VII - L’ESPAGNE et le PORTUGAL

6. L’EFFRITEMENT DE L’EMPIRE COLONIAL ESPAGNOL : Les guerres d’indépendance en Amérique latine

6.2. L’ARGENTINE et le CHILI

En 1776, la région est comprise dans la vice-royauté de Lima, puis devient vice-royauté de la Plata. En mai 1810, une junte révolutionnaire destitue le vice-roi, et après une guerre sanglante, les créoles argentins sous le commandement des généraux Manuel Belgrano, Pueyrredon et surtout JOSÉ DE SAN MARTIN, proclament leur indépendance de l’Espagne en 1816, lors du congrès de Tucumán. – Au Chili, les Espagnols écrasent le premier mouvement d’indépendance à Rancagua (1814) suite à la désunion entre les insurgés. L’armée de José de San Martin, venue d’Argentine en franchissant les Andes, établit définitivement l’indépendance du Chili par la victoire de Maipú (5 avril 1818). Nommé « directeur suprême » (1818/23), le général BERNARDO O'HIGGINS pose les bases de l’Etat chilien.
1909La Revolución de Mayo (1810) (AR) de Mario Gallo
1 bob./10 min.
1909La creación del Himno Nacional (AR) de Mario Gallo
1 bob. – av. Eliseo Gutiérrez (le compositeur Vicente López y Planes).
1909El fusilamiento de Dorrego (AR)
av. Salvador Rosisch (Dorrego), Eliseo Gutiérrez, Roberto Casaux.
1910La batalla de San Lorenzo (AR).
1910La batalla de Maipú (AR) de Mario Gallo
av. Eliseo Gutiérrez (José de San Martin), Enrique de Rosas (gén. Bernardo O’Higgins), Enrique Serrano (Las Heras).
Campagne de la libération du Chili en 1818 par O’Higgins et José de San Martin, la bataille décisive de Maipú le 5 avril 1818.
1915Mariano Moreno o La Revolución de Mayo (AR) de Max Glücksmann
av. Pablo Podesta (Mariano Moreno), Pepe Podestá (Cornelio Saavedra), Camilla Quiroga, Elías Alippi, Julio Escarcela, Juana Conde, Héctor Quireoga, César Fiaschi.
1925*El Húsar de la muerte (CL) de Pedro Sienna 
Andes Films, 65 min. – av. Pedro Sienna (Manuel Rodriguez), Clara Werther (Carmen de Aguirre), Dolores Anzianai, Hugo Silva, Guillermo Barrientos, Piet Van Ravenstein.
Les activités d’espionnage et de guerillero du patriote Manuelo Rodriguez au Chili entre 1814 et 1818 pour faciliter la reconquête du pays par le général Bernardo O’Higgins. Génie du travestissement et héros populaire, Rodriguez donne au début de 1818 des fusils au peuple et fonde avec O’Higgins le bataillon des « Hussards de la mort » qui contribue à vaincre l’occupant espagnol. Considéré comme le meilleur film muet chilien, l’œuvre de Sienna connaît un énorme succès local (plus de 10% de la population de Santiago le voit en cinq semaines).
1928Una nueva y gloriosa Nación / The Charge of the Gauchos (AR) de Julián de Ajuria, Albert Kelley 
Sociedad General Cinematografica-J. de Ajuria Prod., 65 min. – av. Francis X. Bushman (gén. Manuel Belgrano, 1770-1820), Jacqueline Logan (Monica), Paul Ellis (gén. Balcarce), Charles Mailes (Cornelio Saavedra).
Première junte révolutionnaire sous Belgrano, révolution de mai 1810 et bataille de Tucumán, où Belgrano bat les Espagnols.
1939Nuestra tierra de paz (AR) d’Arturo S. Mom 
Cinematográfica Julio Joly, 76 min. – av. Pedro Tocci (José de San Martin), Elsa Martinez, Emperatriz Carvajal, Juan José Piñeiro, Dario Cossier, Miguel Frontaura, Francisco Audenino.
Biographie du général et homme politique José de San Martin (1778-1850) : la libération du Chili avec O’Higgins, la conquête du Pérou (1819-1821) puis l’exil en Europe. Produit par la colonie française de Buenos Aires qui déforme la vérité historique : San Martin est présenté comme un allié de Napoléon à Bailén, alors qu’il était son ennemi.
1942*La guerra gaucha (La Guerre des gauchos) (AR) de Lucas Demare 
Artistas Argentinos Asociados, 90 min. – av. Enrique Muiño (Villareal), Francisco Petrone, Angel Mangaña, Sebastián Chiola, Amelia Bence, Ricardo Galache, Dorita Ferreyro, Elvira Quiroga, Juan Pérez Bilbao.
1814-1818. Harcelées par la population rebelle de la Pampa, avec le soutien de l’Eglise locale (le sacristain Lucera), les troupes espagnoles subissent de lourdes pertes à chaque sortie. Officier espagnol d’origine péruvienne, Villareal est blessé et capturé par les patriotes argentins que dirige Delcarine. Les atrocités des Espagnols et les soins d’une belle indigène le font changer de camp. Un classique du cinéma argentin, parfois un peu pompeux et maladroit, mais agrémenté de belles scènes de batailles filmées dans la pampa de Salta.
1948María de los Angeles (ES/AR) d’Ernesto Arancibia 
Establecimientos Filmadores Argentinos. – av. Mecha Ortiz (Maria de los Angeles Ermosilla y Albarracín), Enrique Diosdado (cpt. José Guzmán de Granada), Bernardo Perrone (Clemente Ermosilla), Olga Casares Pearson (Maria Clara del Carril), Horacio Priani (Salvador Maria del Carril), Augustín Orrequia (Nicolás Ermosilla).
Après la bataille d’Ayacucho en 1824, Maria, une aristocrate créole insurgée, sauve la vie d’un officier espagnol en l’épousant (d’après le roman de Virginia Carreño et Constanza De Meneses).
1948El tambor de Tacuari (AR) de Carlos Borcosque 
Emelco Film, 78 min. – av. Juan Carlos Barbieri, Francisco Martinez Allende, Ricardo Canales, Norma Giménez, Leticia Scury, Homero Cárpena.
Après l’insurrection de mai 1810, un garçon rejoint l’armée comme tambour.
1949Nace la libertad (AR) de Julio Saraceni 
Sincca Films, 100 min. – av. Francisco de Paula, Orestes Caviglia, Pedro Maratea, Vicente Padula, Lydia Quintana, Perla Mux.
En 1812, le peuple jujeña et l’armée du Nord résistent aux troupes royalistes, puis choisissent l’exil.
1953El grito sagrado [L’Appel sacré] (AR) de Luis César Amadori 
Artistas Argentinos Asociados, 116 min. – av. Fanny Navarro (Mariquita Sanchez Thompson), Carlos Cores (Martin Thompson), Eduardo Cuitiño (Frère Cayetano Rodriguez), Aída Luz, Antonia Herrero, Nina Brian, Mario Lozano, Alba Castellanos, Antonio Martiáñez.
La fin du vice-roi espagnol à Rio de la Plata et le début de la lutte pour l’indépendance en 1814 à travers la biographie de Mariquita Sanchez Thompson. Un film qui suscite l’enthousiasme du président Juan Perón.
1957La muerte en las calles (AR) de Leo Fleider
83 min. – av. Carlos Cores, Zoe Ducós, George Rigaud, Antonia Herrero, Manuel Perales, Roberto Airaldi, Margarita Coronoa, Héctor Armendáriz.
Pendant l’invasion anglaise de 1806 (l’Espagne et ses colonies sont encore alliées de Napoléon), un commerçant espagnol contraint sa fille à épouser un officier britannique (d’après un roman de Manuel Gálvez).
1970*El Santo de la espada (El Granadero Chepoyá) / ES : Estirpe de raza (AR) de Leopoldo Torre Nilsson 
L. Torre Nilsson-Marcelo Simonetti/Maipú Cinematográfica, 120 min. – av. Alfredo Alcón (gén. José de San Martin), Evangelina Salazar (María de los Remedios Escalada de San Martin, son épouse), Laurao Murúa (gén. Bernardo O’Higgins), Anan María Picchio, Héctor Alterio (Simon Bolivar), Héctor Pellegrini (Eusebio Soto), Alfredo Iglesias (gén. Manuel Belgrano), Mario Casado.
La vie du général et politicien José de San Martin y Matorras (1778-1850), de retour d’Europe en 1812 après avoir servi en Espagne contre Napoléon (à Baylen). A Buenos Aires, il crée un corps de cavalerie d’élite qui va lui être utile dans sa guerre contre les royalistes. Suit la conquête du Pérou dont il devient le « protecteur », enfin son exil définitif en Belgique, puis en France après l’entrevue avec Simon Bolivar à Guayaquil en 1822. Une grande fresque patriotique teintée de mélancolie, filmée en Eastmancolor au sud de la province de Mendoza par le vétéran auréolé de lauriers du cinéma argentin, et avec l’appui massif de l’armée nationale. D’après le roman de Ricardo Rojas (1933).
1971*Güemes, la tierra en armas (AR) de Leopoldo Torre Nilsson 
Prod. Cinematográficas Cerrillos, 100 min. – av. Alfredo Alcón (Martín Miguel de Güemes), Norma Aleandro, José Slavin, Mercedes Sosa (Juana Azurduy), Gabriela Gilli, Alfredo Duarte, Luis Mathé.
La lutte du lieutenant colonel Martin Miguel de Güemes (1785-1821) et de ses gauchos contre les royalistes au nord de l’Argentine, en 1814. Devenu gouverneur de Salta, il périt au cours de la guerre civile qui l’opposera aux propriétaires terriens réfractaires à ses réformes. Autre œuvre académique mais intéressante de Torre Nilsson, après sa biographie de San Martin (cf. supra).
1971Por los senderos del Libertador (AR) de Jorgé Cedrón
av. Héctor Alterio. – Docu-fiction sur le général José de San Martín.
1971Bajo el signo de la patria (AR) de René Múgica
110 min. – av. Ignacio Quirós (gén. Manuel Belgrano), Enrique Liporace, Héctor Pellegrini, Roberto Airaldi, Leonor Benedetto, Mario Passano, Reynaldo Mompel.
Biographie du général argentin Manuel Belgrano (1770-1820) et sa victoire sur les Espagnols à la bataille de Salta, en 1813. Superproduction argentine en Eastmancolor.
1973La revolución (AR) de Raúl de la Torre
105 min. – av. Federico Luppi, Adrian Ghio, Graciela Borges, Luis Corradi, Carlos Cotto, Oscar Ferrigno, Laurato Murúa.
Dans un village argentin du début de XIXe siècle, quatre personnages se confrontent : un voyageur qui exprime les idées de la Révolution française, le gouverneur, son épouse et le capitaine de la garde.
1992*El general y la fiebre [La fièvre du général] (AR) de Jorge Coscia 
Jaime Lozano, Alejandro Mareco/Cooperativa Federal-Instituto Nacional de Cine y Artes Audiovisuales (INCAA), 85 min. – av. Rubén Stella (José de San Martin), Luis Guillermo Torres (gén. Paz), Liia Tizziani, Raúl Brambilla, Jorge Aran, Nelly Tula, Jorge Marziali, Germán Mendieta, Alejandro Cuevas.
Fils d’un militaire espagnol, le général San Martin, convalescent après une longue maladie à Saldán, en Argentine, se remémore sa jeunesse, ses années à combattre Napoléon en Espagne, avant de se décider à reprendre les armes pour traverser les Andes et libérer le Chili et le Pérou. Un portrait intimiste, marqué par les délires de la fièvre, filmé en Eastmancolor.
2001Cabeza de tigre (AR) de Claudio Etcheberry 
INCAA, 93 min. – av. Héctor Alterio (Santiago de Liniers y Bremond), Damián de Santo (Juan José Castelli), Pablo Cedrón (Domingo French), Mónica Galán (La Perichona), Roberto Vallejos (Mariano Moreno), Horacio Peña (Saavedra).
Rio de la Plata, le 26 octobre 1810 : Juan José Castelli, chef des insurgés, est contraint de faire exécuter le vice-roi Santiago de Liniers au lieu dit « Cabeza de tigre ».
2011San Martín : El cruce de Los Andes / Revolución (AR) de Leandro Ipiña 
Canal 7, 90 min. – av. Rodrigo De la Serna (gén. José de San Martin), Javier Olivera (gén. Bernardo O’Higgins), Alberto Palomeque (José Francisco Blanco), Anita Gutierrez (María de los Remedios de Escalada), Martin Rodríoguez (gén. Miguel Soler).
Installé à Cuyo où il a crée l’Armée des Andes, le général San Martin traverse la Cordillère avec ses troupes en 1817 afin de libérer le Chili, attaquer Lima par la mer et renverser la vice-royauté du Pérou.