Ib - LA FRANCE APRÈS 1815

7. L’EMPIRE COLONIAL FRANÇAIS

L’émir Abd el-Kader se bat contre les envahisseurs français (« L’Algérie des chimères » de F. Luciani, tv 2002)

7.1. L’Algérie française (dès 1830)

À la suite d’une histoire de créances dues par la France à la régence d’Algérie (des fournitures de grain impayées pendant la Révolution et l’Empire), le dey Hussein insulte publiquement le consul français. Paris prend ce prétexte pour établir un blocus naval devant Alger, manœuvre qui fait avantageusement diversion au malaise politique intérieur dans l’Hexagone. En juin 1830, Charles X ordonne le débarquement de 37’000 hommes en Algérie. Alger est bombardé et pris par l’amiral Duperré. De 1837 à 1847, l’émir chérifien ABD EL-KADER ben Muhieddine (1808-1883), chef militaire, écrivain, poète et maître soufi, organise la résistance, cherchant à unifier les tribus de l’Ouest algérien avec le soutien du sultan du Maroc, et menant une insurrection contre le général Thomas-Robert Bugeaud, gouverneur d’Algérie. A la tête d’un corps expéditionnaire de plus de 100’000 hommes (les « Troupes d’Afrique »), celui-ci « pacifie » le pays en appliquant systématiquement l’incendie des villages, la destruction des récoltes et les « enfumades » (l’extermination des indigènes par asphyxie, enfumés ou emmurés dans les grottes de l’Atlas). En mai 1843, le duc d’Aumale s’empare de la smala d’Abd el-Kader et celui-ci dépose les armes. Prisonnier en France, Abd el-Kader sera libéré en 1852 sur ordre du futur Napoléon III, alors président de la Deuxième République, et se retirera à Damas. À la chute de Napoléon III en 1870, l’Algérie passe de l’autorité militaire à celle des colons. Confiscation systématique des terres et colonisation à outrance. En 1871, écrasement de la révolte en Kabylie dirigée par El-Mokrani et El-Haddad. En 1881, le Code de l’indigénat réduit les Algériens à l’état de sujets français sans droits de citoyenneté. – Après l’Algérie suivront les Protectorats français de Tunisie (1881) et du Maroc (1912).
Nota bene : À quelques rares exceptions près, la totalité des films impliquant la LÉGION ÉTRANGÈRE, corps militaire créé par Louis-Philippe en 1831/35 afin de renforcer les troupes françaises en Algérie, composé de volontaires étrangers et établi à Sidi-Bel-Abbès, se déroulent au début du XXe siècle (« Beau Geste », « Under Two Flags », « Le Grand Jeu », « Morocco », « Fort Saganne », etc.), une fois la conquête du Maghreb achevée, soit dans les années 1900 à 1935. En bonne logique, ils ne figurent donc pas ici.
1908The French Spy (L'Espionne française) (US) de William Nicholas
Selig Polyscope Company (Chicago), 920 ft. (6 tableaux). - En retournant dans la villa familiale à Instanbul, Mathilde, fille du général DeMerci, découvre ses parents et ses petits frères tués par des indigènes fanatiques au service de la Grande Porte. Elle s'engage dans l'armée française d'Algérie où elle s'introduit comme espionne dans l'état-major ottoman sous les ordres d'Ahmed Bey (1786-1851), dernier bey de Constantine et, après l'expédition française de 1830, le dernier représentant du Califat ottoman dans la Régence d'Alger. Elle facilite la prise de la ville par ses compatriotes et tue les assassins de sa famille. (Constantine est prise en 1837, Ahmed Bey s'enfuit.)
1913Jean la Poudre (1837) ou La Conquête d’Algérie (FR) de Maurice Tourneur et Emile Chautard (?) 
ACAD, 874m. – av. Henri Gouget, Henry Roussell.
1924Love and Glory (FR) de Rupert Julian 
Universal-Jewel, 76 min. – av. Charles De Roche (Pierre Dupont), Wallace MacDonald (Anatole Picard), Madge Bellamy (Gabrielle, sa sœur), Ford Sterling (Emile Pompaneau), Gibson Gowland (Jules Malicorne), Priscilla Moran, Charles D. Ravenne, André Lancy.
Deux Français quittent leur village et les femmes qu’ils aiment pour combattre dans le désert algérien.
1929[épisode :] Le Bled (FR) de Jean Renoir 
Société des Films Historiques, 2850 m./104 min. – av. Jackie Monnier, Diana Hart, Enrique Rivero, Alexandre Arquillière, Jacques Becker.
Très brève évocation du débarquement des troupes françaises de Charles X en Algérie 1830 (flash-back). Ce dernier film muet de Jean Renoir est une œuvre de commande cocardière tournée pour célébrer le centenaire de la conquête algérienne et qui n’échappe pas aux poncifs de la propagande coloniale. Renoir lui-même détestait l'impitoyable maréchal Bugeaud, responsable de la conquête féroce du pays, et quoique admiratif devant les travaux accomplis par les Français en Afrique du Nord, il sera bientôt écoeuré par le traitement que ses compatriotes réservaient aux "bicots", au point d'applaudir à l'indépendance de l'Algérie en 1962. La suite du film conte comment un jeune oisif à court d’argent quitte Paris pour se rendre chez son oncle, grand propriétaire terrien en Algérie et y découvre d’autres valeurs… et sauve une jeune fille réservée et timide dont les méchants cousins veulent capter l'héritage. Glorification niaise de la fécondité de la terre cultivée par les Pieds-Noirs. Tournage à Alger, au port de Sidi-Ferruch, à Biskra, Bou Farik, Staouéli et dans la plaine de Mitidja.
1934Sidonie Panache (FR) d'Henry Wulschleger 
Nalpas-Lux Film, 120 min. – av. Florelle (Sidonie Panache, devenue sergent Panache), Bach (Chabichou), René Dary (Armand des Ormeaux), Monique Bert (Rosalie), Germaine Sablon (Séraphine), Alexandre Mihalesco (Salomon), Charles Montel (Augustin), Pierre Feuillère (Tiburce de Savenay), Paul Azaïs (Bourrache), Louis Allibert (Henri d’Orléans, duc d’Aumale), Paul Clerget (le général Thomas-Robert Bugeaud), Antonin Artaud (l’émir Abd el-Kader), Tahar El-Hanache (un cheik).
Episode héroïco-comique de la conquête de l’Algérie en 1842, inspiré par l’opérette d’Albert Willemetz et André Mouézy-Eon (1930). Sidonie Panache se déguise en zouave pour suivre le gentilhomme Armand, son amoureux mobilisé contre les rebelles arabes de l’émir Abd el-Kader. Une autre couple, le porteur d’eau auvergnat Chabichou et sa fiancée, la cantinière Rosalie, les rejoint et ensemble, ils accomplissent des actions d’éclat. Panache et Armand sont capturés par Abd El-Kader et condamnés à mort, mais une charge des chasseurs commandée par le duc d’Aumale les délivre. Fantaisie troupière douteuse, tournée en Algérie (Laghouat, Médéa, Boghari, Djelfa), dont l’unique mérite est de faire apparaître à l’écran l’émir el-Kader, campé par le poète tourmenté Antonin Artaud. On peut sourire à l'idée de voir le grand cheikh soufi interprété par un comédien au regard halluciné... mais en fin de compte, cela vaut bien le Christ écorché vif et la voix chevrotante de Robert Le Vigan dans "Golgotha" de Julien Duvivier, l'année suivante. A chaque époque ses prophètes. Film méprisé par la population autochtone algérienne.
1936L’Appel du silence (FR) de Léon Poirier 
SACIC, 109 min. – av. Jean Yonnel (le père Charles de Foucauld), Pierre de Guingand (gén. Henri La Perrine), Jacqueline Francell (Mlle X), Alice Tissot (femme du notaire), Suzanne Bianchetti (femme du monde), Thomy Bourdelle (général), Pierre Nay (marquis de Morès).
La trajectoire du père alsacien Charles-Eugène de Foucauld (1859-1616), officier insolent et fêtard devenu l’ermite du Sahara, missionnaire en Algérie (Hoggar) et au Maroc, un assoiffé de silence et d’amour qui finira assassiné à Tamanrasset par des rebelles venus de Tripolitaine. Grand Prix du cinéma français 1936. Un film réalisé sur place, à Fès, dans le Hoggar, et par souscription (aucun producteur ayant voulu financer le projet), sur encouragement du maréchal Lyautey. De bonnes intentions, mais trop d’emphase, de grandiloquence et d’esprit cocardier.
1942® Pontcarral, colonel d’Empire (FR) de Jean Delannoy. – av. Pierre Blanchar (col. Pontcarral), Annie Ducaux, Guillaume de Sax (général Fournier-Salovèze). – 1815-1830 : hostile aux Bourbons, un colonel d’Empire se réconcilie avec son entourage à l’avènement de Louis-Philippe et meurt au combat en Algérie avec son régiment, cf. France : Louis XVIII.
1948*La Route inconnue (FR) de Léon Poirier 
Thomy Bourdelle-E.C.I.M., 90 min. – av. Robert Darène (Charles de Foucauld), Lucas Gridoux (Ben Simon), Lisette Lanvin (Mme Ordega), Abel Jaquin (Duveyrier), Marie-José Darène (la sœur de Charles), Léonce Ben Souhirah (le rabbin Mardochée Abi-Seroun), Zemane Guèla (Sarah), Thomy Bourdelle (le colonel).
Le premier voyage de reconnaissance au Maroc de Charles de Foucauld, âgé de vingt-quatre ans, en 1883/84. Il se déguise en juif et prend le rabbin Mardochée comme compagnon de voyage, de Fès au Sahara, où il manque se faire tuer par des bédouins. Au contact de la solitude, de la sagesse coranique, l’ancien officier mondain retrouve sa foi catholique et deviendra le Père de Foucauld. Une partie cruciale de la vie de Foucauld, son « chemin de Damas », que Poirier n’avait pas pu intégrer dans son film de 1936. Tourné – avec une interruption de deux mois suite à un accident d’automobile auquel Poirier survécut miraculeusement, désormais paralysé dans une chaise roulante – dans la médina de Fès, à Boujad (Tadla), à Marrakech et dans tout le Sud marocain. Dernier film de Poirier, chantre semi-officiel de la III e République colonialiste, réactionnaire mais intègre, témoin documentariste de son temps, loin des calculs commerciaux et des facilités en cours.
Le père de Foucault assassiné par les Berbères (« L’Appel du silence » de Léon Poirier, 1936)
1953Desert Legion (La Légion du Sahara) (US) de Joseph Pevney 
Ted Richmond/Universal-International, 85 min. – av. Alan Ladd (cpt. Paul Lartal), Richard Conte (Crito Damou/Omar Ben Khalif), Arlene Dahl (Morjana), Akim Tamiroff (Plevko), Oscar Beregi (Sidi Khalil).
En 1885, un un capitaine de la Légion, seul survivant d'une embuscade, découvre un havre de paix au coeur du Hoggar, dans une cité de bédouins inconnue, l'édénique Madara, où il est soigné par la troublante princesse Morjana. De retour à Sidi-bel-Abbès, personne ne croit à son récit (très vaguement inspiré du roman L'Atlantide de Pierre Benoit). Il retourne sur les lieux pour aider la belle cousine d'Antinéa à chasser un usurpateur, fausse compagnie aux autorités militaires françaises et reste sur place afin de couler désormais des jours heureux dans ce Shangri-La du désert. Une fantaisie exotique assez plaisante, filmée en Technicolor à Lone Pine (Calif.) et aux studios d'Universal City.
1959(tv) Henri Duveyrier (FR) de Jean Kerchbron
série « Le Nouveau Journal des Voyages » (1e Ch. ORTF 15.3.59). – av. Claude Laydu (Duveyrier), Bernard Noël, Clément Bairam, Jacques Charby, Guy Decomble, Omar Hadj, Abder Isker. – Henri Duveyrier (1840-1892) explore le Sahara et séjourne chez les Touaregs.
1971Biribi (Les Forçats du désert) (FR/TN) de Daniel Moosmann 
Mog-Films-SATPEC, 105 min. – av. Bruno Cremer (le capitaine), Georges Geret (Craponi), Pierre Vaneck (Ponchard), Michel Tureau (Jean Froissard), Jean-Pierre Aumont (le général). – 1883, un révolté dans l’enfer d’un bataillon disciplinaire en Afrique du Nord, le bagne tunisien de Zous-El-Soukh (d’apr. le roman férocement antimilitariste de Georges Darien, 1889).
1975® (tv) Salvator et les Mohicans de Paris (FR) de Bernard Borderie. – av. Robert Etcheverry (Salvator), André Valmy, Brigitte Fossey (Olympe de Rieul), Georges Atlas, Jean Martinelli (Louis-Philippe). – Episode de 1830 : l’expédition militaire en Algérie.
1975[**The Wind and the Lion (Le Lion et le Vent) (US) de John Milius ; Metro-Goldwyn-Mayer, 119 min. – av. Sean Connery (Sheikh Mulay Hamid El Raisuli, seigneur du Rif et sultan des Berbères), Candice Bergen (Eden Pedecaris), Brian Keith (Theodore Roosevelt), John Huston (John Hay), Geoffrey Lewis (Gummere, consul USA), Steve Kanaly (cpt. Jerome), Vladek Sheybal (Pacha de Tanger), Nadim Sawalha (sultan du Maroc), Roy Jenson (amiral Chadwick), Shirley Rothman (Mrs. Roosevelt), Deborah Baxter (Alice Roosevelt). – A Tanger en 1904, un sultan berbère enlève une citoyenne américaine et crée un incident diplomatique qui force les Occidentaux à intervenir. Un superbe film d’aventures tourné en Andalousie (Villa Pedecaris à Almería, le château de Calahorra à Grenade, Séville).]
1980(tv) Les Chevaux du soleil / Sonnenpferde – 1er épisode : La Prise d’Alger (FR/DE/CH/BE/ES) de François Villiers 
Technisonor-Taurus-TF1-ARW-SSR-RTBF-TVE (TF1 22.10.80), 12 x 52 min. – av. Maurice Barrier (Antoine Bouychou), Denis Manuel (Ltn/gén. de Roailles), Sylvain Rougerie (Passebois), Françoise Dufil (Mme Ginetti), Hans Wyprachtiger (Husseïn, le dernier Dey d’Alger), Manolo de Benito (Amédée de Bourmont), Estanis Gonzelez (gén. Pierre Berthezène), Gabriel Liopart (gén. François-Alexandre Desprez), Jules Roy (maréchal Aimable Pélissier), Colin Mann (consul), Geneviève Fontanel (Marie Aldabran), Alfredo Mayo (général Louis Auguste Victor de Ghaisne, comte de Bourmont).
L’Algérie sous le joug français 1830-1870-1871-(1900-1961) vue par deux familles de colons, d’après le roman de Jules Roy (1980). Episodes : 1. « La prise d’Alger » – 2. « Une femme au nom d’étoile » – 3. « La Fête » – 4. « Les Cerisiers d’Icherridène » – 5. « Laguelaa » – 6. « Le Maître de la Mitidja » – 7. « Le Piano » – 8. « Mathilde » – 9. « Les Âmes interdites » – 10. « Le Centenaire de la conquête » – 11. « Le Tonnerre et les Anges » – 12. « Le Paradis perdu ».
1981**(tv) Arcole ou la Terre promise (FR) de Marcel Moussy 
Antenne 2 (A2 17.7.81), 6 x 60 min. – av. Pierre Malet (Frédéric Dumourier), Jean-Marc Thibault (Médard Moineau), Pierre Tornade (Benoît Courtade), Stéphane Bouy (capt. Bartafe), Corinne Bernard (Rosine Courtade), Jacques Dacqmine (gén. Louis Juchault de Lamoricière), André Cellier (Dumourier), Jean-Pierre Aumont (gén. Armand Jacques Leroy de Saint-Arnaud), Marina Vlady (Eugénie de Saint-Arnaud, son épouse).
Un épisode tragique mais peu connu de la IIe République: la colonisation de l’Algérie, dès septembre 1848-1850, la déportation forcée de chômeurs parisiens devenus politiquement dangereux (après l'échec des "ateliers nationaux" et l'insurrection ouvrière sanglante qui s'en suivit) et leur installation dans des villages agricoles pionniers portant le nom des victoires de Bonaparte : Arcole, Marengo, etc. Une fois sur place, cette main d’œuvre déchante rapidement. Les dizaines de familles installées à Arcole sont laissées à elles-mêmes, témoins indirects des massacres de la « pacification » sous les sinistres généraux Saint-Arnaud et Bugeaud, la prise de la smala d’Abd el-Kader, etc. Pied-noir lui même, Marcel Moussy filme sur place d’après son propre roman. Du feuilleton historique de qualité.
1986[(tv) Der Tod des weissen Marabout [La Mort du marabout blanc] (DE) de Dieter Schlotterbeck ; Süddeutscher Rundfunk-Bavaria (ARD 19.5.86), 91 min. – av. Michael Lesch (Charles de Foucauld), Volker Spahr, Michael Berger, Per-André Franz, Irina Wanka. – Les derniers jours du Père Charles de Foucauld avant son assassinat par des bédouins, en 1916.]
2001Avec tout mon amour (FR) d’Amalia Escriva 
Canal+-Les Films d’ici-Cinévia Films, 86 min. – av. Jeanne Balibar (Eugénia), Bruno Tedeschini (Jean Corveler), Dominique Blanc (Adèle), Dominique Reymond (Dolorès), Montserrat Salvador (Doñ ;a Isabel), Jordi Dauder (Don Miguel). – Evocation et procès de l’insurrection des villageois algériens de Margueritte en 1900-1903.
2002**(tv) L’Algérie des chimères / Rivalen unterm Halbmond – 1. Le Médecin de l’émir / Der Arzt des Emirs – 2. La Fiancée de la mort / Die Braut des Todes – 3. Le Royaume arabe / Das arabische Königreich (FR/DE) de François Luciani 
Arte-GTV-France 2 (Arte 15.+16.+17.11.01), 92+92+76 min. – av. Olivier Sitruk (Hélie Toussaint), Aladin Reibel (Odilon Hubert, député d’Algérie), François-Régis Marchasson (col. de Lamoricière), Marion Beulque (Leïla), Nozha Khoudra (Bahia), Mahmoud Ousfour, Nicolas Vaude, Alexis Loret (Henri d’Orléans, duc d’Aumale), Ahmed Sagui (l’émir Abd el-Kader), Fatima Cheguer (sa mère), Jean-Pierre Bagot (général Thomas-Robert Bugeaud), Julien Cafaro (Roucariès), Lilah Dadi (Hadj Hamou).
1836-1852-1860, pendant la conquête de l’Algérie et la lutte contre l’émir Abd el-Kader, chef de la résistance algérienne, deux jeunes Saint-Simoniens cherchent à créer un rapprochement Orient-Occident (l’un épouse une Arabe), mais se heurtent à l’opposition des colons. Napoléon III les soutient, Gambetta les lâche en 1870. Une belle réussite de la télévision, une grande saga sentimentalo-historique, luxueuse (1500 figurants, 500 costumes) et, l’Algérie étant la proie de désordres politico-religieux, filmée au Maroc, à Tétouan, Ouarzazate, Marrakech, Tanger, Casablanca et dans l’Atlas. Scénario d’Henri de Turenne et de Robert Soulé.