VIII - L’AUTRICHE DES HABSBOURG ET L’EUROPE CENTRALE

1. FERDINAND II. (1596 à 1637)

Né en 1578, fils de Matthias Ier. Empereur germanique, roi de Bohème et de Hongrie. Impératrices : Maria Anna von Bayern : Eleonore de Mantoue. Abrogation de la liberté de religion instaurée par son père et persécution généralisée des Protestants, en accord avec son cousin Philippe II d’Espagne (Contre-réforme). Son successeur
FERDINAND III – 1637/1657 voit la fin de la Guerre de Trente Ans.
1920/21Glaube und Heimat (AT) d’Emerich Hanus et Karl Schönherr [direction artistique] ; Astoria-Film (Wien). – av. Martin Lübbert, Ludwig Auer, Ferdinand Exl, Anna Exl, Luise Maria Mayer, Eduard Köck. – Les sévices de la Contre-réforme en Autriche à travers le destin d’une vieille famille paysanne du Tyrol, les Rott, qui a deux jours pour abjurer le protestantisme ou s’exiler. Le père Rott et son fils Christoph sont catholiques, mais Peter, l’autre fils, est devenu luthérien. Lorsqu’une voisine, la Sandpergerin, est tuée par la soldatesque impériale parce qu’elle possédait une Bible protestante, Christoph, révolté, change de camp. Le vieux Rott, dont le père a jadis été décapité pour son appartenance religieuse et qui jusqu’ici a refusé d’abandonner sa ferme, fait de même. Seul Spatz, le fils adolescent de Christophe, a l’interdiction de quitter le pays ; il s’enfuit et se tue accidentellement. L’officier impérial brise son épée. – Adaptation muette de la pièce « Glaube und Heimat. Die Tragödie eines Volkes » de Karl Schönherr (1910) par l’auteur lui-même, un des plus grands succès de scène à Vienne avant la Première Guerre mondiale. Tournage au Tyrol (Zillertal) avec la troupe théâtrale de l’Exl-Bühne.
2001(tv) Glaube und Heimat (AT) de Martin Kusej (th) ; Burgtheater Wien-ORF, 90 min. – av. Werner Wölbern (Christoph Rott), Michael Weber (Peter Rott), Martin Schwab (Alt-Rott), Sylvia Rohrer (Rottin), Bibiane Zeller (sa mère), Agnes Riegl (Spatz), Ignaz Kirchner (Sandperger), Hilke Ruthner (Sandpergerin). – Captation de la pièce de Karl Schönherr (cf. supra) jouée au Burgtheater de Vienne, une mise en scène où Martin Kusej évoque indirectement l’Holocauste et la politique xénophobe du gouvernement autrichien.