IV - L’ITALIE

Le peintre et poète Salvator Rosa (Gino Cervi) dans « Un’avventura di Salvator Rosa » d’Alessandro Blasetti, 1940).

3. LES ROYAUMES DE NAPLES ET DE SICILE

Sous domination espagnole depuis 1504, puis autrichienne de 1713 à 1738. Plusieurs soulèvements, dont celui de Tommaso Aniello, dit MASANIELLO, à Naples en 1647.
1909Masaniello (IT)
Itala Film, Torino, 225 m. – Naples en 1646 : le pêcheur napolitain Tommaso Aniello, dit Masaniello (1620-1647), soulève la populace contre les Espagnols. Il force le vice-roi espagnol, Rodrigo Ponz de Leon, duc d’Arcos, à abolir l’impôt sur les denrées et à le reconnaître comme gouverneur. Pendant sept jours, il est le maître absolu de Naples. Devenu arrogant et brutal, il est abandonné des siens après un bain de sang dans la rue et périt assassiné par des émissaires du vice-roi.
1910Roi d’un jour (FR) d’André Calmettes 
Film d’Art. – av. Albert Lambert (Masaniello), Philippe Garnier, Henri Etiévant (duc d’Arcos, vice-roi de Naples). – Episode de l’insurrection de Masaniello à Naples en 1647.
1910Un amour de Salvator Rosa (IT/FR) d’Ugo Falena 
Film d’Arte Italiana-SAPF-Pathé, 330 m. – av. Re Riccardi (Salvator Rosa).
Frappé par la beauté de Marianne, une comédienne, le peintre et musicien Salvatore Rosa (1615-1673) lui demande de poser pour lui. Elle tombe amoureuse de l’artiste, mais se retire quand apparaît sa rivale, la princesse de Torre. La peinture rend l’actrice célèbre, Rosa va l’admirer au théâtre. Apercevant la princesse à ses côtés dans la loge, Rosa prend du poison et décède sur scène.
1910Giambattista Pergolesi (Pergolèse) (IT)
Cines, Roma, 242 m. – av. Vittorio Rossi Pianelli (Giambattista Pergolesi).
À Naples, Maria Spinelli, princesse de Cariati, aime le compositeur Pergolèse (1710-1736), mais ses frères menacent de le tuer et elle entre dans les ordres. Elle exige toutefois que la direction musicale de la cérémonie d’ordination soit confiée à Pergolèse. Inconsolable, celui-ci meurt une année plus tard en composant le « Stabat Mater ».
1911La muta di Portici (La Muette de Portici) (IT)
S.A. Ambrosio, Torino, 272 m. – av. Mary Cléo Tarlarini (Fenella, la muette).
Naples en 1647. Délaissée par Alfonso d’Arcos, le fils du vice-roi, qui a épousé Elvire, Fenella le retrouve au milieu de la révolte avortée de Masaniello, avant de se suicider en se jetant dans le Vésuve. Trame tirée de Masaniello, ou la Muette de Portici, l'opéra de Daniel-François-Esprit Auber, Eugène Scribe et Germain Delavigne (1828).
1912Pergolesi / Pergolèse (IT/FR)
La Milanese, Milano-Pathé. – Naples, l’amour malheureux du musicien pour la princesse Maria Spinelli que ses frères veulent fiancer au riche prince Alberico et qui préfère entrer au couvent (cf. film de 1910). Ici, le musicien meurt de chagrin quelques jours après l’ordination de Maria.
1916The Dumb Girl of Portici (La Muette de Portici) (US) de Lois Weber et Phillips Smalley 
George A. Williams Prod.-Universal (Carl Laemmle), 2280 m./112 min. – av. Anna Pavlova (Fenella, la muette), Rupert Julian (Masaniello, son frère), Wadsworth Harris (le duc d’Arcos), Douglas Gerrard (Alfonso), John Holt (le comte), Betty Schade (Isabella), Edna Maison (Elvira), Hart Hoxie (Perrone), William Wolbert (Pietro).
Une superproduction basée sur l’opéra d’Auber (cf. 1911), filmée à grand frais à Chicago et à Universal City, San Fernando Valley (banlieue de Los Angeles) et en extérieurs à Catalina Island (Calif.). La réalisatrice pionnière Lois Weber s'éloigne de la critique sociale et du plaidoyer progressiste qui ont fait sa réputation à l'écran pour s'égarer au XVIIe siècle italien. Le seul intérêt de ce film maladroit, en dehors de jolies scènes de pillage et de destruction de Naples par les insurgés de Masaniello, est la présence de la légendaire ballerine russe Anna Pavlova dans son unique rôle à l’écran, exécutant hélas quelques danses tout à fait anodines sur le sable, sans rapport aucun avec ses prestations qui l'ont rendues célèbre (La Mort du cygne de Saint-Saëns et Fokine). Sa Fenella se sacrifie pour Alfonso et meurt en le protégeant de son corps. Masaniello, qui a porté le coup fatal, se suicide.
1924La muta di Portici / Il trionfo di Masaniello (IT) de Telemaco Ruggeri 
A. G. film, Roma, 51 min. – av. Livio Pavanelli (Masaniello), Cecyl Tryan (Fenella).
Autre version muette de l’opéra d’Auber (cf. 1911). Fenella est devenue muette à la suite de tortures subies pour lui extorquer la cachette de son frère, le rebelle Masaniello.
1932Pergolesi (IT) de Guido Brignone 
Cines, 80 min. – av. Elio Steiner (Giovan Battista Pergolesi), Dria Paola (Maria di Tor Delfina), Tina Lattanzi (Erminia), Romolo Costa (Ilario di Nerestra), Livio Pavanelli (Nicolas d’Arcangeli), Carlo Lombardi (Raniero di Tor Delfina), Lidia Simoneschi (Nicoletta), Gemma Schirato (Didone), Giacomo Almirante (maestro Lambrughi).
Naples 1736 : contrarié dans ses amours pour la belle comtesse Maria di Tor Delfina par le frère de cette dernière, le comte Raniero di Tor Delfina, Pergolèse tente de fuguer avec elle. Ils sont découvert, elle est incarcérée dans le manoir familial et le musicien se réfugie dans le couvent de Pozzuoli à Naples. Il y meurt d'amour en revoyant Maria et l'enfant qu'il a eu d'elle. Un film un peu lent mais d'une grande beauté plastique, tourné aux studios Cinès-Pittaluga à Rome.
1932Les Amours de Pergolèse [version française du précédent] (FR/IT) de Guido Brignone et Henry Valbel 
Cines-Pittaluga, 80 min. – av. Pierre Richard-Willm (Giovan Battista Pergolèse), Simone Vaudry (Maria di Tor Delfina), Henri Valbel (Raniero di Tor Delfina), Maguy Noël (la gouvernante Didone), Philippe Richard (le brigand Talandri), Robert Pizani (Nicolas d’Arcangeli), Leda Ginelly.
1934*Il cappello a tre punte (Le Tricorne) (IT) de Mario Camerini 
Giuseppe Amato/Lido Film, 72 min. – av. Eduardo De Filippo (Don Teofilo, le gouverneur), Peppino De Filippo (Luca, le meunier), Leda Gloria (Carmela, son épouse), Dina Perbellini (Doña Dolores, épouse du gouverneur), Cesarino Barbetti (le fils du gouverneur).
Carmela, la jolie femme du meunier, est l’objet de tous les désirs, surtout ceux du gouverneur, Don Teofilo. Profitant de ce que le meunier a été arrêté au cours d’un soulèvement populaire, Don Teofilo parvient à pénétrer dans le moulin pour tenter de séduire la belle. Carmela résiste, ne pensant qu’à faire libérer son mari. Entre-temps, le meunier s’est évadé et, convaincu d’avoir été trahi, il décide de se venger : déguisé en gouverneur, il pénètre dans la chambre où dort la femme de celui-ci. Carmela survient à temps pour éviter l’inutile vengeance et seul Don Teofilo est la risée de tous…
La comédie « El sombrero de très picos (Le Tricorne) » de Pedro Antonio de Alarcón (1874), produite à la demande d’Eduardo De Filippo, est tournée dans les studios Cines à Rome. L’intrigue a été déplacée d’Andalousie sous Charles IV (cf. Espagne 7.1) en Campagnie, près de Naples, en 1682. Le film, qui sort avec de nombreuses coupures, suscite l’ire du gouvernement, Vittorio Mussolini parlant dans la presse d’un « horrible film, antifasciste et anti-italien ». Camerini en fera un remake, non censuré cette fois, en 1955 (cf.).
1940**Un’ avventura di Salvator Rosa (Une aventure de Salvator Rosa) (IT) d’Alessandro Blasetti 
Augusto Turati, Andrea De Robilant/Stella Film, 92 min. – av. Gino Cervi (Salvator Rosa), Luisa Ferida (Lucrezia, une paysanne), Rina Morelli (Isabella, duchesse de Torniano), Osvaldo Valenti (le comte Lamberto d’Arco), Enzo Biliotti (Rodrigo Ponz de Leon, dur d’Arcos et vice-roi de Naples), Ugo Ceseri (Giovanni), Umberto Sacripante, Paolo Stoppa, Mario Pucci.
En 1648 à Naples, Salvator Rosa (1615-1673), peintre, poète et musicien-rebelle, rejoint la résistance populaire à l’occupant espagnol sous l’identité de Formica, un chevalier masqué, déterminé à libérer les compagnons incarcérés du rebelle Masaniello (tué l’année précédente). Grande fresque de cape et d’épée réalisée par un maître de la calligraphie cinématographique, librement adaptée du drame de Ugo Scotti Berni. Curiosité : un film de l’ère mussolinienne contre la dictature et la violence. Tournage aux studios de Cinecittà et Tirrenia, au château Farnese di Caprarola, dans la Villa d’Este et la Villa Adriana à Tivoli (Rome) pour 3,5 millions de lire. Assistant-réalisateur : Renato Castellani.
1940La fanciulla di Portici (IT) de Mario Bonnard 
Artisti Associati, 88 min. – av. Luisa Ferida (Lucia, la fiancée de Portici), Carlo Ninchi (Tommaso Aniello, dit Masaniello), Roberto Villa (Alfonso d’Arcos), Giulio Donadio (Rodrigo Ponz de Leon, duc d’Arcos et vice-roi de Naples), Oretta Fiume (Maria Aniello), Giuditta Rissone (marquise Del Vasto), Armando Migliari (Garcia), Franco Rondinella (Pasquale Campese), Luigi Pavese (le prince Fernando di San Vitale).
Naples en 1647, sous les Espagnols : le soulèvement de Masaniello réduit à des amourettes folkloriques (pour ne pas brouiller Franco et Mussolini ?). Le peuple de Naples obtient les droits qu’il exige ; Alfonso, le fils du vice-roi épouse Maria, la sœur du bouillant révolutionnaire, tandis que celui-ci s’unit à la fiancée de Portici. Tournage aux studios Pisorno à Tirrenia. Contrairement à l’opéra d’Auber (cf. 1911), Lucia-Fenella n’est pas muette.
1947Il principe ribelle / I lupi della foresta (Le Prince rebelle) (IT) de Pino Mercanti 
Organizzazione Filimistica Siciliana (O.F.S.), 90 min. – av. Massimo Serato (prince Francesco di Sant’Agata), Luigi Tosi (le comte de Villamare), Mario Ferrari (le vice-roi), Mariella Lotti (Cristina, sa fille), Paolo Stoppa (l’émissaire espagnol), Otello Toso.
De 1720 à 1734, la Sicile passe aux Habsbourg (avec l’empereur allemand Charles VI). A la tête des « Loups de la Forêt », le prince de Sant’Agata se rebelle contre le vice-roi en espérant le soutien des Bourbons d’Espagne. Tourné entièrement en Sicile.
1947I cavalieri dalle maschere nere / I Beati Paoli (IT) de Pino Mercanti 
Organizzazione Filmistica Siciliana (O.F.S.), 115 min. – av. Otello Toso (Blasco di Castiglione), Lea Padovani (Violante), Massimo Serato (comte de La Motte), Paola Barbara (Mme La Motte), Mario Ferrari (comte Raimondo de La Motte), Carlo Ninchi (le duc Coriolan), Paolo Stoppa.
Au XVIIIe siècle, l’organisation secrète des « Beati Paoli » lutte contre la domination étrangère. Blasco, un spadassin dont la fiancée a été enlevée par le fils du puissant Capitaine de la Justice à Palerme, se rallie aux rebelles et fait justice. – La confrérie des « Beati Paoli » était un ordre chevaleresque apparu au XIIe siècle et qui se battait pour la redistribution des richesses préalablement prises aux nobles siciliens, et passe pour avoir inspiré les mafias modernes. Tourné entièrement en Sicile (comme le film précédent).
1952La muta di Portici (IT) de Giorgio Ansoldi 
Giacinto Solito/Produzioni Fontana, 85 min. – av. Flora Mariel (Lucia Aniello [Fenella]), Paolo Carlini (Masaniello), Doris Duranti (Elvira d’Herrera), Octavio Señoret (Alfonso), Raf Pindinelli (le vice-roi), Paolo Dola (cpt. Perrone). – Librement inspiré par la trame de l’opéra d’Aubert (cf. 1911).
1955*La bella mugnaia (Par-dessus les moulins / La Belle Meunière) (IT) de Mario Camerini 
Dino De Laurentiis, Carlo Ponti/Lux-Ponti-De Laurentis-Titanus, 94 min. – av. Sophia Loren (Donna Carmela), Marcello Mastroianni (le meunier Luca, son époux), Vittorio De Sica (Don Teofilo, le Corregidor), Yvonne Sanson (Doña Dolorès, son épouse), Paolo Stoppa (Gardunia, l’adjudant).
Une fois de plus, l’action de la comédie « El sombrero de tres picos (Le Tricorne) » de Pedro Antonio de Alarcón (1874) est transposée d’Andalousie sous Charles IV (cf. Espagne 7.1) en Campagnie, près de Naples, en 1682. La population souffre des taxes imposées par les Espagnols, sauf le meunier Luca dont la femme, Carmela, est convoitée par la noblesse, et en particulier par le gouverneur lubrique – dont elle élude sans jamais les refuser toutes les faveurs. Une suite amusante de chassés-croisés érotiques animés par une affiche de choix (la Loren, De Sica et Mastroianni), filmés en Eastmancolor et Vistavision dans les studios Ponti-De Laurentiis et aux environs de Florence. Camerini réintroduit tous les passages que la censure mussolinienne avait coupés dans sa première version, en 1934 (cf.). Un des grands succès populaires de l’année en Italie, avec une recette record de 721 millions de lire.
1972(tv+ciné) La città del sole (La Cité du soleil) (IT) de Gianni Amelio 
Arsenal-IFC (Rete 2, 3.1.76), 83 min. – av. Guilio Brogi (frère Tommaso Campanella), Daniel Sherrill, Umberto Spadaro, Riccardo Mangano.
En 1610, la Calabre sous domination espagnole. Tommaso Campanella (1568-1639), philosophe dominicain, est incarcéré et torturé pour incitation au soulèvement. Dans sa cellule, il rédige un traité sur la république idéale, « La città del sole ».
1974(tv) Ribera – Explorador en la tinieblas (ES) de Ramon Gomez Redondo 
Television Española, série « Los pintores del Prado » (TVE 5.6.74), 29 min. – av. Jesus Sastre (José de Ribera, 1591-1652), José Lahoz (Francisco de Quevedo), Enrique Paredes (Don Juan d’Autriche), José Franco, Javier Dotu, Juan Lombardero, Carmen Guardon, Monica Pedrosa.
Natif de Valencia, mais établi à Naples depuis 1616, Ribera, dit « Lo Spagnoletto », peint le portrait de Don Juan d’Autriche en 1648 mais se compromet avec la fille de l’aristocrate.
1994La leyenda de Balthasar el Castrado / El rey de Nápoles (ES/FR/PT) de Juan Miñón 
Cartel-Sogetel-Atrium-Animatographo-Scarabée Films, 110 min. – av. Imanol Arias (Salvador, duc d’Arcos), Coque Malla (Balthasar), Aitana Sánchez Guijón (Maria de Loffredo), Enrique San Francisco, Helio Pedregal.
Les mésaventures d’un castrat amoureux, coqueluche de la cour dégénérée de Naples au XVIIe s., sous Charles II.
1996Marianna Ucria / La Vie silencieuse de Marianna Cria (FR/IT/PT) de Roberto Faenza 
Arcturus-France 2 Cinéma, 105 min. – av. Emmanuelle Laborit (Marianna Ucria), Philippe Noiret, Bernard Giraudeau, Roberto Herlitzka (Don Pietro), Laura Morante.
Palerme en 1743 : une sourde-muette noble est mariée à un vieux duc, se libère de son emprise, s’instruit et s’éprend d’un domestique.
1996*El perro del hortelano (Le Chien du jardinier) (ES/PT) de Pilar Miró 
Cerezo-Lola-Cartel, 109 min. – av. Emma Suárez (Diana, comtesse de Belflor), Carmelo Gómez (Teodoro), Fernando Conde (Tristan), Ana Duato (Marcela), Michel Rellán (Fabio), Juan Gea (Federico).
Naples au XVIIe s., d’après la comédie de Lope de Vega (1618) : tombée amoureuse de son propre secrétaire Teodoro, la jeune comtesse de Belflor, Diane, ne peut se résoudre à lui avouer sa flamme parce que l’orgueil de sa classe le lui interdit. Mais elle ne veut pas davantage qu’il épouse Marcelle, une des jeunes filles de sa petite cour. Il faudra les stratagèmes du domestique Tristan pour satisfaire tout le monde... Une production luxueuse et bien enlevée, tournée au Portugal, dans la région de Lisbonne (palais de Marqués de Fronteira, palais de Sintra, palais national de Queluz) et à Setúbal. Autres versions, cf. Espagne (1).
1997La serva padrona (BR) de Carla Camurati.
av. Sylvia Klein, José Carlos Leal, Thales Pan Chacon. – Naples en 1733, d’après l’opéra de Giovanni Battista Pergolesi.
1997® Giro di lune tra terra e mare (IT) de Giuseppe Mario Gaudino. – av. Lucio De Cicco (Pergolèse). – Le compositeur Giambattista Pergolèse se meurt au monastère de Pozzuoli près de Naples (épisode).
2000Amore e libertà – Masaniello (IT) d’Angelo Antonucci 
Factory-Sunday Film International-MiBAC, 127 min. – av. Sergio Assisi (Masaniello), Anna Ammirati (Bernardina), Franco Nero (duc d’Arcos, vice-roi d’Espagne), Massimiliano Dau (Michele Selvati), Nicola Di Pinto (père Genoino), Cosimo Fusco (Salvatore), Anna Gallena (la vice-reine), Gabriele Lavia (cardinal Filomarino), Francesco Procopio (Marco Vitale), Mimmo Sepe (Maso Carrese), Federico Torre (Francesco Arpaia), Angelo Antonucci, Antonio Casagrande, Nicola Di Pinto.
Naples, juillet 1647 : le soulèvement du pêcheur napolitain Tommaso Aniello dit Masaniello (cf. film de 1909).