IV - L’ITALIE

1. HÉGÉMONIE ESPAGNOLE ET ÉTATS RÉGIONAUX AU XVIIe SIÈCLE

Perte de l’indépendance nationale au XVIe siècle, chape de plomb de la Contre-Réforme appuyée par l’Inquisition romaine dès 1542. Au XVIIe siècle, l’Italie reste le théâtre de la rivalité des Bourbons et des Habsbourg. Dans les possessions espagnoles, l’obscurantisme et la misère provoquent des révoltes comme celle de Masaniello à Naples en 1647 (cf. 3).
1909Veronica Cybo (IT)
Ireos Film, Firenze. – Fait divers criminel à Florence en 1634. Veronica Cybo, duchesse de San Giuliano, est mariée à Jacopo Salviati, un époux volage, conseiller du grand duc de Toscane Ferdinand II. Apprenant que Jacopo la trompe avec Caterina Brogi, Veronica fait assassiner et décapiter sa rivale par des spadassins. Son mari reçoit une corbeille à linge ensanglanté avec la tête de la malheureuse.
1910Veronica Cybo (Véronique Cybo) (IT) de Mario Caserini 
Cines, Roma, 256 m. – cf. film précédent.
1910Generosità e perdono (Générosité, Pardon) (IT)
Cines, Roma, 196 m. – av. Maria Gasparini. – Deux hommes se combattent pour la main d’une damoiselle, puis se réconcilient.
1910Un brutto sogno / Sogno di un padre (IT) de Giovanni Vitrotti 
Ambrosio, Torino, 181 m. – av. Alberto A. Capozzi, Oreste Grandi, Luigi Maggi. – Un vieux père hésite à envoyer ses deux fils dans le monde.
1911Il Duchino (IT) d’Arrigo Frusta 
Ambrosio, Torino, 232 m. – av. Ernesto Vaser, le petit Crosetti. – Le petit fils d’un duc décédé se lie d’amitié avec un braconnier.
1912Un dramma a Firenze. Idillio tragico sotto Cosimo III de’ Medici / Un drame à Florence sous Cosme III de Médicis (IT/FR) d’Ugo Falena ou Gerolamo Lo Savio 
Il Film d’Arte Italiana-Pathé, 535 m. – av. Francesca Bertini (Elisabetta Marmoraï), Giovanni Pezzinga (Albertini Acciaiuoli), Alfredo Campioni (cardinal Nicolò Acciaiuoli).
Florence en 1700. Le cardinal Nicolò Acciaiuoli (1630-1719) veut imposer un mariage avantageux à son neveu Albertini. Mais celui-ci aime Elisabetta Marmoraï et s’apprête à l’épouser secrètement. Pour contraindre la jeune femme à renoncer au mariage, le cardinal obtient du duc Cosme de Médicis (1670/1723) un faux arrêt de mort contre son neveu et promet à Elisabetta la grâce de son fiancé si elle se retire dans un couvent. Albertini découvre le lieu de sa retraite, et, déguisé en moine, enlève sa fiancée, mais le couple est abattu par des sbires du cardinal. Tourné à Florence, avec 462 mètres en Pathécolor (au pochoir).
1935[épisode historique] Stradivari (DE) de Geza von Bolvary 
Fritz Fromm/Boston-Films Company mbH (Berlin), 95 min. – av. Veit Harlan (Antonio Stradivari), Fritz Staudte (Nicola Amati), Hedda Björnson (Beatrice Amati, sa fille). – En 1914, un officier austro-hongrois (Gustav Fröhlich) hérite d’un précieux violon qui porterait malchance à son propriétaire. Un musicologue lui explique – en flashback – qu’il s’agit du « Beatrice », un instrument que le célèbre luthier Stadivarius (1643-1737) avait fabriqué à Crémone pour la femme qu’il aimait, Béatrice, la fille de son professeur Nicola Amati (1596-1684). Le rôle de Stradivarius est tenu par le réalisateur de l’ignoble « Juif Suess » (1940). Tournage aux ateliers Tobis à Berlin-Grunewald.
1935[épisode historique] Stradivarius [version française du précédent] (DE/FR) de Geza von Bolvary, Albert Valentin ; Société des Films Sonores Tobis (Paris)-Boston-Films Co., Berlin. – av. Fernand Bercher (Stradivarius), Louis Gauthier (Nicola Amati), Junie Astor (Beatrice Amati).
1946Amanti in fuga (Alessandro Stradella) (Amants en fuite) (IT) de Giacomo Gentilomo 
Manenti Film, 110 min. – av. Gino Bechi (Alessandro Stradella), Annette Bach (Ortensia Foscarini), Carlo Ninchi (Prince neveu du Pape), Gualtiero Tumiato (Alviso Foscarini, Grand Inquisiteur), Wanda Capodaglio (Madame Royale, Duchesse Régente de Savoie-Nemours). –Pendant son voyage à Venise en 1677, Alessandro Stradella (1642-1682), musicien et compositeur napolitain admiré par Lully et Louis XIV pour ses opéras et cantates, s’éprend éperdument d’Ortensia, la fille du Grand Inquisiteur de Venise Alviso Foscarini. Celui-ci désapprouve la liaison et finit par faire assassiner le musicien sous les yeux de sa fille.
Précisons que Stradella menait alors une vie dissolue et tenta de soutirer de l’argent de l’Église ; il fut forcé de quitter Rome en raison de ses nombreux démêlés dans des affaires de mœurs, dut fuir Venise pour échapper aux sbires d’un mari cocufié et fut finalement poignardé par un tueur à gages sur la Piazza Bianchi à Gênes. Sa vie aventureuse et sa mort devaient inspirer divers livrets d’opéra très fantaisistes (par ex. Friedrich von Flotow), à l’instar de ce film !
1955*Il falco d’oro (La Vengeance du Faucon d’or) (IT) de Carlo Ludovico Bragaglia 
Ottavio Poggi/PO Film, 98 min. – av. Massimo Serato (Massimo De Montefalco), Anna Maria Ferrero (Fiammetta), Nadia Gray (Ines Della Torre), Frank Latimore (Ubaldo Della Torre), Rose Alba (Gertrude De Montefalco).
Cape et épée situé à Sienne au XVIIe siècle. Pour sceller la paix, deux familles rivales arrangent le mariage de leur progéniture, Massimo et Ines. Mais c’est compter sans la forte tête et la rapière agile de Fiametta, la fille du maître d’armes, qui aime Massimo, et se costume en homme pour le conquérir… Una adaptation officieuse de la comédie « Don Gil de las calzas verdes (Don Gil de vert vêtu) » de Tirso de Molina (1618), dont l’action est transposée d’Espagne en Italie. Une réussite mineure de Bragaglia, avec de l’humour, de l’autoparodie, des duels dynamiques (A. M. Ferrero est craquante) et du rythme. Filmé en Scope et Ferraniacolor aux studios IN.CI.R.-De Paolis à Rome. Autres versions, cf. Espagne (2).
1956Il cavaliere dalla spada nera (L’Épée de la vengeance) (IT) de Ladislao Kish, Luigi Capuano 
Romana Film, 87 min. – av. Steve Barclay (chevlier Marco), Marina Berti, (comtesse Laura di Monfalcone) Otello Toso (Gualtiero, marquis d’Altamura), Luigi Tosi (baron Acquaviva), Carlo Lamas (vicomte Poggiorosso), Carlo Tamberlani.
Cape et épée : un justicier masqué aide une comtesse à se venger des assassins de son époux. Filmé en Ferraniacolor aux studios IN.CI.R-De Paolis à Rome.
1958Due selvaggi a corte (Deux Sauvages à la cour) (IT) de Ferdinando Baldi 
Prodas Film, 90 min. – av. Leonora Ruffo (Angela), Fiorella Mari (Sara), Erno Crisa (Marco Venier), Paul Müller (comte Sazzese), Furio Mericoni.
Cape et épée : un aventurier revenu d’un long séjour africain s’oppose au tyran local, le comte Sazzese, qui gouverne à la place du vice-roi.
1961La spada della vendetta (Capitaine Tempête) (IT) de Lucas Demar [=Luigi Latini De Marchi] 
Classic Film, 85 min. – av. Frank Latimore (Marco), Patricia Luz (Diana), Gianluigi Marianini, Franco Trompeo, Giulio Montano.
Cape et épée : Milan sous les Espagnols, en 1625. Le gouverneur Don Gonzalo de Cordova veut épouser de force Diane, une riche héritière déjà fiancée à Marco, un gentilhomme aventurier. Diane périt et Marco tue le tyran. Filmé en Cinepanoramic et Eastmancolor aux studios FERT à Turin.
1962The Reluctant Saint / Joseph Desa / Cronache di un convento (Miracle à Cupertino) (US/IT) d’Edward Dmytryk 
Dmytryk-Weiler Productions-Columbia Pictures, 105 min. – av. Maximilian Schell (Giuseppe Desa, dit Joseph de Cupertino), Ricardo Montalban (Don Raspi), Lea Padovani (Filomena/Francesca Desa), Arnoldo Foà (Felice/Felixa Desa), Harold Goldblatt (père Giovanni), Akim Tamiroff (l’évêque d’Urso), Mark Damon (Aldo), Luciana Paluzzi (Carlotta), Carlo Croccolo (Gobbo), Giulio Bosetti (frère Orlando), Elisa Cegani (sœur Nunziata).
Biographie de Giuseppe Desa alias saint Joseph Desa de Cupertino (1603-1663), dit « le frère volant ». Les Pouilles en 1623. Soupçonné d’être mentalement retardé, Joseph, un jeune paysan inutilisable à la ferme, est placé par sa mère Francesca dans un monastère franciscain que dirigent son oncle Giovanni et Don Raspi. Il est maladroit en toutes choses, mais développe une affinité spéciale avec les animaux. L’évêque d’Urso le prend sous son aile et, à la surprise générale, il réussit ses examens de prêtrise. Peu après, en prière, il est surpris en état de lévitation. Quand il voit une représentation de la Vierge au plafond d'une église, il s'élève dans les airs pour aller embrasser l'image. De nombreux témoins assistent à ces scènes irréelles. L’exorcisme ne donne pas de résultats, Giuseppe continue à léviter en extase et sera canonisé par l’Église en 1767. (Il deviendra le saint patron des aviateurs et des mauvais étudiants candidats aux examens…).
Le film passe toutefois sous silence les examens et son incarcération pendant plusieurs semaines par l’Inquisition, puis son exil à Fossombrone et à Osimo, dans la région d'Ancône. Tourné en noir et blanc en studio à Rome et dans le Latium, musique de Nino Rota. Une prestation inattendue de Maximilian Schell en « Forrest Gump de la Contre-Réforme » (un rôle prévu pour Laurence Harvey, pas libre), et un projet tout aussi inattendu de la part de Dmytryk, ex-communiste, ouvertement agnostique, et de son scénariste, l’écrivain John Fante (co-auteur avec Joe Petracca du roman « The Saint of the Satellites »). Gâché par une mise en scène peu inspirée, qui hésite parfois entre la comédie burlesque et l’hagiographie, mais aussi misérablement distribué par la Columbia (qui ne sait comment le vendre), le film est un échec public total. Un prix de consolation : le National Catholic Theater Conference’s Drama Award 1964.
1964Il ribelle di Castelmonte (IT) de Dean Vert [=Vertunnio De Angelis] 
Industrie Cine Televisi (ICT), 90 min. – av. Gérard Landry (Mardo degli Ammannati), Annie Alberti (Bianca), Ivano Staccioli (le duc Albert Di Castelmonte), Aldo Bufi Landi (Rizzio), Gino Turini (comte Kurt von Utrecht), Luciano Benetti.
Dans le duché de Castelmonte (Trapani) en 1659, un justicier à l’épée invincible met fin aux abus du tyrannique duc Albert. Filmé en Eastmancolor aux studios Elios G.S.C. et au château Piccolomini de Balsorano (province d’Aquila).
1972Meo Patacca (IT) de Marcello Ciorciolini 
Bruno Turchetto/Euro International-Explorer Film’58, 140 min./124 min. – av. Luigi Proietti (Meo Patacca), Marilù Tolo (Nuccia), Mario Scaccia (le cardinal), Rosalba Neri (la princesse), Francesco Mulé (le prince), Nanda Primavera (Calpurnio), Marco Tulli (Tiburzio), Adriano Micantoni (prince Lanzarotti), Enzo Cerusico.
A Rome, un jeune aventurier issu du Trastevere devient un héros du Christianisme grâce à une fausse rumeur lancée par sa femme (alors qu’il est un anticlérical farouche), est chargé d’organiser une croisade contre les Turcs qui assiègent Vienne et fuit la capitale quand il réalise qu’il est manipulé par l’Église. Une comédie parodique sans finesses ni véritable mordant, filmée en Techniscope et Technicolor à Rome et au château de Rota à Tolfa.
1974Storia di una monaca di clausura / Une histoire du XVIIe siècle / Der Nonnenspiegel (IT/FR/DE) de Domenico Paolella 
Tonino Cervi/Roxy-PAC-SND, 97 min. – av. Catherine Spaak (sœur Elisabetta), Suzy Kendall (mère supérieure), Eleonora Giorgi (Carmela Simoni, devenue sœur Agnès de Jésus), Umberto Orsini (Diego), Antonio Falsi (Giuliano).
Drames et intrigues amoureuses dans un cloître où Carmela Simoni a été enfermée par sa famille pour avoir refusé d’épouser un homme qu’elle n’aimait pas. Carmela voit son amoureux Giuliano en secret, tombe enceinte et provoque un scandale qui entraîne la fermeture du couvent. Restée seule, elle consacrera sa vie aux pauvres et aux malades. Tourné en Eastmancolor à Canale Monterano à Rome.
1982(tv) *Delitto di Stato (IT) de Gianfranco De Bosio
(RAI 13.1.-10.2.82), 5 x 60 min. – av. Sergio Fantoni (le comte Tommaso Striggi, chancelier ducal), Luca Giordana (Paride Maffei, secrétaire ducal), Remo Girone (Vincenzo II, duc de Mantoue), Renato Mori (Padre Gottardo, inquisiteur), Massimo Ghini (Raimundo Cavriani), Marina Berti (Osanne), Eleonora Brigliadori (Flaminia), Raoul Grassilli (Maestro Bernardino), Michela Martini (la princesse Maria de Gonzague), Mark Bodin (le prince Charles de Nevers), Marcello Bartoli (Ferrandino da Prato).
Drame à Mantoue dans les années 1627 à 1637 (sous le duc Ferdinand de Gonzague), illustrant notamment le sac féroce de la ville par les lansquenets de l’empereur germanique Ferdinand II en juin 1630, l'effritement de l'ordre social et la corruption morale qui gangrènent la société. Une production opulente d’après le roman Le secret des Gonzague (Tu vipera gentile) de Maria Bellonci (1972). Tournage au Palais ducal de Mantoue, à Rome (Studio 2 di via Teulada, Castello Sant’Angelo) et à Bracciano (château et les jardins de l’Hôpital des Chevaliers de Malte).
1987(tv+ciné) Stradivari / Stradivarius (IT/FR) de Giacomo Battiato 
Achille Manzotti/Gruppo Bema-Reteitalia-Cinecittà-Cinémax Film (Paris), 115 min. – av. Anthony Quinn (Antonio Stradivari adulte), Lorenzo Quinn (Antonio Stradivari jeune), Francesco Quinn (Alessandro Stradivari), Danny Quinn (Francesco Stradivari), Valérie Kaprisky (Francesca Stradivari), Stefania Sandrelli (Antonia Maria Stradivari), Fanny Bastien (Caterina), Leopoldo Trieste (Nicolò Amati), Patrizia De Clara (Maddalena), Stefano Mosini (Antonio Stradivari enfant), Stefano Gragnani (marquis Ariberti), Graziella Diano (marquise Ariberti).
À Crémone, Antonio Stradivari (1643-1737), un orphelin, devient l’apprenti du maître-luthier Nicolò Amati ; il épouse Francesca, devient célèbre, est récompensé par le roi d’Espagne, se remarie avec Antonia Maria après la mort de sa première épouse. Il meurt nonagénaire. – La famille Quinn au grand complet se met au violon. Un biopic d’honnête facture, conçu d’abord pour la télévision (avec une distribution minimale en salles), tourné à Cinecittà et en extérieurs à Crémone, dans lequel Battiato s’efforce à reconstituer en filigrane l’histoire culturelle et politique de l’Italie du Nord au XVII e siècle (Ernesto Gastaldi, Vittorio Salerno et Suso Cecchi D’Amico participent au scénario).
1991*Marcellino, pane e vino / Marcellino / Marcelino, pan y vino (IT/FR/ES) de Luigi Comencini 
UGC-Production Group-Vídeo Mercury Films, 97 min. – av. Nicolò Paolucci (Marcellino), Fernando Fernan-Gomez (le prieur), Bernard-Pierre Donnadieu (le comte), Ernesto Lama (frère Campanaro), Thierry Nenez (frère Portinaio), Alfredo Landa (frère Pappina).
La Toscane ravagée par la guerre, vers 1620 : un orphelin est recueilli dans un monastère franciscain et provoque des miracles en conversant quotidiennement avec le Christ (remake de « Marcelino, pan y vino » de Ladislao Vajda, 1955, qui lui se déroule en Espagne à l’époque napoléonienne). Un sujet périlleux abordé avec beaucoup de sensibilité, de tact et de goût par le poète de l’enfance martyrisée qui contourne ici la dimension purement religieuse par la fable ironique : « La vivacité malicieuse de l’enfant (y) rèvèle et brocarde les travers des adultes et la méchanceté des puissants » (Aurélien Ferenczi).
1996*Artemisia / Artemisia – Passione estrema / Artemisia – Schule der Sinnlichkeit (FR/IT/DE) d’Agnès Merlet 
Patrice Haddad/Première Heure-3 Emme Films-FR3-Schlemmer Film-Dania Film, 102 min. – av. Michel Serrault (le peintre Oriazio Gentileschi), Valentina Cervi (sa fille, Artemisia Gentileschi), Miki/Predrag Manojlovic (Agostino Tassi), Luca Zingaretti (Cosimo Quorli), Emmanuelle Devos (Costanza), Brigitte Catillon (Tuzia), Yann Trégouët (Fulvio), Frédéric Pierrot (Roberto), Jacques Nolot (l’avocat), Silvia De Santis (Marisa), Alain Ollivier (le duc).
Rome en 1610, les débuts provocateurs de la première femme peintre (1597-1651), premiers pas guidés par son père Orazio. Une réflexion sur la fièvre créatrice, puis un film-procès suite à l’abus sexuel perpétré par son pygmalion, Agostino Tassi, un confrère de son père qui aurait abusé d’elle en 1612. Le film enjolive cette affaire : les juges la soumettent à la torture parce qu’elle refuse d’accuser Agostino qu’elle aime toujours. (En réalité, elle fut torturée pour avoir dénoncé Agostino comme violeur.) Tournage à Cinecittà, avec Valentina Cervi, petite-fille de Gino Cervi, dans le rôle-titre.
1997(tv) Artemisia (CA) d’Adrienne Clarkson 
Canadian Broadcasting Corporation (CBC 19.12.97), 60 min. – av. Jocelyne Saint Denis (Artemisia Gentileschi), Colm Feore (Agostino Tassi), Julia Lenardon (Tuzia), John Evans (l’enquêteur), Shaun Austin-Olsen (Orazio Gentileschi jeune), Ian Mullins (Orazio Gentileschi âgé), Doug Hughes (Stattesi), George Pothis, Diane Gordon, Julian Richings, Bruce Beaton, Adrienne Clarkson (narration). – Docu-fiction de qualité, plus proche de la réalité que le film précédent.
1997Il viaggio della sposa (IT) de Sergo Rubini 
Cecchi Gori Group-Tiger Cinematografica, 104 min. – av. Sergio Rubini (Bartolo), Giovanna Mezzogiorno (Porzia Maria Colonna), Carlo Mucari (cpt. Palagano), Franco Javarone (Antuono), Umberto Orsini (Don Diego).
Dans les Abruzzes en automne 1636, Porzia, une aristocrate, quitte le couvent pour épouser son fiancé à Bari. En cours de route, son escorte est attaquée par des brigands, elle survit grâce à Bortolo, un palefrenier qui l’aide à parvenir à destination. Les deux tombent amoureux, mais une union est inpensable. Lauréat du Globo d’Oro. Tourné à Cinecittà, en Ombrie et dans les Abruzzes (à Lucoli).
1997(tv) – La mela, épisode no. 2 de Nei secoli dei secoli (1659) (IT) de Marcello Cesena ; RTI-Mediaset (Canale 5, 29.6.97), 90 min. – av. Angelo Sorino, Elena Arvigo. – Chronique de la vie estudiantine à l’Université de Bologne en 1659.
1998[épisode initial] The Red Violin / Il violino rosso / Le Violon rouge (CA/IT/US/GB) de François Girard ; Rhombus Media-Mikado-New Line-Channel Four, 141 min. – av. Carlo Cecchi (Nicolo Bussotti), Irene Grazioli, Anita Laurenzi, Tommaso Puntelli. – Le destin dramatique du violon miraculeux de Nicolo Bussotti, fabriqué à Crémone en 1681, dont le son cristallin envoûte et déchaîne les passions au fil des siècles jusqu’à nos jours.
1999® Amor nello specchio (IT) Salvatore Maira. – av. Peter Stornare (le comédien Giovan Battista Andreini, 1576-1654). – cf. France, Louis XIII (1).
2000® Palavra e utopia / Parole et utopie (PT/BR/FR/ES) de Manoel de Oliveira. – av. Ricardo Trepa/Luis Miguel Cintra/Lima Duarte (padre Antonio Vieira), João Benard da Costa (le pape Clément X), Leonor Silveira (Christine de Suède). – Vieira, écrivain jésuite portugais (1608-1697) subit un procès à Rome. Cf. Portugal (9).
2001Il conte di Melissa (IT) de Maurizio Anania ; Dafne Cinematografica, 117 min. – av. Maria Gangale, John D’Aquino (comte Francesco Campitello), Massimiliano Virgili (Michele), Francesca Rettondini, Lorenzo Flaherty, Toni Santagata, Franco Interlenghi. – Domaine de Melissa en 1608. Le comte Campitello, séduit par un villageoise sur le point de se marier, réintroduit (sic) le droit de cuissage. Un ermite incite le peuple à se révolter contre lui (d’après le roman de Cataldo Amoruso, 1985).
2006(tv) Bernini (GB) de Claire Beavan ; série « Simon Schama’s Power of Art », BBC-Thriteen-WNET (BBC2 27.10.06), 55 min. – av. Andrea Gherpelli (Bernini), Merico Ficca (Bernini enfant), Valerio Aprea (Borromini), Marco Furiozzi (Luigi), Lara Mercatali (mère de Bernini), Elio Marconato (Baldanucci), Guiliua Mombelli (Costanza), Federica Santoro (sainte Thérèse). – Gian Lorenzo Bernini, dit le Bernin (1598-1680), architecte, sculpteur et décorateur de théâtre baroque.

1.1. L'astronome Galileo Galilei (Galilée)

(1564-1642), mathématicien, géomètre, physicien, et son procès à Rome et à Florence, en 1633. Attaqué par les partisans de la théorie géocentrique d'Aristote, censuré par l'Inquisition pour sa thèse copernicienne et suspecté d'hérésie par le Saint-Office, il finit par abjurer ses "erreurs" pour échapper au bûcher.
1909Galileo Galilei (Galilée, l’inventeur du pendule) (IT) de Luigi Maggi et Arturo Ambrosio 
S. A. Ambrosio, Torino, 223 m. – av. Umberto Mozzato (Galileo Galilei), Lydia De Roberti, Mirra Principi.
1947Galileo / Leben des Galilei (US) de Ruth Berlau et Joseph Losey
30 min. - av. Charles Laughton (Galilée), Frances Heflin (Virginia Galilei), Hugo Haas (le cardinal Barberini, futur Urbain VIII), William Phipps (Andrea Sarti), Eda Reiss Merin (Mrs. Sarti), Peter Brocco (un vieux cardinal), Stephen Brown (un chanteur des rues). - Un extrait de la pièce de Bertolt Brecht dans sa mise en scène au Coronet Theatre à Los Angeles (août 1947), traduit en anglais par Charles Laughton et avec la musique de Hanns Eisler. Galilée acquiert un téléscope à Amsterdam.
1953(tv) The Ordeal of Galileo, 1633 (US) de Sidney Lumet ( ?) 
série « You Are There » no. 12 (CBS 19.4.53), 30 min. - Scénario d'Abraham Polonsky, non crédité (sur la "liste noire" pour sympathies communistes).
1961/62(tv) Das Leben des Galilei (DE) d’Egon Monk
Gyula Trebitsch/Studio Hamburg Filmproduktion GmbH-NDR (ARD 11.1.62), 163 min. – av. Ernst Schröder (Galileo Galilei), Hartmut Reck (Andrea Sarti), Angelica Hurwicz (Frau Sarti), Georg Thomas (Ludovico Marsili), Kurt Fischer-Fehling (Sagredo), Angela Schmidt (Virginia), Günter Glaser (Federzoni), Richard Lauffen (cardinal Barberini), Willy Trenk-Trebitsch (cardinal Roberto Bellarmin). – Dramatique d’après la pièce de Bertolt Brecht (écritE en 1939, jouée sur scène en 1943).
1963Δ Pasi spre luna (Des pas vers la lune) (RO) d’Ion Popescu-Gopo. – av. George Demetru (Galileo Galilei).
1966(tv) Lamp at Midnight (US) de George Schaefer 
« Hallmark Hall of Fame » (NBC 27.4.66). – av. Melvyn Douglas (Galileo Galilei), Kim Hunter (Polissena Maria Celeste, sa fille), David Wayne (Père Firenzuola), Michael Hordern (cardinal Barberini, futur Urbain VIII), Hurd Hatfield (Sagredo Niccolini), Roy Scheider (Francesco Barberini), George Voskovec (cardinal Bellarmin), Thayer David (Magini), Richard Woods (D’Elci), Gaylord Cavallaro (Libri), Ralph Clanton (prince Cesi), Guy Repp (cardinal Del Monte), George Turner (archevêque de Naples), C. K. Alexander (ambassadeur Viglienna), Hugh Franklin (Carlo Barberini), House Jameson (cardinal Borgia), Ted Van Griethuysen (John Milton).
1968*Galileo (IT/BG) de Liliana Cavani 
Leo Pescarolo-Fenice Cinematografica-Rizzoli Film-Kinozenter, 108 min. – av. Cyril Cusack (Galileo Galilei), Gheorghi Koldjancev (Giordano Bruno), Miroslav Mindov (cardinal Borgia), Nikolay Doychev (Belarmin), Miroslav Mindov (cardinal Bordzhiya), Nikolai Ouzoounov (cardinal Chentino), Paolo Graziosi (Bernini), Lou Castel (un moine).
Une mise en scène fastueuse mais superficielle d’après un scénario original de Cavani et Tullio Pinelli, tourné en Eastmancolor aux New Boyana Film Studios à Sophia, à Florence (chapelle Medicéenne, basilique de San Lorenzo) et dans la Villa Pisani à Venise (musique d’Ennio Morricone).
1974(tv) Galileo (MX) de Raúl Araiza 
Televisa Prod. México, 30 min. – av. Curd Jürgens (Galileo Galilei), Martitia Palmer, Eduardo Ciannelli.
1974*Galileo / Bertolt Brecht’s Galileo (GB/CA/US) de Joseph Losey 
Ely A. Landau Organisation (London)-Cinévision (Montréal)-The American Film Theatre (Otto Plaschkes), 143 min. – av. [Chaim] Topol (Galileo Galilei), Edward Fox (cardinal inquisiteur), Michel Lonsdale (cardinal Barberini, futur Urbain VIII), Richard O’Callaghan (Fulganzio), Mary Larkin (Virginia), Patrick Magee (cardinal Roberto Bellarmin), Ian Hoare (Cosme de Médicis), Michael Gough (Sagredo), Vernon Dobtcheff (premier secrétaire), Tom Conti (Andrea Sarti), Tim Woodward (Ludovico Marsili).
La pièce ambiguë de Bertolt Brecht filmée dans un unique décor d'intérieur, en Eastmancolor, avec la musique de Hanns Eisler retravaillée par Richard Hartley. Losey (dont c'était un projet vieux de 30 ans) avait déjà mis en scène la première américaine de la pièce à Broadway et à Hollywood en 1947, avec Charles Laughton, le traducteur du texte en anglais.
1981(tv) Titans: Galileo (CA) de Tom O'Neill
série "Titans", Moses Znaimer, Lisa Smith/Titans Television Ltd.-Canadian Broadcasting Co. (CBC 17.7.81), 30 min. - av. Chris Wiggins (Galilée), Patrick Watson (l'interviewer). - L'astronome est interviewé par un journaliste-vedette de la télévision canadienne.
1982(tv) La Vie de Galilée (FR) de Jacques Ordines (tv), Marcel Maréchal (th)
(FR3 15.5.82). – av. Marcel Maréchal (Galileo Galilei), Sophie Barjac, Luce Mélite, Arnaud Bedouet, Philippe Bianco, Raoul Billerey, François Dunoyer, Samson Fainsilber. – La pièce de Bertolt Brecht.
1982(vd) Galileo – The Challenge of Reason (US)
série « The Shaping of the Western World », Learning Corporation of America (ITV 3.8.82), 26 min. – av. Douglas Watson (Galileo Galilei). – Docu-fiction.
1989Eppur si muove ! (IT) d’Ivo Barnabò 
Antea-Laura, 65 min. – av. Mario Adorf (Galileo Galilei), Valentina Emeri, Florian Schneider, Andrea Emeri, Abram Rainer. – Un journaliste allemand écrit un scénario sur Galilée et aboutit à la reconstitution du procès de 1633.
1992(tv) La Vie de Galilée (FR) d’Antoine Vitez (th), Hugo Santiago [tv] 
La Sept-INA-Comédie Française (La Sept 29.2.92), 128 min. – av. Roland Bertin (Galileo Galilei), Dominique Rozan (Sagredo / Mucius), François Beaulieu (cardinal Roberto Bellarmin), Marcel Bozonnet (cardinal Barberini, pape Urbain VIII), Jean-Yves Dubois (Andrea Sarti), Valérie Dréville (Virginie Galilée). – Captation de la pièce de Bertolt Brecht traduite par Eloi Recoing à la Comédie Française.
1993® (tv) Inside the Vatican (CA) de John McGreevy. – av. Mario Adorf (Galileo Galilei).
1998(tv) Galileo : On the Shoulders of Giants (CA) de David Devine 
Devine Entertainment Group, 55 min. – av. Michael Moriarty (Galilée), Kenny Vadas (prince Cosme de Médicis), Louis Del Grande (Colombe), Damir Andrei (Frère Sarpi), Tony Nardi (Michel-Ange). – Filmé à Padoue.
2002(tv) Die geheime Inquisition – 2. Kerker des Geistes (L’Inquisition révélée – 2. Les Geôles de l’esprit) (DE) de Jan Peter
(Arte 26.10.02), 54 min. – av. Manfred Andrae (Galileo Galilei), Peter Rühring (cardinal Roberto Bellarmin), Karl Ballmann, Hilmar Baumann, Horst Bergmann. – Docu-fiction : l’Inquisiteur-cardinal jésuite Robert Bellarmin cherche vainement à protèger Galilée.
2003(tv) Galileo’s Daughter (GB/US) de Peter Jones 
Nova Prod.-Green Umbrella Ltd-WGBH/Boston-Channel Four (C4 22.12.03), 90 min. – av. Simon Callow (Galilée), Laura Nardi (Maria Celeste, sa fille), John Fraser (Grand Inquisiteur), Alexa Jago, Cornelius Garrett, Lucy Briers (narration). – Docufiction particulièrement austère.
2006(tv) Galilée ou l’Amour de Dieu (FR) de Jean-Daniel Verhaeghe 
Septembre Prod.-France 3 (FR3 7.1.06), 100 min. – av. Claude Rich (Galilée), Jean-Pierre Marielle (Urbain VIII), Daniel Prévost (Grand Inquisiteur), Frédéric Van den Driessche (Père jésuite Oregi), Pierre Vernier (Roberto Bellarmin), Valérie Kaprisky (Marina Gamba), Claude Allègre (Nicolini, ambassadeur de Florence), Laurent Malet (Beneto Castelli), Alexandre Zloto (Mario Guiducci), Bernard Haller (Maître Marino). – Tournage au château d’Ecouen (Val-d’Oise) et à Paris.