II - L’EMPIRE BRITANNIQUE

5. LE CANADA : DOMINION DE LA COURONNE BRITANNIQUE

1942Here Will I Nest / Talbot of Canada (CA) de Melburn E. Turner 
M. E. Turner Prod., 90 min. – av. John Sullivan (cpt. Thomas Talbot), Robina Richardson (Johnson), Richard Smith (Arthur Wellesley, futur duc de Wellington), Hilda Smith (Mrs. Simcoe), Campbell Calder (Mahlon Burwell, William Hitchins (Jeffrey Hunter).
Biographie du fondateur de l’Ontario, l’autocrate irlandais Thomas Talbot (1771-1853), filmée en couleurs dans l’Ontario (Byron).
1970Saint-Denis dans le temps / The Battle of St-Denis... Yesterday, Today (CA) de Marcel Carrière
National Film Board of Canada, 84 min. - av. Donovan Carter, Gilles-Philippe Delorme, Marie-Claire Nolin, Jackson Quirk.
Premier long métrage de fiction canadien à s'intéresser de près aux "Patriotes", cette élite bourgeoise viscéralement anti-britannique (fondée vers 1820) qui rêve d'une république canadienne-française autonome. Renforcés par le modèle de la république américaine, les Patriotes s'installent au Parlement et profèrent des menaces de scission avec l'Angleterre. L'effervescence nationaliste conduit à l'insurrection de novembre 1837. Malgré leur victoire lors de la bataille de Saint-Denis, le 23 novembre 1837, les Patriotes se font rapidement écraser, de même que les "Frères chasseurs" qui poursuivent la lutte clandestinement dans la Montérégie et qui sont défaits par les Loyalistes en 1838. Londres proclame l'union du Haut-Canada (Ontario) et du Bas-Canada (Québec) en juillet 1840, union qui place les francophones en situation de minorité légale. Le film de Carrière, qui s'inscrit dans la tradition du cinéma direct, entremêle reconstitution historique, l'époque de la production du film, celle des rebellions et celle du centenaire de ces rebellions.
1972*(tv) Quelques arpents de neige / The Rebels / A Few Acres of Snow (CA) de Denis Héroux 
Bellevue Pathé-Famous Players-Cinévidéo Inc., 94 min. – av. Mylène Demongeot (Laura), Daniel Pilon (Simon de Bellefeuille), Christine Olivier (Julie Lambert), Jean Duceppe (M. Lambert), Frédéric de Pasquale (Victor), Daniel Gadouas.
Canada 1837/38 : la rebellion québecoise de Louis-Joseph Papineau, chef des Canadiens français, contre les Anglais. Simon de Bellefeuille réintègre la maison familiale confisquée par les autorités et vendue à un riche homme d'affaires anglais, Sir Whitman, qui emploie désormais tous les habitants de son village dans une entreprise de coupe de glace. Simon refuse d'abord de rallier les révolutionnaires, mais lorsque sa bienaimée Julie, fille d'un manufacturier d'otoffes de Montréal, est faire prisonnière par les Anglais et meurt, il prend les armes... Une reconstitution très minutieuse, très grand public aussi, avec effets de style datés (ralentis, images fixes), qui voudrait rappeler le démon familier hantant le Québec, celui de son abandon par la France en 1763.Le réalisateur rassemble dans son petit village une sorte de microcosme de la société d'alors, mettant en scène les forces présentes dans le conflit. À la fin, poursuivi par l'occupant, Simon se rend jusqu'à la frontière américaine, sort son pistolet, regarde les soldats anglais, les sentinelles américaines, les "quelques arpents de neige" qui furent sa patrie - et se fait sauter la cervelle. Le public comme la critique refusent de le suivre dans son désespoir.
1981(tv) Les Fils de la Liberté (FR/CA) de Claude Boissol 
A2-Interimages-Radio Québec (A2 12-27.6.81), 6 x 52 min. – av. Charles Binamé (Hyacinthe Bellerose), Sophie Faucher (Marie Moitié), Nathalie Breuer (Flavie), Eléonore Hirt (Mme Plessis), Philippe Laudenbach (le notaire Plessis), Sacha de Liamchin (Tim), Claude Gaui (l'abbé Mailloux), Roger Blay (major Hubert), Janou Saint-Denis (la mère Simon).
Bas-Canada (Québec) en 1837, des patriotes francophones sous la direction de Louis-Joseph Papineau, les « Fils de la Liberté », organisent une révolte indépendantiste des paysans québécois contre le Pacte de famille (hauts fonctionnaires et riches négociants) qui sera durement réprimée par l’autorité anglaise.
1999*Quand je serai parti… vous vivrez encore / The Long Winter (CA) de Michel Brault 
Nanouk Films-Regine, 120 min. – Francis Reddy (François-Xavier Bouchard), David Boutin (Marie-Thomas De Lorimier), Dennis St. John (Lord Russell), Micheline Lanctôt, Tedd Dillon, Claude Gauthier.
L’emprisonnement et le supplice des insurgés québécois de 1837. Capturés en automne, Bouchard et plusieurs de ses compagnons sont jugés par un tribunal militaire. Douze Patriotes sont pendus en 1838 devant la porte de la prison, sous les yeux horrifiés de leurs familles. Des dizaines d'autres attendent dans l'angoisse une exécution qui ne viendra jamais. Boucher et ses amis sont finalement exilés aux Bermudes avant d'être libérés. - Documentariste, pionnier du cinéma direct au Canada, Brault redonne scrupuleusement parole et place à ces "Patriotes" qu'il s'abstient de mythifier mais dont il rappelle l'héritage dans la société d'aujourd'hui. Une tranche de cinéma pédagogique en faveur de la lutte pour la souveraineté qui, privée d'émotions et de ressorts dramaturgiques, peine à trouver son public.
2000(tv+ciné) 15 février 1839 (CA) de Pierre Falardeau 
ACPAV-Sodec-Télé-Québec, 115 min. – av. Luc Proulx, Benoît Dagenais, Luc Picard (le chevalier Marie-Thomas De Lorimier), Sylvie Drapeau (Henriette De Lorimier), Frédéric Gilles (Charles Hindelang), Denis Trudel, Pierre Rivard, Jerry Snell.
Au lendemain de l’insurrection de 1837, huit cents patriotes sont enfermés à la prison de Montréal. Les dernières vingt-quatre heures de cinq insurgés québécois condamnés à la pendaison.