Lorsque Catherine découvre la fameuse toile, elle tente de la lacérer ; Vermeer l’en empêche et elle chasse Griet de sa maison. Celle-ci finira par épouser Pieter, le fils du boucher.
Tourné majoritairement en lumières naturelles (admirable photo d’Eduardo Serra), le film donne plus d’une fois l’impression de pénétrer à l’intérieur même d’un tableau, et le scénario imagine la genèse de l’œuvre la plus célèbre, mais aussi la plus énigmatique de Vermeer – appelée « La jeune fille au turban » ou « La jeune fille à la perle » – à travers l’observation d’une histoire d’amour impossible. On ne sait rien de cette jeune « Joconde du Nord » qui semble avoir partagé avec Vermeer un instant d’intense intimité, et qui a inspiré à l’Américaine Tracy Chevalier le roman (1999) dont est tiré ce film. Les quartiers du vieux Delft sont aménagés au Luxembourg, aux studios d’Esch-sur-Alzette, où l'on réutilise ceux de l'ancienne Venise construits en 2001 pour "Secret Passage" d'Ademir Kenovic. Sorti en première mondiale au festival de Telluride, le film récolte une avalanche de prix, parmi lesquels le National Board of Review Award (USA) pour Peter Webber, deux prix au festival de San Sebastian (réalisation et photo), trois nominations à l’Oscar (décors, photo, costumes), neuf au BAFTA Award (dont meilleur film britannique), etc. La percée de Scarlett Johansson.
2003® (tv) Charles II – The Power and the Passion (GB) de Joe Wright. – av. Jochum ten Haaf (Guillaume II d’Orange). – cf. Angleterre (3).
2007De Scheepsjongens van Bontekoe (Les Aventuriers du grand large) (NL) de Steven de Jong 
Bridge Entertainment Groupà-Katholieke Radio Omroep (KRO), 95min. – av. Pim Wessels (Haj0o), Martijn Henrickx (Rolf), Billy Zerdijk (Padde), Reena Giasi (Dolimah), Petr Tuinman (le capitaine Willem Ysbrantsz Bontekoe), Thomas Acda (Harmen), Bart Slegers (Schele).
Au XVIIe siècle, malgré l’interdiction de sa mère, le jeune Hajo s’engage avec son ami Rolf sur un vaisseau de la Compagnie néerlandaise des Indes orientales. Péripéties et aventures maritimes.
2015Michiel de Ruyter / Admiral (NL) de Roel Reiné
Klaas de Jong/Farmhouse Film & TV-Ciné Cri de Coeur-AVROTROS-Grid-fvx, 151 min. - av. Frank Lammers (l'amiral Michiel de Ruyter), Nils Verkonijen (Engel de Ruyter, son fils), Sanne Langelaar (Anna de Ruyter van Gelder, son épouse), Charles Dance (Charles II d'Angleterre), Rutger Hauer (l'amiral Maarten Tromp), Egbert Jan Weeber (Willem III van Oranje-Nassau), Barry Atsma (Johan de Witt), Filip Peeters (Abraham Duquesne), Roeland Fernhout (Cornelis de Witt), Tygo Gernandt (William Joseph Gand/van Ghent), Lieke van Lexmond (Wendela de Witt Bicker), Lukas Dijkema (Jan van Brakel), Colin Mace (George Monk), Derek de Lint (Johan Kievit), Aurélie Meriel (Louise de Kéroualles), Ella-June Henrard (Mary Stuart), Gene Bervoets (Van Ginneken), Will Bowden (le prince Rupert), Axel Daeseleire (Constable), Daniel Brocklebank (Lord Chancellor), Lieke van Lexmond (Wendela de Witt), Hayo Bruins (Cornelis Tromp), Jada Borsato (Neeltje de Ruyter), Victor Löw (Le Waerd), Jelle de Jong (Hans Willem Bentinck).
Les dernières années de Michiel Adriaenszoon de Ruyter (1607-1676), l'amiral le plus célèbre de l'histoire de la marine royale néerlandaise. Devenue une grande puissance grâce à sa flotte, mais au bord de la guerre civile, la jeune République néerlandaise est attaquée par l'Angleterre (1652), un conflit avant tout commercial. Après la mort de l'amiral Maarten Tromp à la bataille de Scheweningen, et alors qu'éclate la Deuxième Guerre anglo-néerlandaise, Michiel de Ruyter prend sa succession en tant que commandant suprême de la flotte néerlandaise, à la colère de Cornelis Tromp qui convoitait le poste. Il remporte plusieurs victoires (Medway en 1667), mène les Néerlandais aux portes de Londres et oblige l'Angleterre à signer la paix. Un partisan de Tromp tente de le poignarder. Lors de la Troisième Guerre anglo-néerlandaise, il écrase la flotte anglo-française, pourtant supérieure en nombre, à Solebay, Schooneveld et Texel (1672/73), permettant d'éviter l'invasion du pays natal. Mais les Provinces-Unies sont déchirées: une lutte de pouvoir interne éclate entre les républicains pro-français menés par Johan de Witt et les orangistes pro-anglais qui veulent rétablir le stadhoudérat en plaçant le prince Guillaume/Willem d'Orange-Nassau sur le trône. Accusés d'avoir livré la République à Louis XIV, De Witt et son frère Cornelis sont massacrés par la foule en 1672. Proche des De Witt, De Ruyter est éloigné des Provinces-Unies et périt au combat lors d'une mission-suicide contre les Français en 1676, pendant la bataille d'Agosta (Syracuse), où un boulet lui emporte une jambe. L'amiral Colbert, son adversaire, salue chevaleresquement son décès par une salve de canons.
Cette fresque maritime mise sur pied avec un budget restreint de 8 millions d'Euros permet néanmoins de réunir 5000 figurants et 4 répliques de navires des XVIIe et XVIIIe siècles utilisées dans des séquences de batailles navales assez réussies, triomphe très habile et intelligent de l'imagerie de synthèse: les affrontements navals sont reconstitués en plans larges, travellings vertigineux entre les navires, survols à haute altitude des escadres en mouvement, abordages très réalistes, etc. Tournage aux Pays-Bas (Amsterdam, Veere, Bergen op Zoom, Middelburg, le vieux port de Zierikzee, Texel, Lelystad). L'accueil critique est mitigé, les entrées en salle sont décevantes (5,7 millions d'Euros).
2017Tulip Fever (US/GB) de Justin Chadwick
Worldview Entertainment-Paramount-Ruby Films, 107 min. - av. Dan DeHaan (Jan Van Loos), Alicia Vikander (Sophia Sandvoort), Christoph Waltz (Cornelis Sandvoort), Jack O'Connell (Willem Brok), Holliday Grainger (Maria), Kevin McKidd (Johan De Bye), Douglas Hodge (Nicholas Steen), Judi Dench (l'abbesse), Cara Delevingne (Annetje).
Au XVIIe siècle à Amsterdam, un jeune peintre s'éprend de la jeune épouse d'un riche commerçant qui lui a commandé un portrait de son couple. La jeune femme (réputée stérile) tombe enceinte. Jan se lance dans la vente de bulbes de tulipes pour collecter assez d'argent afin de fuir avec sa maîtresse. - La tulipomanie entraîna une explosion des cours de l'oignon de tulipe, puis son effondrement. Au plus fort de la crise de la tulipe, en 1637, un bulbe se négociait à un montant égal à dix fois le salaire annuel d'un artisan spécialisé. La première bulle spéculative, le premier crash boursier de l'histoire reconstitué scrupuleusement et à grands frais (d'après un roman de Deborah Moggach). Un plaisir visuel marqué par la peinture hollandaise de l'époque, mais une narration lente et sans intérêt. Tournage à Londres (Charterhouse), Holkham, Norwich, Tilbury, Cobham, en Autriche et aux studios de Pinewood.

1.1. Rembrandt

Rembrandt Harmensz van Rijn (1609-1669), un des plus grands peintres de l'art baroque européen et le maître de l'École hollandaise du XVIIe siècle (avec près de 400 peintures, 300 eaux fortes et 300 dessins).
1920Die Tragödie eines Grossen (Rembrandt) (DE) d’Arthur Günzburg ;
A.G.-Filmfabrikation Arthur Günsburg, Berlin, 2257 m. – av. Carl de Vogt (Rembrandt), Sybill Morel (Saskia van Uylenburgh), Wilhelm Diegelmann (Van Uylenburgh, marchand d’art), Dora Bergner (Nisly, sa fille), George Heinrich Schnell (Pit Gauwer), Fritz Beckman (Abraham Stün), Eva Everth (Hendrickje Stoffels), Wilhelm Kaiser-Heyl (Jan Six), Paul Meffert et Clementine Plessner (le père et la mère de Rembrandt).
1936**Rembrandt (Rembrandt) (GB) d’Alexander Korda 
London Films, 85 min. – av. Charles Laughton (Rembrandt), Gertrude Lawrence (Geertje Dircx), Elsa Lanchester (Henrickje Stoffels), Edward Chapman, Walter Hudd (Franz Banning Cocq), John Bryning (Titus van Rijn), Herbert Lomas (Harmen van Rijn), Marius Goring (Baron Leivens).
Amsterdam en 1642-1669. Modèle favori et épouse adorée de Rembrandt, Saskia meurt au début du film, elle n’apparaît jamais sinon à travers les éloges lyriques du peintre. Celui-ci n’assiste pas au repas de funérailles, mais peint son portrait au son du tocsin, devant une chaise vide du modèle. Le tableau « La ronde de nuit » fait scandale parmi les commanditaires : sur seize têtes, seuls six sont reconnaissables (et peu flatteuses), les autres restent dans l’ombre. Énergique, décidé, sur de lui, intransigeant et provocateur, Rembrandt se fait beaucoup d’ennemis. Qu’importe : il ne compte pas ses sous (« What is success ? I need a woman »). Comme il souffre de la solitude, sa gouvernante Geertje le piège et l’attire dans son lit…
Dix ans plus tard, le peintre est ruiné, endetté, les créditeurs envahissent sa maison à Amsterdam, les meubles sont vendus. Il passe pour un « mauvais peintre », car il peint des mendiants, notamment pour portraiturer le roi Saül (le film prend le parti pris de ne jamais montrer un tableau du peintre, mais d’éclairer les intérieurs et les plans comme il l’aurait fait lui-même sur la toile). Geertje, entre-temps devenue Mme Rembrandt, harcèle son mari et le tyrannise. Seul son fils Titus le comprend, mais Rembrandt ne veut pas qu’il devienne artiste comme lui. Il quitte Amsterdam pour son village natal (beaux paysages dans la neige inspirés de Breughel, les rares extérieurs du film), puis déménage dans un moulin à Leyden chez son père et son frère Adriaen. Le villageois le considèrent comme un intrus, un citadin qui n’est pas le bienvenu. De retour à Amsterdam, il se lie avec la domestique Hendrickje Stoffels (Elsa Lanchester, imposée à Korda par Laughton) ; elle est accusée de concubinage et chassée de l’Eglise. La maison est mise aux enchères. Le peintre n’ayant plus le droit de vendre des toiles (sinon à ses créditeurs), Hendrickje devient « marchande d’art » et propriétaire de ses tableaux qu’elle revend elle-même à de riches étrangers (la cour de France). Mais elle est malade, chacun cache à l’autre ses misères. En 1669, Rembrandt vit de la charité de ses amis, achète du matériel de peinture plutôt que de la nourriture. Hendrickje meurt en posant. Le peintre fait son autoportrait (« vanité des vanités, tout est vanité » dit-il devant son miroir).
Korda a choisi de montrer l’homme plutôt que son œuvre, mais son film pèche par manque de continuité et se résume à une suite mal construite de tableaux attendus. Toutefois, l’interprétation est remarquable, la photo nuancée de Périnal et les superbes décors de Vincent Korda méritent tous les éloges. Cela ne suffit pas pour attirer les spectateurs et le film se solde par un gros échec au box office.
1940/41Rembrandt / De Magiër van Amsterdam / De eeuwige les / The Magician of Amsterdam (NL) de Gerard Rutten 
Theo Güsten Prod., 70 min. – av. Guus Verstraete (Rembrandt), Anny de Lange, Jules Verstraete.
Adaptation du roman biographique de Theun de Vries (1931), tournée discrètement dans les studios Cinetone à Amsterdam et saisie par les Allemands, Rutten ayant refusé d’y inclure une « conspiration juive » contre le peintre (film perdu et probablement inachevé, mais dont des images auraient, selon Rutten, été intégrées à la version Steinhoff de 1941/42). Sous contrat à la UFA, le réalisateur gagne l'Angleterre au péril de sa vie en passant par la France et Lisbonne; à Londres, il devient aide de camp de la reine d'Hollande, Wilhelmina.  À son retour en 1946, Rutten signera entre autres le documentaire « Rembrandt in de schuilkelder » qui raconte comment le tableau « La Ronde de nuit » fut caché dans un bunker pendant l’occupation allemande.
1941/42*Rembrandt / Ewiger Rembrandt (La Vie ardente de Rembrandt) (DE) de Hans Steinhoff 
Terra Filmkunst GmbH, 107 min. – av. Ewald Balser (Rembrandt), Hertha Feiler (Saskia van Uylenburgh), Michael Tacke (Titus Rembrandt, leur fils), Gisela Uhlen (Henrickje Stoffels), Elisabeth Flickenschildt (Geertje Dircx/Dierks), Aribert Wäscher (Hendrick Uylenburg, marchand de tableaux, cousin de Saskia), Rolf Weih (Eeckhout), Wilfried Seyferth (Ulricus Visscher, peintre), Paul Rehkopf (Adriaen Rembrandt, un frère).
La réponse de l’Allemagne hitlérienne à Korda (cf. supra) par un des pontes du cinéma national-socialiste (Steinhoff vient de signer l’ignoble « Ohm Krüger »), un film de prestige destiné à la vitrine internationale, réalisé avec la crème artistique du régime, et tourné aux Pays-Bas occupés (Cinetone-Atelier à Amsterdam-Duivendrecht, Filmstadt Den Haag/La Haye) et à Berlin (Ufa-Ateliers Berlin-Tempelhof et Ufastadt Babelsberg). Spécialisé dans les rôles de génies (Beethoven, Sauerbruch), Ewald Balser, du Burgtheater à Vienne, place une fois de plus son talent au service du culte des « grands hommes » germaniques (sic) brimés par une cohorte de petits-bourgeois mesquins, schéma qui documente l’incompréhension des foules pour le génie universel du Führer. Le film gomme évidemment le quartier juif d’Amsterdam qui entourait la maison de Rembrandt, mais montre trois usuriers juifs complotant avec Hendrick Uylenburgh pour provoquer la banqueroute de l’artiste. La photo de Richard Angst et les décors de Walter Röhrig méritent une mention spéciale. Un succès public et critique retentissant dans le Reich qui engrange une recette kolossale (4,3 millions de Reichsmark).
1951(tv) Portrait by Rembrandt (US) de Paul Nickell 
« Studio One » (CBS 30.4.51), 60 min. – av. Maria Riva, Berry Kroeger (Rembrandt).
1969(tv) Rembrandt van Rijn (GB) de Rudolph Cartier
[d’apr. la pièce de Carl Zuckmayer] (BBCtv 18.12.69). – av. Richard Johnson (Rembrandt), Jill Bennett (Geertje Dircx), Wilfrid Brambell (Saul), Terri Stevens (Henrickje Stoffels).
1971Rembrandt Vogelvrij (NL) d’Ernie Damen.
1978(tv) La Ronde de nuit (FR) de Gabriel Axel
(TF1 19.9.78). – av. Michel Bouquet (Rembrandt), Jean-Claude Bouillon (Franz Banning Cocq), Jean Leuvrais (Roland Roghman), Maxence Mailfort (Wilhem Van Ruytenburch), Jean le Moel (Jan Cornelizoon), Juliette Carré (Saskia van Uylenburgh), Jean Martinelli (Constantin Huyghens).
1978Rembrandt fecit 1669 (NL) de Jos Stelling 
Stelling-Prod., 105 min. – av. Frans Stelling (Rembrandt jeune), Ton de Koff (Rembrandt vieux), Lucie Singeling (Saskia van Uhlenburgh), Hanneke van der Velden (Geertghe Dircx), Aya Gil (Hendrickje Stoffels).
1983® (tv) Putováni Jana Amose (Les Pérégrinations de Jan Amos) (CS) d’Otakar Vávra. – av. Leopold Haverl (Rembrandt). – L’amitié entre le peintre hollandais et le philosophe tchèque – cf. Bohème (7).
1999*Rembrandt (FR/DE/NL) de Charles Matton 
Humbert Balsan/Ognon Pictures-France 2 Cinéma-Pain Unlimited-Filmstiftung Nordrhein Westfalen-Argus Film-Tros Television-Cobo Fund, 103 min. – av. Klaus Maria Brandauer (Rembrandt), Romaine Bohringer (Henrickje Stoffels), Jean Rochefort (Nicolaes Tulp), Marie-Claude Mestral (Anna Wijmer), Johanna Ter Steege (Saskia van Uylenburgh), Jean-Philippe Ecoffey (Jan Six), Tom Novembre, Caroline Sihol.
Célèbre dès son arrivée à Amsterdam, Rembrandt est cependant un artiste qui refuse toute compromission: quand le goût du jour réclame une peinture légère et colorée, il s'obstine dans ses ombres et ses empâtements. Dans sa vie privée (après la mort de la belle Saskia), il se montre indifférent aux convenances, choisit ses femmes parmi ses servantes et ses relations ailleurs que dans la "bonne société". Les notables de la cité condamnent le rebelle à la faillite et au dénuement. Artiste pluridisciplinaire (peintre, photographe, sculpteur), Charles Matton montre l'artiste révolutionnaire aux prises avec son temps et confronté à la trahison d'une société qu'aveugle le conformisme puritain de la Réforme, la jalousie et la haine (représentée par Nicolaes Tulp, le personnage du tableau La leçon d'anatomie). De belles compositions pour une recréation scrupuleuse et visuellement chatoyante de la vie au XVIe siècle mais qui, noyée dans les anecdotes entre ascension sociale et disgrâce, passe un peu à côté de l'artiste Rembrandt lui-même. Brandauer, Johanna Ter Steege et Rochefort sont remarquables. Tournage en France, aux Pays-Bas et en Allemagne (Bottrop et studios d'Ossendorf à Cologne). Grand Prix 1997 du meilleur scénariste (Charles et Sylvie Matton), César 2000 pour les décors de Philippe Chiffre (et nomination pour les costumes).
1999Rembrandt : Fathers & Sons / Rembrandt – Apák és fiúk (CA/CZ) de David Devine 
Devine Entertainment Corp. , 53 min. – av. Tom McCamus (Rembrandt), Mitchell David Rothpan (Samuel Ben Israel), Kari Matchett (Saskia van Rijn), Paul Hecht (Rabbin Menassez Ben Israel), Sergo Di Zio (Gérard), Ross Petty (cpt. Banning Cocq), Frank Navratil (Bartholomeus van der Helst). – Filmé en République tchèque.
2001® State of the Artist (US) d’Edward B. Sherman. – av. Bruce Norris (Rembrandt).
2007Nightwatching / La Ronde de nuit (GB/PL/NL/CA) de Peter Greenaway 
Kasander Film Co. (Kees Kasander)-Yeti Films-No Equal Entertainment-Polish Film Institute-Gremi Film, 134 min. – av. Martin Freeman (Rembrandt), Emily Holmes (Hendrickje Stoffels), Michael Teigen (Carol Fabritius), Jodhi May (Geertje Dircx), Eva Birthistle (Saskia), Titus van Rijn (Son), Christopher Britton (Rombout Kemp), Agata Buzek (Titia Uylenburgh), Krzysztof Pieczsynski (Jacob de Roy), Andrzej Seweryn (Piers Hasselburg).
Rembrandt en 1642 : en peignant son célèbre portrait de groupe, l’artiste crée un véritable « J’accuse » qui dénonce une conspiration et un meurtre au cœur de la milice civile d’Amsterdam. Une œuvre déroutante du non moins déroutant Greenaway.